Les tweets du pape Léon XIV
Mai
Ensemble, nous reconstruirons la crédibilité d’une Église blessée, envoyée à une humanité blessée, au sein d’une création blessée. Nous ne sommes pas encore parfaits, mais il nous faut être crédible. Des vies connues, des vies lisibles, des vies crédibles !
Dieu, personne ne l’a jamais vu. Il s’est tourné vers nous, il est sorti de lui-même. Le Fils est devenu l’exégèse, l’histoire vivante. Et il nous a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. Ne cherchez pas, ne cherchons pas le pouvoir !
La joie de Dieu n’est pas bruyante, elle change véritablement l’histoire et nous rapproche les uns des autres. Le mystère de la Visitation, que l’Église contemple le dernier jour du mois de mai, en est une icône.
Si tu veux la paix, prépare des institutions de paix. Il ne s’agit pas seulement d’institutions politiques, nationales ou internationales mais ce sont toutes les institutions – éducatives, économiques, sociales – qui sont impliquées.
La solennité de l’Ascension du Seigneur oriente notre regard vers le haut. En même temps, elle nous rappelle la mission que Jésus Christ nous a confiée ici sur la terre. Que l’Esprit Saint nous aide à l’accomplir fidèlement !
Les pleurs des parents de Gaza qui serrent les corps sans vie de leurs enfants et qui cherchent toujours un peu de nourriture et à se protéger des bombardements, s’élèvent toujours plus forts vers le ciel. Cessez le feu, libérez les otages, respecter le droit humanitaire !
L’Ukraine a été frappée par de nouvelles attaques. Je prie pour les victimes, enfants et familles. Je renouvelle l’appel à cesser la guerre et à soutenir toute initiative de dialogue et de paix. Prions ensemble pour la paix en Ukraine et partout où on souffre de la guerre.
Je vous encourage à contempler avec espérance toutes les fois que Jésus s’est arrêté à nos côtés quand nous étions à terre dans la rue et à lui demander de nous donner un cœur miséricordieux pour avoir pour les autres la même compassion qu’Il a eue pour nous.
Avant d’être une question religieuse, la compassion est une question d’humanité ! Avant d’être des croyants, nous sommes appelés à être humains.
Le continent africain donne un grand témoignage au monde entier. Merci pour votre façon de vivre la foi en Jésus-Christ ! Il est vraiment important que chaque baptisé se sente appelé par Dieu à être un signe d’espérance dans le monde d’aujourd’hui !
Nous sommes d’autant plus capables d’annoncer l’Évangile que nous nous laissons conquérir et transformer, en permettant à la puissance de l’Esprit de nous purifier au plus profond de nous-mêmes, de rendre nos paroles simples, nos désirs honnêtes et limpides, nos actions généreuses.
Nous ne sommes pas seuls dans les choix de vie. L’Esprit nous soutient et nous montre le chemin à suivre, en nous “enseignant” et en nous “rappelant” tout ce que Jésus a dit (cf. Jn 14, 26).
En regardant notre vocation, chacun de nous puisse dire avec confiance : même si je suis fragile, le Seigneur n’a pas honte de mon humanité, au contraire, il vient établir sa demeure en moi. Il m’accompagne de son Esprit, il m’illumine et fait de moi un instrument de son amour pour les autres.
Dans tout ce à quoi le Seigneur nous appelle, nous nous sentons parfois inaptes. Cependant, l’Evangile du jour (cf. Jn 14, 23-29) nous dit justement que nous ne devons pas regarder nos forces, mais la miséricorde du Seigneur qui nous a choisis, certains que l’Esprit Saint nous guide et nous enseigne tout.
Depuis quelques jours, j’ai commencé mon ministère parmi vous et je tiens tout d’abord à vous remercier pour l’affection que vous me témoignez, alors que je vous demande de me soutenir par votre prière et votre proximité.
Chacun peut être un bâtisseur d’unité, en surmontant les inévitables malentendus avec patience et humilité, mais aussi avec une bonne dose d’humour, comme nous l’a enseigné le Pape François.
Cherchons comment être une Église missionnaire, comment servir la communion, l’unité, dans la charité et la vérité. Chacun y contribue en accomplissant son travail quotidien avec engagement et foi, car foi et prière sont comme le sel pour la nourriture, elles donnent du goût.
Dix ans de Laudatosi’. L’encyclique de François nous appelle à renouveler le dialogue sur la manière de construire le futur de la planète, en s’unissant dans la recherche d’un développement durable et intégral, prenant soin de protéger la maison commune que Dieu nous a confiée.
L’unité dans la vie chrétienne me tient à cœur et se reflète dans les mots de saint Augustin que j’ai choisis pour devise: In Illo uno unum. Le Christ est notre Sauveur et en lui nous sommes un, une famille de Dieu, dans la diversité des langues, des cultures et des expériences.
La situation dans la bande de Gaza est de plus en plus préoccupante et douloureuse. Je renouvelle mon appel du fond du cœur à permettre l’entrée d’une aide humanitaire décente et à mettre fin aux hostilités dont les enfants, les personnes âgées et les malades paient le prix
Aujourd’hui, nous nous souvenons tout particulièrement et avec beaucoup de gratitude de notre bien-aimé Pape François, qui, il y a tout juste un mois, est retourné dans la maison du Père. Il nous accompagne et prie pour l’Église depuis le Ciel.
Demandons au Seigneur la grâce de toujours accueillir la semence de sa Parole. Et si nous nous rendons compte que nous ne sommes pas une terre féconde, ne nous décourageons pas, mais demandons-lui de faire de nous une terre meilleure.
Chaque parole de l’Évangile est comme une graine semée dans le sol de notre vie. Cette terre, c’est notre cœur, mais c’est aussi le monde, la communauté, l’Église. La parole de Dieu, en effet, féconde et provoque toutes les réalités.
Le salut ne vient pas par enchantement, mais par un mystère de grâce et de foi, d’amour prévenant de Dieu et d’adhésion confiante et libre de la part de l’homme (cf. 2 Tm 1, 12).
Si nous chrétiens et membres d’autres religions sommes libres de tout conditionnement idéologique et politique nous pourrons efficacement dire «non» à la guerre et «oui» à la paix, «non» à une économie appauvrissant les peuples et la terre et «oui» au développement intégral.
Le témoignage de la fraternité entre chrétiens et fidèles d’autres traditions religieuses, montrée par des gestes efficaces, contribuera à édifier un monde plus pacifique comme le désirent au fond d’eux-mêmes tous les hommes et femmes de bonne volonté.
Frères et sœurs, c’est l’heure de l’amour! La charité de Dieu qui nous rend frères est au cœur de l’Évangile. Si ce critère prévalait dans le monde, toute dissension ne cesserait-elle pas immédiatement et la paix ne reviendrait-elle pas peut-être? (Léon XIII, Rerum novarum, 21)
À Pierre, il est demandé de servir la foi de ses frères, en marchant avec eux. Je voudrais que ce soit notre premier grand désir: une Église unie, signe d’unité et de communion, qui devienne ferment pour un monde réconcilié.
Amour et Unité sont les deux dimensions de la mission confiée à Pierre par Jésus. Pierre peut s’acquitter de cette tâche seulement parce qu’il a expérimenté dans sa propre vie l’amour infini et inconditionnel de Dieu, y compris à l’heure de l’échec et du reniement.
J’ai été choisi sans aucun mérite et, avec crainte et tremblements, je viens à vous comme un frère qui veut se faire le serviteur de votre foi et de votre joie, en marchant avec vous sur le chemin de l’amour de Dieu, qui veut que nous soyons tous unis en une seule famille.
Les témoins de l’engagement social, les mouvements populaires et les différentes organisations catholiques des travailleurs sont des expressions des périphéries existentielles où résiste et germe toujours l’espérance. Je vous recommande de donner la parole aux pauvres.
La doctrine sociale nous éduque à reconnaitre que la manière d’affronter les problèmes, avec des critères d’évaluation et des principes éthiques et étant ouvert à la grâce de Dieu, est plus importante que ces problèmes ou que les réponses qu’on leur apporte.
Le Jubilé est un temps de conversion et de renouveau, un temps pour commencer un nouveau chemin, animé par l’espérance de pouvoir construire un monde dans lequel chacun puisse réaliser son humanité dans la vérité, la justice et la paix.
On ne peut construire la paix sans vérité. Pour nous chrétiens, la vérité n’est pas l’affirmation de principes abstraits mais la rencontre avec le Christ. Elle permet de faire face aux défis tels que les migrations, l’utilisation éthique de l’IA et la protection de la Terre.
La recherche de la paix passe par la pratique de la justice. Des efforts doivent être faits pour corriger les inégalités mondiales, qui voient l’opulence et la misère tracer de profonds sillons entre les continents, les pays et même au sein de la société.
La paix se construit dans le cœur et à partir du cœur, en éradiquant l’orgueil et les prétentions. Mesurons le langage, car on peut blesser et tuer aussi avec des mots, pas seulement avec des armes.
La guerre n’est jamais inévitable, les armes doivent se taire, car elles aggravent les problèmes ; ceux qui sèment la paix passeront à la postérité, pas ceux qui font des victimes ; les autres ne sont pas des ennemis à haïr, mais des êtres humains avec qui parler.
Le Saint-Siège est disponible pour que les ennemis se rencontrent et se regardent dans les yeux, pour que les peuples retrouvent la dignité qu’ils méritent, la dignité de la paix. La main sur le cœur, je dis aux responsables des peuples : rencontrons-nous, dialoguons, négocions !
La paix du Christ n’est pas le silence de mort après le conflit, elle n’est pas le résultat de l’oppression, mais un don qui concerne les personnes et réactive leur vie. Prions pour cette paix qui est réconciliation, pardon, courage de tourner la page et de recommencer.
Que de violences, que de guerres dans notre monde ! Et sur toute cette horreur, qui devrait provoquer l’indignation car ce sont des personnes qui meurent au nom de la conquête militaire, se détache l’appel du Christ : « La paix soit avec vous ! ».
Les spiritualités de l’Orient chrétien, anciennes et toujours nouvelles, sont un remède. Le sens de la misère humaine s’y confond avec l’émerveillement devant la miséricorde divine, de sorte que nos bassesses ne provoquent pas le désespoir mais invitent à accueillir la grâce.
Il y a plus d’un siècle, Léon XIII remarquait que « la conservation des rites orientaux est plus importante qu’on ne le croit ». Accueillons l’appel à préserver et à promouvoir l’Orient chrétien, en particulier dans la diaspora.
Que la paix soit avec vous tous ! Telle est la première salutation du Christ ressuscité, le Bon Pasteur. Moi aussi, je voudrais que ce salut de paix entre dans votre cœur, atteigne vos familles, toutes les personnes, où qu’elles se trouvent, tous les peuples, toute la terre. (Premier post le 14/05/2025)
Juin
En cette fête, nous célébrons également la Journée du Denier de Saint-Pierre, signe de communion avec le Pape et de participation à son ministère apostolique. Je remercie de tout cœur tous ceux qui, par leur don, soutiennent mes premiers pas de Successeur de Pierre.
L’unité dans l’Église et entre les Églises se nourrit du pardon et de la confiance réciproque. À commencer par nos familles et nos communautés. En effet, si Jésus a confiance en nous, nous pouvons aussi nous faire confiance les uns aux autres, en son nom.
Le Nouveau Testament ne cache pas les erreurs, les contradictions, les péchés de ceux que nous vénérons comme les plus grands Apôtres. Leur grandeur, en effet, a été façonnée par le pardon. Le Ressuscité est allé les chercher, plus d’une fois, pour les remettre sur son chemin. Jésus n’appelle jamais une seule fois.
C’est pourquoi nous pouvons toujours espérer. Sur les tombes des Apôtres, destination millénaire des pèlerins, nous découvrons nous aussi que nous pouvons vivre de conversion en conversion.
L’histoire de Pierre et Paul nous enseigne que la communion à laquelle le Seigneur nous appelle est une harmonie de voix et de visages qui n’annule pas la liberté de chacun. Nos Patrons ont suivi des chemins différents, ont eu des idées différentes, ils se sont parfois confrontés et affrontés avec une franchise évangélique. Pourtant, cela ne les a pas empêchés de vivre une communion vivante dans l’Esprit, une harmonie féconde dans la diversité.
J’exprime ma proximité à l’Ukraine martyrisée, aux enfants, aux jeunes, aux personnes âgées et, particulièrement, aux familles qui pleurent leurs proches. Je partage votre douleur pour les prisonniers et les victimes de cette guerre insensée.
La foi de votre peuple est maintenant mise à dure épreuve. Croire ne veut pas dire avoir déjà toutes les réponses, mais avoir confiance dans la présence de Dieu et dans le don de sa grâce, dans le fait qu’Il aura le dernier mot et que la vie vaincra sur la mort.
Réconciliés, unis et transformés par l’amour qui jaillit abondamment du Coeur du Christ, marchons ensemble sur ses traces, humbles et déterminés, fermes dans la foi et ouverts à tous dans la charité, portons dans le monde la paix du Ressuscité, avec cette liberté qui vient du fait de nous savoir aimés, choisis et envoyés par le Père.
Chers frères dans le sacerdoce ! En cette Journée de la sanctification des prêtres a que nous célébrons en la solennité du Sacré Coeur de Jésus, je m’adresse à chacun de vous avec un cœur reconnaissant et plein de confiance. Notre ministère sera d’autant plus fécond qu’il sera enraciné dans la prière, le pardon, la proximité avec les pauvres, les familles, les jeunes en quête de vérité. Ne l’oubliez pas : un prêtre saint fait fleurir la sainteté autour de lui.
Chers prêtres, à l’exemple du Maître, grandissons dans la foi et devenons des témoins crédibles de la vocation que nous avons reçue. Quand quelqu’un croit, cela se voit : le bonheur du ministre reflète sa rencontre avec le Christ, le soutenant dans la mission et le service.
Face à la haine et à la violence, que pouvons-nous faire en tant que chrétiens ? D’abord, prier : il nous appartient de faire de chaque nouvelle tragique et image qui nous touche un cri d’intercession vers Dieu. Et ensuite, aider. Mais il y a plus, il y a le témoignage, l’appel à rester fidèle à Jésus qui a vaincu le mal en aimant depuis la croix.
Comment peut-on croire, après des siècles d’histoire, que les actions belliqueuses apportent la paix et ne se retournent pas contre ceux qui les ont menées ? Comment peut-on penser poser les bases de l’avenir sans cohésion, sans une vision d’ensemble animée par le bien commun ?
Il est décourageant de voir aujourd’hui que la force du droit international et du droit humanitaire ne semble plus être contraignante, remplacée par le prétendu droit de contraindre les autres par la force. C’est indigne de l’homme, c’est une honte pour l’humanité et pour les dirigeants des nations.
Je voudrais remercier et embrasser par la pensée tous les chrétiens d’Orient qui répondent au mal par le bien : merci, frères et sœurs, pour le témoignage que vous donnez surtout lorsque vous restez sur vos terres comme disciples et témoins du Christ.
Nous confions à la miséricorde de Dieu les victimes du lâche attentat terroriste perpétré contre la communauté grecque orthodoxe dans l’église de Mar Elias, et nous élevons nos prières pour les blessés et leurs familles. Aux chrétiens du Moyen-Orient, je dis : “Je suis proche de vous. Toute l’Église est proche de vous !” Ne détournons pas le regard de la Syrie, mais continuons à lui apporter du soutien par des gestes de solidarité et un engagement renouvelé pour la paix et la réconciliation.
Je continue à suivre de près et avec espérance l’évolution de la situation en Iran, en Israël et en Palestine. Les paroles du prophète Isaïe résonnent plus que jamais comme une urgence: « Jamais nation contre nation ne lèvera l’épée ; ils n’apprendront plus la guerre ». Que cette voix du Très-Haut soit entendue ! Que toute logique d’arrogance et de vengeance soit rejetée et que soit résolument choisie la voie du dialogue, de la diplomatie et de la paix.
Parfois, annoncer que l’espérance ne déçoit pas signifie aller à contre-courant, voire à l’encontre de l’évidence de situations douloureuses qui semblent sans issue. Mais c’est précisément dans ces moments-là que peut mieux se manifester le fait que notre foi et notre espérance ne viennent pas de nous, mais de Dieu.
Chaque fois que nous faisons un acte de foi adressé à Jésus, un contact s’établit avec Lui et immédiatement jaillit de Lui sa grâce. Parfois, nous ne nous en rendons pas compte, mais d’une manière secrète et réelle, la grâce nous atteint et, de l’intérieur, transforme lentement la vie.
Je vous invite à invoquer fréquemment l’Esprit Saint, afin qu’il façonne en vous un cœur docile, capable de saisir la présence de Dieu, y compris en écoutant les voix de la nature et de l’art, de la poésie, de la littérature et de la musique, ainsi que des sciences humaines.
Dans un monde où règnent souvent l’ingratitude et la soif de pouvoir, où semble parfois prévaloir la logique du rejet, nous sommes appelés à témoigner de la gratitude et de la gratuité du Christ, de l’exultation et de la joie, de la tendresse et de la miséricorde de son Cœur.
Le Christ est la réponse de Dieu à la faim de l’homme, car son corps est le pain de la vie éternelle. Lorsque nous nous nourrissons de Jésus, pain vivant et vrai, nous vivons pour Lui. En s’offrant tout entier, le Crucifié Ressuscité se donne à nous qui découvrons ainsi que nous sommes faits pour nous nourrir de Dieu.
La guerre ne résout pas les problèmes, elle les amplifie et laisse des blessures profondes dans l’histoire des peuples qui mettent des générations à guérir. Aucune victoire armée ne pourra compenser la douleur des mères, la peur des enfants, l’avenir volé. Que la diplomatie fasse taire les armes ! Que les nations façonnent leur avenir par des œuvres de paix, non par la violence et les conflits sanglants !
Aujourd’hui plus que jamais, l’humanité crie et implore la paix. C’est un cri qui appelle à la responsabilité et à la raison, et qui ne doit pas être étouffé par le fracas des armes et les discours rhétoriques qui incitent au conflit. Chaque membre de la communauté internationale a une responsabilité morale : mettre fin à la tragédie de la guerre avant qu’elle ne devienne un gouffre irréparable. Il n’y a pas de conflits “lointains” lorsque la dignité humaine est en jeu.
Des nouvelles alarmantes continuent d’affluer du Moyen-Orient, notamment de l’Iran. Dans ce contexte dramatique qui inclut Israël et la Palestine, la souffrance quotidienne de la population risque de tomber dans l’oubli, en particulier à Gaza et dans les autres territoires, où l’urgence d’une aide humanitaire adéquate se fait de plus en plus pressante.
Dans l’Eucharistie le Seigneur accueille, sanctifie et bénit le pain et le vin que nous déposons sur l’autel, avec l’offrande de notre vie, et les transforme en Corps et en Sang du Christ, Sacrifice d’amour pour le salut du monde. Dieu s’unit à nous en accueillant avec joie ce que nous apportons et nous invite à nous unir à Lui en recevant et en partageant avec autant de joie son don d’amour.
Aujourd’hui, dans de nombreux pays, on célèbre la Solennité du Corps et du Sang du Christ, le Corpus Domini, et l’Évangile raconte le miracle des pains et des poissons (cf. Lc 9, 11-17). Au-delà du prodige, le miracle est un “signe” qui nous rappelle que les dons de Dieu, même les plus petits, augmentent d’autant plus qu’ils sont partagés.
Que la solennité du «CorpusDomini » renouvelle notre foi dans le Seigneur, réellement présent parmi nous sous les espèces du pain et du vin. Qu’il nous donne la force de surmonter tout découragement afin de toujours faire sa volonté.
Les puissantes armes utilisées dans les guerres d’aujourd’hui menacent de nous conduire à une barbarie supérieure à celle d’autrefois. Au nom de la dignité humaine et du droit international, je répète aux responsables ce que disait le Pape François: la guerre est toujours une défaite! Et avec Pie XII: “Rien n’est perdu avec la paix, tout peut l’être avec la guerre”.
Le cœur de l’Église est déchiré par les cris qui se lèvent des théâtres de guerre, en particulier en Ukraine, en Iran, en Israël, à Gaza. Nous ne devons pas nous habituer à la guerre! Bien au contraire, il faut repousser comme une tentation la fascination des armes.
En ce Jubilé de l’Espérance, souvenons-nous dans nos prières de tous ceux qui souffrent et se sentent tentés par le découragement. Quels que soient les problèmes ou les difficultés que nous rencontrons dans la vie, tournons-nous vers Jésus, reconnaissons notre désir de guérison et accueillons sa promesse de liberté et de vie nouvelle.
La paix n’est pas une utopie: c’est une voie humble, faite de gestes quotidiens, qui tisse patience et courage, écoute et action. Et qui demande, aujourd’hui plus que jamais, notre présence attentive et généreuse.
Le martyr congolais Floribert Bwana Chui montre comment les jeunes peuvent être un ferment de paix «désarmée et désarmante» et met en lumière la valeur précieuse du témoignage des laïcs. Par l’intercession de la Vierge Marie et du bienheureux Floribert, que la paix soit au plus vite instaurée en République démocratique du Congo et dans toute l’Afrique !
Frères et sœurs, je vous encourage à vous opposer à toute forme de violence et d’oppression. Le monde en a tellement besoin aujourd’hui ! Les conflits armés sont en effet nombreux. Continuons à prier pour la paix dans le monde entier.
Dans une société compétitive où il semble que seuls les forts et les gagnants méritent de vivre, le sport enseigne aussi à perdre, en confrontant l’homme, dans l’art de la défaite, à la fragilité, la limite, l’imperfection. C’est à partir de l’expérience de cette fragilité que l’on s’ouvre à l’espérance. L’athlète qui ne se trompe jamais, qui ne perd jamais, n’existe pas.
Dans une société de plus en plus numérique, où les technologies, tout en rapprochant les personnes éloignées, éloignent souvent celles qui sont proches, le sport valorise le caractère concret du vivre ensemble, le sens du corps, de l’espace, de l’effort, du temps réel. Il aide à maintenir un contact sain avec la nature et avec la vie concrète, lieu seul où s’exerce l’amour.
Dans une société marquée par la solitude, où l’individualisme exacerbé a déplacé le centre de gravité du “nous” vers le “je”, finissant par ignorer l’autre, le sport – surtout lorsqu’il s’agit d’un sport d’équipe – enseigne la valeur de la collaboration, du cheminement commun, de ce partage qui est au cœur même de la vie de Dieu.
Dieu n’est pas statique, il n’est pas fermé sur lui-même. Il est communion, relation vivante entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit, qui s’ouvre à l’humanité et au monde. C’est de ce dynamisme divin que jaillit la vie.
La situation en Iran et en Israël s’est gravement détériorée. Dans un moment aussi délicat, je souhaite renouveler un appel à la responsabilité et à la raison. L’engagement à construire un monde plus sûr, libéré de la menace nucléaire, doit se concrétiser par une rencontre respectueuse et un dialogue sincère afin de construire une paix durable, basée sur la justice, la fraternité et le bien commun. Nul ne devrait jamais menacer l’existence de l’autre. Il est du devoir de tous les pays de soutenir la cause de la paix, d’amorcer des processus de réconciliation et de promouvoir des solutions qui garantissent la sécurité et la dignité pour tous !
oyons des pèlerins de l’espérance ! Parmi les personnes, les peuples et les créatures, nous avons besoin de quelqu’un qui décide d’avancer vers la communion. D’autres suivront. Construisons des ponts là où il y a aujourd’hui des murs. Ouvrons des portes, relions des mondes et il y aura de l’espérance.
Les pauvres ne sont pas une distraction pour l’Église, ils sont nos frères et sœurs les plus aimés, car chacun d’eux, par son existence et aussi par les paroles et la sagesse dont il est porteur, nous invite à toucher du doigt la vérité de l’Évangile.
C’est aujourd’hui la Journée mondiale contre le travail des enfants. Unissons-nous pour éliminer toutes les formes d’exploitation des enfants visant au profit et au gain d’autrui.
Jésus a demandé au Père que les siens soient un (Jn 17,20-23). Le Seigneur sait que ce n’est qu’unis à Lui et unis entre nous que nous pouvons porter du fruit et rendre un témoignage crédible au monde.
Chers prêtres, je vous remercie pour votre vie donnée au service du Royaume, pour votre labeur quotidien, pour tout ce que vous vivez en silence et qui, parfois, s’accompagne de souffrance ou d’incompréhension. Vous êtes tous précieux aux yeux de Dieu et dans l’accomplissement de son projet.
Je voudrais assurer de mes prières les victimes de la tragédie de l’école de Graz. Je suis proche des familles, des enseignants et des élèves. Que le Seigneur accueille ces enfants dans sa paix.
Portons avec confiance devant Jésus nos maladies, ainsi que celles de nos proches, portons la douleur de ceux qui se sentent perdus et sans issue. Crions pour eux aussi, et soyons confiants que le Seigneur nous écoutera et se penchera sur nous.
Porter le Christ aux autres, c’est donner de l’amour, c’est témoigner de cette charité prête à tout. Seul l’amour est digne de foi.
Le ministère de Pierre est de créer des relations, des ponts ; et un représentant du Pape est avant tout au service de cette invitation, de ce regard. Soyez toujours le regard de Pierre ! Soyez des hommes capables de construire des relations là où c’est le plus difficile.
Nous avons la grâce de célébrer le jubilé du Saint-Siège en la mémoire de Marie, Mère de l’Eglise. Cette heureuse coïncidence est source de lumière et d’inspiration intérieure dans l’Esprit Saint qui, hier, à la Pentecôte, s’est répandu en abondance sur le peuple de Dieu.
Implorons du Saint-Esprit le don de la paix. Tout d’abord la paix dans les cœurs : seul un cœur pacifique peut répandre la paix, dans la famille, dans la société, dans les relations internationales. Que l’Esprit du Christ ressuscité ouvre des voies de réconciliation partout où il y a la guerre ; qu’il éclaire les gouvernants et leur donne le courage d’accomplir des gestes de détente et de dialogue.
Que le vent puissant de l’Esprit vienne sur nous et en nous, ouvre les frontières de notre cœur, nous donne la grâce de la rencontre avec Dieu, élargisse les horizons de l’amour et soutienne nos efforts pour construire un monde où règne la paix.
Invoquons l’Esprit d’amour et de paix, afin qu’il ouvre les frontières, abatte les murs, dissolve la haine et nous aide à vivre comme des enfants du seul Père qui est aux cieux.
En cette vigile de Pentecôte, nous sommes touchés par la proximité de Dieu, par son Esprit qui unit notre histoire à celle de Jésus. Nous sommes impliqués dans les choses nouvelles que Dieu fait, pour que sa volonté de vie se réalise et l’emporte sur les volontés de mort.
À la veille de la Pentecôte, rappelons-nous que l’unité à laquelle les chrétiens aspirent ne sera pas d’abord le fruit de nos efforts. Je vous invite maintenant à implorer avec moi le don de l’unité par l’Esprit.
La vie chrétienne ne se vit pas dans l’isolement, confinée dans notre esprit et notre cœur. On vit avec les autres pour que le Christ ressuscité se rende présent parmi les disciples réunis en son nom. Nous faisons partie d’un peuple, d’un corps que le Seigneur a constitué. Nul n’est chrétien tout seul !
Même lorsqu’il nous semble de ne pouvoir faire que peu de chose dans la vie, cela en vaut toujours la peine. Il y a toujours la possibilité de trouver un sens, parce que Dieu aime notre vie.
Dieu veut donner à tous son Royaume, c’est-à-dire une vie pleine, éternelle et heureuse. Et c’est ainsi que Jésus fait avec nous : il ne fait pas de classement, à qui lui ouvre son cœur il Se donne tout entier.
Prions ensemble afin que chacun d’entre nous puisse trouver du réconfort dans sa relation personnelle avec Jésus et apprendre de son cœur la compassion pour le monde.
La foi est avant tout une réponse à un regard d’amour, et la plus grande erreur que nous puissions commettre en tant que chrétiens est, selon les mots de saint Augustin, de « prétendre que la grâce du Christ consiste en son exemple et non dans le don de sa personne ».
Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée mondiale de la communication, j’aimerais réitérer l’invitation du Pape François à raconter des histoires d’espérance et à désarmer la communication de tout préjugé, rancœur ou fanatisme. Partageons un regard différent sur le monde avec une communication désarmée et désarmante.
En famille, la foi se transmet avec la vie, de génération en génération : elle est partagée comme la nourriture de la table et les sentiments du cœur. Cela en fait un lieu privilégié pour rencontrer Jésus, qui nous aime et veut notre bien, toujours.
Le monde d’aujourd’hui a besoin de l’alliance conjugale pour connaître et accepter l’amour de Dieu et pour vaincre, par sa force qui unifie et qui réconcilie, les forces qui désintègrent les relations et les sociétés.
En ce Jubilé des familles, des enfants, des grands-parents et des personnes âgées, je salue toutes les familles, petites églises domestiques, dans lesquelles l’Évangile est accueilli et transmis. Que la foi, l’espérance et la charité grandissent toujours dans nos familles.
Juillet
Nous avons tous besoin de demander au Seigneur de guérir notre façon de communiquer, non seulement pour être plus efficaces, mais aussi pour éviter de blesser les autres avec nos paroles.
Effatà. Ce mot, simple et magnifique, contient l’invitation que Jésus adresse à cet homme qui a cessé d’écouter et de parler. C’est comme si Jésus lui disait : « Ouvre-toi à ce monde qui t’effraie ! Ouvre-toi aux relations qui t’ont déçu ! Ouvre-toi à la vie que tu as renoncé à affronter ! ». Se fermer n’est en effet jamais une solution.
Je renouvelle ma profonde tristesse pour l’attaque terroriste brutale qui a eu lieu dans la nuit du 26 au 27 juillet à Komanda, dans l’est de la République démocratique du Congo, où plus de quarante chrétiens ont été tués dans l’église pendant une veillée de prière et dans leurs maisons. Tout en recommandant les victimes à la miséricorde de Dieu, je prie pour les blessés et pour les chrétiens du monde entier qui continuent à souffrir de la violence et de la persécution, et j’exhorte les responsables locaux et internationaux à travailler ensemble pour prévenir de telles tragédies.
Prions ensemble pour que les sociétés où la cohabitation est difficile ne succombent pas à la tentation de l’affrontement pour des motifs ethniques, politiques, religieux ou idéologiques.
Jésus nous demande aujourd’hui de construire des réseaux de relations, des réseaux d’amour, de partage gratuit, où l’amitié est profonde. Des réseaux où nous pouvons réparer ce qui est cassé, où nous pouvons guérir de la solitude, sans compter le nombre d’abonnés, mais en expérimentant dans chaque rencontre la grandeur infinie de l’Amour.
Nous sommes appelés à partager notre expérience de foi avec les autres, à témoigner de l’amour du Christ et à devenir des disciples missionnaires. Ne nous limitons pas à une connaissance théorique, mais vivons notre foi de manière concrète, en expérimentant l’amour de Dieu dans notre vie quotidienne.
Chers jeunes, je voudrais que vous conserviez toujours dans vos cœurs tout ce que vous vivrez durant le Jubilé des jeunes. Mais, s’il vous plait, que cela ne demeure pas un simple souvenir sur de belles photos. Je voudrais que tout le monde puisse voir en vous le visage du Christ. C’est pourquoi, aimez et servez gratuitement dans votre quotidien, parce que vous avez fait l’expérience de la joie d’avoir été aimés avant, et parce que vous avez reçu tout gratuitement de Dieu le Père.
Mon cœur est proche de tous ceux qui souffrent à cause des conflits et de la violence dans le monde. Je prie en particulier pour les personnes touchées par les affrontements à la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge, spécialement les enfants et les familles déplacées. Puisse le Prince de la paix inspirer à tout le monde de chercher le dialogue et la réconciliation.
Toute personne humaine a une dignité intrinsèque qui lui a été conférée par Dieu lui-même: j’exhorte les parties prenantes dans tous les conflits à la reconnaître et à arrêter toute action qui lui est contraire et à rejeter ce qui peut lui porter préjudice.
Je confie à Marie, Reine de la paix, les victimes innocents des conflits et les gouvernants qui ont le pouvoir d’y mettre fin.
Aujourd’hui on célèbre la Ve Journée mondiale des grands-parents et des personnes âgées qui a pour thème «Heureux celui qui n’a pas perdu l’espoir». Regardons les grands-parents, les personnes âgées, comme des témoins de l’espérance, capables d’éclairer le chemin des nouvelles générations. Ne les laissons pas seuls, mais formons avec eux une alliance d’amour et de prière.
On ne peut pas prier Dieu comme “Père” et ensuite être dur et insensible envers les autres. Il est plutôt important de se laisser transformer par sa bonté, sa patience, sa miséricorde, afin de refléter son visage dans le nôtre comme dans un miroir.
Le Seigneur nous invite à nous adresser à Dieu par « Abba », « Papa », comme des enfants, avec simplicité, audace et la certitude d’être aimés. Plus nous prions avec confiance le Père des Cieux, plus nous découvrons que nous sommes des enfants aimés et plus nous connaissons la grandeur de son amour.
Les communautés qui accueillent les migrants et les réfugiés peuvent être le témoignage vivant d’une société où chacun est reconnu comme enfant de Dieu, où tous sont frères et sœurs, membres d’une même famille.
Ces derniers jours, des nouvelles dramatiques continuent d’affluer du Moyen-Orient, en particulier de Gaza. J’exprime ma douleur profonde suite à l’attaque de l’armée israélienne contre la paroisse catholique de la Sainte Famille dans la ville de Gaza ; qui, comme vous le savez, a causé jeudi dernier la mort de trois chrétiens et blessé gravement plusieurs autres personnes. Je prie pour les victimes, Saad Issa Kostandi Salameh, Foumia Issa Latif Ayyad, Najwa Ibrahim Latif Abu Daoud, et je suis particulièrement proche de leurs familles et de tous les paroissiens.
Cet acte s’ajoute malheureusement aux attaques militaires incessantes contre la population civile et les lieux de culte à Gaza. Je demande à nouveau que cesse immédiatement la barbarie de la guerre et que l’on parvienne à une résolution pacifique du conflit. J’appelle la communauté internationale à respecter le droit humanitaire et à respecter l’obligation de protéger les civils, ainsi que l’interdiction des punitions collectives, de l’usage indiscriminé de la force et du déplacement forcé de la population.
À nos bien-aimés chrétiens du Moyen-Orient, je dis : je comprends votre sentiment d’impuissance face à cette situation dramatique. Vous êtes dans le cœur du Pape et de toute l’Église. Merci pour votre témoignage de foi. Que la Vierge Marie, femme du Levant, aurore du Soleil nouveau qui s’est levé dans l’histoire, vous protège toujours et accompagne le monde vers l’aube de la paix.
Toute véritable rencontre est gratuite et ne s’achète pas : qu’il s’agisse de la rencontre avec Dieu, avec les autres ou avec la nature. Il suffit de se faire hôte : faire de la place et même la demander ; accueillir et se laisser accueillir. Nous avons tant à recevoir et pas seulement à donner.
Je suis profondément attristé par les victimes et les blessés causés par l’attaque militaire contre la paroisse de la Sainte-Famille à Gaza. J’assure toute la communauté paroissiale de ma proximité spirituelle. Je confie à la miséricorde de Dieu les âmes des défunts et je prie pour leurs familles et pour les blessés. Je renouvelle mon appel à un cessez-le-feu immédiat : seuls le dialogue et la réconciliation peuvent garantir une paix durable !
Pour vivre éternellement, il n’est pas nécessaire d’esquiver la mort, mais de servir la vie, c’est-à-dire de prendre soin de l’existence des autres dans le temps que nous partageons.
Voir sans passer outre, arrêter nos courses effrénées, laisser que la vie de l’autre, quel qu’il soit, avec ses besoins et ses souffrances, me brise le cœur. C’est cela qui nous rend proches les uns des autres, qui engendre une véritable fraternité, qui fait tomber les murs et les barrières.
Le premier regard dont la parabole du Bon Samaritain veut nous parler est celui que Dieu a posé sur nous, afin que nous apprenions nous aussi à avoir ses mêmes yeux, remplis d’amour et de compassion les uns pour les autres.
Le regard fait la différence, car il exprime ce que nous avons dans le cœur : on peut voir et passer outre ou voir et ressentir de la compassion.
La fidélité de Dieu à ses promesses nous enseigne qu’il y a une béatitude dans la vieillesse, une joie authentiquement évangélique, qui nous demande de briser les murs de l’indifférence, dans lesquels les personnes âgées sont souvent enfermées.
Notre mission de prendre soin de la création, de lui apporter la paix et la réconciliation, est la mission que le Seigneur lui-même nous a confiée. Nous écoutons le cri de la terre et des pauvres, parce que ce cri a atteint le cœur de Dieu. Notre indignation est son indignation, notre travail est son travail.
Le Seigneur veut faire quelque chose de grand dans notre vie et dans l’histoire de l’humanité, pourtant, peu de personnes s’en rendent compte, s’arrêtent pour accueillir ce don, l’annoncent et le portent aux autres.
Le Royaume de Dieu germe comme une graine dans la terre, et les femmes et les hommes d’aujourd’hui, même lorsqu’ils semblent submergés par tant d’autres choses, attendent une vérité plus grande, sont à la recherche d’un sens plus profond à leur vie, désirent la justice, portent en eux une aspiration à la vie éternelle.
Prions ensemble pour que nous apprenions à être toujours plus en mesure de discerner, pour choisir des chemins de vie et rejeter tout ce qui nous éloigne du Christ et de l’Évangile.
Le thème de la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création est «Semences de paix et d’espérance». La justice environnementale est une nécessité urgente, qui va au-delà de la protection de l’environnement: c’est une question de justice sociale, économique et anthropologique.
Aujourd’hui, nous assistons avec désolation à l’utilisation injuste de la faim comme arme de guerre. Brûler des terres, voler du bétail, bloquer l’aide sont des tactiques de plus en plus utilisées par les groupes armés irréguliers. Pendant que les civils dépérissent de misère, les élites politiques s’engraissent en toute impunité. Il est temps de sanctionner ces abus et de poursuivre leurs auteurs.
Août
Prions ensemble pour que les croyants de différentes traditions religieuses travaillent ensemble afin de défendre et de promouvoir la paix, la justice et la fraternité humaine.
Ô Seigneur, «que vos œuvres vous louent, afin que nous vous aimions; et que nous vous aimions, afin que vos œuvres vous louent» (Saint Augustin). Que telle soit l’harmonie que nous répandons dans le monde.
Je suis proche des populations touchées par le typhon d’une force exceptionnelle qui s’est abattu sur plusieurs régions d’Asie, en particulier les plus pauvres, et je prie pour les victimes, les disparus, les nombreuses familles déplacées, les très nombreuses personnes qui ont subi des désagréments, ainsi que pour les secouristes et les autorités civiles. J’invite tout le monde à faire confiance à Dieu et à faire preuve de solidarité.
Je souhaite adresser mes meilleurs vœux aux catéchistes de toute l’Église à travers le monde. Merci pour votre service à l’Église !
Lorsque nous sommes nous aussi tentés par la rapacité et l’indifférence, les nombreux Lazare d’aujourd’hui nous rappellent la parole de Jésus, devenant pour nous une catéchèse encore plus efficace en cette Année jubilaire, qui est pour tous un temps de conversion et de pardon, d’engagement pour la justice et de recherche sincère de la paix.
Le récit que nous livre le Christ dans l’Évangile du jour (Lc 16,19-31) est malheureusement toujours d’actualité : combien de Lazare meurent face à la cupidité qui oublie la justice, au profit qui piétine la charité, à la richesse aveugle face à la douleur des misérables !
Dieu se révèle à ceux qui sont simples et humbles de cœur parce qu’ils sont disposés à l’accueillir. Leur docilité leur donne une compréhension profonde de la foi et leur permet de suivre les inspirations de l’Esprit Saint. Nous aussi, nous sommes invités à devenir comme des enfants et à vivre notre foi chrétienne de façon authentique en suivant humblement les inspirations du Seigneur.
Dans un monde où les plus fragiles sont les premiers à subir les effets dévastateurs du changement climatique, de la déforestation et de la pollution, la sauvegarde de la Création devient une question de foi et d’humanité.
Le mois d’octobre qui approche est particulièrement consacré au Saint Rosaire dans l’Église. C’est pourquoi je vous invite tous, chaque jour du mois à venir, à prier le Rosaire pour la paix, personnellement, en famille et en communauté. Le samedi 11 octobre, à 18h, nous le ferons ensemble, place Saint-Pierre, à la veille du Jubilé de la Spiritualité Mariale, commémorant également l’anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II.
Si parfois nous avons l’impression de toucher le fond, rappelons-nous : c’est de là que Dieu est capable de commencer une nouvelle création. Une création faite de personnes remises debout, de cœurs pardonnés, de larmes asséchées.
Aucun lieu n’est trop loin, aucun cœur trop fermé, aucune tombe trop scellée pour l’amour de Dieu.
Notre travail est entre les mains du Seigneur, et nous ne sommes que des instruments petits et inadéquats, des « serviteurs inutiles », comme le dit l’Évangile (Lc 17, 10). Pourtant, si nous nous en remettons à Lui, si nous restons unis à Lui, de grandes choses se produisent, précisément à travers notre pauvreté.
Chers représentants de différentes associations catholiques, engagés dans la solidarité auprès de la population de la bande de Gaza ! J’apprécie votre initiative et bien d’autres encore qui, dans toute l’Église, expriment la proximité avec nos frères et sœurs qui souffrent dans cette terre martyrisée. Avec vous et avec les pasteurs des Églises en Terre Sainte, je répète : il n’y a pas d’avenir fondé sur la violence, l’exil forcé, la vengeance. Les peuples ont besoin de paix : ceux qui les aiment vraiment œuvrent pour la paix.
Prions ensemble pour que les dirigeants des nations soient libérés de la tentation d’utiliser la richesse contre l’homme, en la transformant en armes qui détruisent les peuples et en monopoles qui humilient les travailleurs. Celui qui sert Dieu devient libre de la richesse, mais celui qui sert la richesse en reste esclave ! Celui qui recherche la justice transforme la richesse en bien commun ; celui qui recherche la domination transforme le bien commun en proie de sa propre cupidité.
L’Évangile du jour (Lc 16,1-13) la parabole nous invite à nous demander : comment gérons-nous les biens matériels, les ressources de la terre et notre propre vie que Dieu nous a confiés ? Nous pouvons suivre le critère de l’égoïsme, en mettant la richesse au premier plan et en ne pensant qu’à nous-mêmes ; mais cela nous isole des autres et répand le poison d’une compétition qui génère souvent des conflits. Ou bien nous pouvons reconnaître tout ce que nous avons comme un don de Dieu à gérer, et l’utiliser comme un instrument de partage, pour créer des réseaux d’amitié et de solidarité, pour édifier le bien, pour construire un monde plus juste, plus équitable et plus fraternel.
Dans l’Évangile du jour (Lc 16,1-13) Jésus oppose Dieu et la richesse, nous demandant de prendre une position claire et cohérente.«Nul serviteur ne peut servir deux maîtres», donc «vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent». Il s’agit de choisir où placer notre cœur, de clarifier qui nous aimons sincèrement, qui nous servons avec dévouement et quel est vraiment notre bien.
La justice évangélique ne détourne pas de la justice humaine, mais elle l’interroge et la redessine : elle la stimule à aller toujours plus loin, car elle la pousse à rechercher la réconciliation.
Vivre la synodalité dans la famille exige de « marcher ensemble », de partager les souffrances et les joies, de dialoguer de manière respectueuse et sincère entre tous ses membres, d’apprendre à s’écouter et à prendre ensemble les décisions familiales importantes.
J’exprime ma proximité profonde au peuple palestinien à Gaza, qui continue à vivre dans la peur et à survivre dans des conditions inacceptables, contraint par la force de quitter – une fois de plus – ses terres. Devant le Seigneur Tout-Puissant, qui a commandé « Tu ne tueras point », et devant toute l’histoire humaine, chaque personne a toujours une dignité inviolable, à respecter et à préserver. Je renouvelle mon appel au cessez-le-feu, à la libération des otages, à une solution diplomatique négociée, au respect intégral du droit international humanitaire. J’invite tout le monde à se joindre à ma prière fervente, afin qu’une aube de paix et de justice se lève bientôt.
Parfois, nous cherchons des réponses rapides, des solutions immédiates. Mais Dieu œuvre en profondeur, dans le temps lent de la confiance.
Nous vivons comme si la vie n’était jamais suffisante. Nous courons pour produire, pour prouver, pour ne pas perdre de terrain. Mais l’Évangile nous enseigne que savoir s’arrêter est un geste de confiance que nous devons apprendre à accomplir. La vie ne dépend pas toujours de ce que nous faisons, mais aussi de la façon dont nous savons nous détacher de ce que nous avons pu faire.
La véritable consolation que nous devons être capables de transmettre est de montrer que la paix est possible et qu’elle germe en chacun de nous si nous ne l’étouffons pas. Que les responsables des nations écoutent tout particulièrement le cri de tant d’enfants innocents, afin de leur garantir un avenir qui les protège et les console.
Des populations entières, écrasées par le poids de la violence, de la faim et de la guerre, implorent la paix. C’est un cri immense qui nous engage à prier et à agir pour que cesse toute violence et que ceux qui souffrent puissent retrouver la sérénité ; et qui engage avant tout Dieu, dont le cœur frémit de compassion, à venir dans son Royaume.
La violence subie ne peut être effacée, mais le pardon accordé à ceux qui l’ont générée est une anticipation sur terre du Royaume de Dieu, il est le fruit de son action qui met fin au mal.
Aujourd’hui encore, de nombreux frères et sœurs, à cause de leur témoignage de foi dans des situations difficiles et des contextes hostiles, portent la même croix du Seigneur : comme Lui, ils sont persécutés, condamnés, tués. Leur espérance est désarmée. Ils ont témoigné de leur foi sans jamais recourir à la force et à la violence, mais en embrassant la faible et douce force de l’Évangile.
Par sa croix Jésus nous a révélé le vrai visage de Dieu, son infinie compassion pour l’humanité ; il a pris sur lui la haine et la violence du monde, pour partager le sort de tous ceux qui sont humiliés et opprimés.
Chers amis, aujourd’hui (14/09/2025) je fête mes soixante-dix ans. Je rends grâce au Seigneur et à mes parents ; et je remercie tous ceux qui m’ont rappelé dans leurs prières.
Aujourd’hui nous célébrons la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix : pour l’amour immense avec lequel Dieu,
embrassant la croix pour notre salut, l’a transformée d’un moyen de mort en instrument de vie, nous enseignant que rien ne peut nous séparer de Lui et que sa charité est plus grande que notre péché.
Je voudrais qu’aujourd’hui, ensemble, nous commencions à proposer une culture de la réconciliation. Nous devons nous rencontrer en soignant nos blessures, en nous pardonnant le mal que nous avons fait et aussi celui que nous n’avons pas fait, mais dont nous subissons les conséquences. Les ennemis n’existent pas : seuls existent les frères et sœurs. Des gestes de réconciliation et des politiques de réconciliation sont nécessaires.
La mondialisation de l’indifférence, que le Pape François dénonça, semble aujourd’hui s’être transformée en mondialisation de l’impuissance. Nous sommes davantage conscients devant l’injustice et la douleur innocente mais nous risquons de nous arrêter, vaincus par la sensation qu’il n’y a rien à faire. Or, non. L’histoire est sauvée par les humbles, les justes, les martyrs, chez qui le bien resplendit et où l’authentique humanité résiste et se renouvelle.
De nombreuses victimes – et parmi elles combien de mères et d’enfants ! – des profondeurs de la Mare Nostrum crient non seulement vers le ciel mais vers nos cœurs. Tant de frères et sœurs ont été enterrés à Lampedussa, et reposent en terre comme des semences dont germera un monde nouveau.
La fraternité est le nom le plus vrai de la proximité. Elle signifie retrouver le visage de l’autre. Et dans le visage du pauvre, du réfugié, même de l’adversaire, reconnaitre le Mystère : pour qui croit, l’image même de Dieu.
Jésus s’est fait pauvre pour nous enrichir (2 Co 8, 9). Il nous a révélé le style de Dieu, qui ne se manifeste pas à nous dans la puissance, mais dans l’amour d’un Père qui nous appelle à la communion avec Lui.
Prions ensemble pour les enfants d’Ukraine, de Gaza et d’autres régions du monde touchées par la guerre. Confions les enfants qui souffrent aujourd’hui à la protection de Marie, Reine de la Paix.
Il y a des moments où tout garder à l’intérieur peut nous consumer lentement. Jésus nous enseigne à ne pas avoir peur du cri, pourvu qu’il soit sincère, humble, orienté vers le Père. Un cri n’est jamais inutile s’il naît de l’amour. Et il n’est jamais ignoré s’il est confié à Dieu. C’est un moyen de continuer à croire qu’un autre monde est possible
Nous confions à l’intercession des saints et de la Vierge Marie notre prière incessante pour la paix, en particulier en Terre Sainte et en Ukraine, ainsi que dans toutes les autres terres ensanglantées par la guerre. Je répète aux gouvernants : écoutez la voix de votre conscience ! Les victoires apparentes obtenues par les armes, semant la mort et la destruction, sont en réalité des défaites et n’apportent jamais la paix et la sécurité ! Dieu ne veut pas la guerre, il veut la paix, et il soutient ceux qui s’engagent à sortir de la spirale de la haine et à suivre la voie du dialogue.
Les saints Pier Giorgio Frassati et Carlo Acutis sont une invitation adressée à nous tous, surtout aux jeunes, à ne pas gâcher la vie, mais à l’orienter vers le haut et à en faire un chef-d’œuvre.
Cultiver son cœur demande des efforts. C’est le plus grand travail qui soit. Mais en creusant, on le trouve, en s’abaissant, on se rapproche toujours plus de ce Seigneur qui s’est dépouillé lui-même pour devenir comme nous.
Le Borgo Laudato si’ est une graine d’espoir que le Pape François nous a laissée en héritage, une « graine qui peut porter des fruits de justice et de paix ».
Prendre soin de la Création représente une véritable vocation pour chaque être humain, un engagement à accomplir au sein même de la Création, sans jamais oublier que nous sommes des créatures parmi les créatures et non des créateurs.
L’horizon du croyant n’est pas celui des murs et des barbelés, mais celui de l’accueil réciproque.
La paix est sur la table des dirigeants des nations, elle fait l’objet de discussions mondiales et est malheureusement souvent réduite à un slogan. Nous devons plutôt cultiver la paix dans nos cœurs et dans nos relations, la faire éclore dans nos gestes quotidiens, être des moteurs de réconciliation dans nos foyers, dans nos communautés, dans nos lieux d’étude et de travail, dans l’Église et entre les Églises.
Des nouvelles dramatiques nous parviennent du Soudan, en particulier du Darfour. Je suis plus que jamais proche de la population soudanaise, en particulier des familles, des enfants et des personnes déplacées. Je prie pour toutes les victimes. Je lance un appel pressant aux responsables et à la communauté internationale afin que des couloirs humanitaires soient garantis et qu’une réponse coordonnée soit mise en œuvre pour mettre fin à cette catastrophe humanitaire. Il est temps d’entamer un dialogue sérieux, sincère et inclusif entre les parties afin de mettre fin au conflit et de redonner espoir, dignité et paix au peuple soudanais.
Dans la fraternité, dans l’art de demander sans honte et de donner sans calcul, se cache une joie que le monde ne connaît pas. Une joie qui nous ramène à la vérité originelle de notre être : nous sommes des créatures faites pour donner et recevoir de l’amour.
La soif de Jésus sur la croix est donc aussi la nôtre. C’est le cri de l’humanité blessée qui cherche encore l’eau vive. Si nous avons le courage de la reconnaître, nous pouvons découvrir que notre fragilité est aussi un pont vers le ciel. C’est précisément en demandant – et non en possédant – que s’ouvre une voie de liberté, car nous cessons de prétendre nous suffire à nous-mêmes.
Aucun de nous ne peut se suffire à soi-même. Personne ne peut se sauver seul. La vie “s’accomplit” non pas lorsque nous sommes forts, mais lorsque nous apprenons à recevoir.
Prions ensemble pour que, inspirés par saint François, nous fassions l’expérience de notre interdépendance avec toutes les créatures, aimées de Dieu et dignes d’amour et de respect.
Unis à tous les chrétiens, nous célébrons aujourd’hui la Xe Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création et la prolongeons par le temps de la Création jusqu’au 4 octobre, fête de saint François d’Assise. Dans l’esprit du Cantique de frère Soleil, nous louons Dieu et renouvelons notre engagement à ne pas ruiner son don, mais à prendre soin de notre maison commune.
Septembre
Prions ensemble pour que les croyants de différentes traditions religieuses travaillent ensemble afin de défendre et de promouvoir la paix, la justice et la fraternité humaine.
Ô Seigneur, «que vos œuvres vous louent, afin que nous vous aimions; et que nous vous aimions, afin que vos œuvres vous louent» (Saint Augustin). Que telle soit l’harmonie que nous répandons dans le monde.
Je suis proche des populations touchées par le typhon d’une force exceptionnelle qui s’est abattu sur plusieurs régions d’Asie, en particulier les plus pauvres, et je prie pour les victimes, les disparus, les nombreuses familles déplacées, les très nombreuses personnes qui ont subi des désagréments, ainsi que pour les secouristes et les autorités civiles. J’invite tout le monde à faire confiance à Dieu et à faire preuve de solidarité.
Je souhaite adresser mes meilleurs vœux aux catéchistes de toute l’Église à travers le monde. Merci pour votre service à l’Église !
Lorsque nous sommes nous aussi tentés par la rapacité et l’indifférence, les nombreux Lazare d’aujourd’hui nous rappellent la parole de Jésus, devenant pour nous une catéchèse encore plus efficace en cette Année jubilaire, qui est pour tous un temps de conversion et de pardon, d’engagement pour la justice et de recherche sincère de la paix.
Le récit que nous livre le Christ dans l’Évangile du jour (Lc 16,19-31) est malheureusement toujours d’actualité : combien de Lazare meurent face à la cupidité qui oublie la justice, au profit qui piétine la charité, à la richesse aveugle face à la douleur des misérables !
Dieu se révèle à ceux qui sont simples et humbles de cœur parce qu’ils sont disposés à l’accueillir. Leur docilité leur donne une compréhension profonde de la foi et leur permet de suivre les inspirations de l’Esprit Saint. Nous aussi, nous sommes invités à devenir comme des enfants et à vivre notre foi chrétienne de façon authentique en suivant humblement les inspirations du Seigneur.
Dans un monde où les plus fragiles sont les premiers à subir les effets dévastateurs du changement climatique, de la déforestation et de la pollution, la sauvegarde de la Création devient une question de foi et d’humanité.
Le mois d’octobre qui approche est particulièrement consacré au Saint Rosaire dans l’Église. C’est pourquoi je vous invite tous, chaque jour du mois à venir, à prier le Rosaire pour la paix, personnellement, en famille et en communauté. Le samedi 11 octobre, à 18h, nous le ferons ensemble, place Saint-Pierre, à la veille du Jubilé de la Spiritualité Mariale, commémorant également l’anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II.
Si parfois nous avons l’impression de toucher le fond, rappelons-nous : c’est de là que Dieu est capable de commencer une nouvelle création. Une création faite de personnes remises debout, de cœurs pardonnés, de larmes asséchées.
Aucun lieu n’est trop loin, aucun cœur trop fermé, aucune tombe trop scellée pour l’amour de Dieu.
Notre travail est entre les mains du Seigneur, et nous ne sommes que des instruments petits et inadéquats, des « serviteurs inutiles », comme le dit l’Évangile (Lc 17, 10). Pourtant, si nous nous en remettons à Lui, si nous restons unis à Lui, de grandes choses se produisent, précisément à travers notre pauvreté.
Chers représentants de différentes associations catholiques, engagés dans la solidarité auprès de la population de la bande de Gaza ! J’apprécie votre initiative et bien d’autres encore qui, dans toute l’Église, expriment la proximité avec nos frères et sœurs qui souffrent dans cette terre martyrisée. Avec vous et avec les pasteurs des Églises en Terre Sainte, je répète : il n’y a pas d’avenir fondé sur la violence, l’exil forcé, la vengeance. Les peuples ont besoin de paix : ceux qui les aiment vraiment œuvrent pour la paix.
Prions ensemble pour que les dirigeants des nations soient libérés de la tentation d’utiliser la richesse contre l’homme, en la transformant en armes qui détruisent les peuples et en monopoles qui humilient les travailleurs. Celui qui sert Dieu devient libre de la richesse, mais celui qui sert la richesse en reste esclave ! Celui qui recherche la justice transforme la richesse en bien commun ; celui qui recherche la domination transforme le bien commun en proie de sa propre cupidité.
L’Évangile du jour (Lc 16,1-13) la parabole nous invite à nous demander : comment gérons-nous les biens matériels, les ressources de la terre et notre propre vie que Dieu nous a confiés ? Nous pouvons suivre le critère de l’égoïsme, en mettant la richesse au premier plan et en ne pensant qu’à nous-mêmes ; mais cela nous isole des autres et répand le poison d’une compétition qui génère souvent des conflits. Ou bien nous pouvons reconnaître tout ce que nous avons comme un don de Dieu à gérer, et l’utiliser comme un instrument de partage, pour créer des réseaux d’amitié et de solidarité, pour édifier le bien, pour construire un monde plus juste, plus équitable et plus fraternel.
Dans l’Évangile du jour (Lc 16,1-13) Jésus oppose Dieu et la richesse, nous demandant de prendre une position claire et cohérente.«Nul serviteur ne peut servir deux maîtres», donc «vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent». Il s’agit de choisir où placer notre cœur, de clarifier qui nous aimons sincèrement, qui nous servons avec dévouement et quel est vraiment notre bien.
La justice évangélique ne détourne pas de la justice humaine, mais elle l’interroge et la redessine : elle la stimule à aller toujours plus loin, car elle la pousse à rechercher la réconciliation.
Vivre la synodalité dans la famille exige de « marcher ensemble », de partager les souffrances et les joies, de dialoguer de manière respectueuse et sincère entre tous ses membres, d’apprendre à s’écouter et à prendre ensemble les décisions familiales importantes.
J’exprime ma proximité profonde au peuple palestinien à Gaza, qui continue à vivre dans la peur et à survivre dans des conditions inacceptables, contraint par la force de quitter – une fois de plus – ses terres. Devant le Seigneur Tout-Puissant, qui a commandé « Tu ne tueras point », et devant toute l’histoire humaine, chaque personne a toujours une dignité inviolable, à respecter et à préserver. Je renouvelle mon appel au cessez-le-feu, à la libération des otages, à une solution diplomatique négociée, au respect intégral du droit international humanitaire. J’invite tout le monde à se joindre à ma prière fervente, afin qu’une aube de paix et de justice se lève bientôt.
Parfois, nous cherchons des réponses rapides, des solutions immédiates. Mais Dieu œuvre en profondeur, dans le temps lent de la confiance.
Nous vivons comme si la vie n’était jamais suffisante. Nous courons pour produire, pour prouver, pour ne pas perdre de terrain. Mais l’Évangile nous enseigne que savoir s’arrêter est un geste de confiance que nous devons apprendre à accomplir. La vie ne dépend pas toujours de ce que nous faisons, mais aussi de la façon dont nous savons nous détacher de ce que nous avons pu faire.
La véritable consolation que nous devons être capables de transmettre est de montrer que la paix est possible et qu’elle germe en chacun de nous si nous ne l’étouffons pas. Que les responsables des nations écoutent tout particulièrement le cri de tant d’enfants innocents, afin de leur garantir un avenir qui les protège et les console.
Des populations entières, écrasées par le poids de la violence, de la faim et de la guerre, implorent la paix. C’est un cri immense qui nous engage à prier et à agir pour que cesse toute violence et que ceux qui souffrent puissent retrouver la sérénité ; et qui engage avant tout Dieu, dont le cœur frémit de compassion, à venir dans son Royaume.
La violence subie ne peut être effacée, mais le pardon accordé à ceux qui l’ont générée est une anticipation sur terre du Royaume de Dieu, il est le fruit de son action qui met fin au mal.
Aujourd’hui encore, de nombreux frères et sœurs, à cause de leur témoignage de foi dans des situations difficiles et des contextes hostiles, portent la même croix du Seigneur : comme Lui, ils sont persécutés, condamnés, tués. Leur espérance est désarmée. Ils ont témoigné de leur foi sans jamais recourir à la force et à la violence, mais en embrassant la faible et douce force de l’Évangile.
Par sa croix Jésus nous a révélé le vrai visage de Dieu, son infinie compassion pour l’humanité ; il a pris sur lui la haine et la violence du monde, pour partager le sort de tous ceux qui sont humiliés et opprimés.
Chers amis, aujourd’hui (14/09/2025) je fête mes soixante-dix ans. Je rends grâce au Seigneur et à mes parents ; et je remercie tous ceux qui m’ont rappelé dans leurs prières.
Aujourd’hui nous célébrons la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix : pour l’amour immense avec lequel Dieu,
embrassant la croix pour notre salut, l’a transformée d’un moyen de mort en instrument de vie, nous enseignant que rien ne peut nous séparer de Lui et que sa charité est plus grande que notre péché.
Je voudrais qu’aujourd’hui, ensemble, nous commencions à proposer une culture de la réconciliation. Nous devons nous rencontrer en soignant nos blessures, en nous pardonnant le mal que nous avons fait et aussi celui que nous n’avons pas fait, mais dont nous subissons les conséquences. Les ennemis n’existent pas : seuls existent les frères et sœurs. Des gestes de réconciliation et des politiques de réconciliation sont nécessaires.
La mondialisation de l’indifférence, que le Pape François dénonça, semble aujourd’hui s’être transformée en mondialisation de l’impuissance. Nous sommes davantage conscients devant l’injustice et la douleur innocente mais nous risquons de nous arrêter, vaincus par la sensation qu’il n’y a rien à faire. Or, non. L’histoire est sauvée par les humbles, les justes, les martyrs, chez qui le bien resplendit et où l’authentique humanité résiste et se renouvelle.
De nombreuses victimes – et parmi elles combien de mères et d’enfants ! – des profondeurs de la Mare Nostrum crient non seulement vers le ciel mais vers nos cœurs. Tant de frères et sœurs ont été enterrés à Lampedussa, et reposent en terre comme des semences dont germera un monde nouveau.
La fraternité est le nom le plus vrai de la proximité. Elle signifie retrouver le visage de l’autre. Et dans le visage du pauvre, du réfugié, même de l’adversaire, reconnaitre le Mystère : pour qui croit, l’image même de Dieu.
Jésus s’est fait pauvre pour nous enrichir (2 Co 8, 9). Il nous a révélé le style de Dieu, qui ne se manifeste pas à nous dans la puissance, mais dans l’amour d’un Père qui nous appelle à la communion avec Lui.
Prions ensemble pour les enfants d’Ukraine, de Gaza et d’autres régions du monde touchées par la guerre. Confions les enfants qui souffrent aujourd’hui à la protection de Marie, Reine de la Paix.
Il y a des moments où tout garder à l’intérieur peut nous consumer lentement. Jésus nous enseigne à ne pas avoir peur du cri, pourvu qu’il soit sincère, humble, orienté vers le Père. Un cri n’est jamais inutile s’il naît de l’amour. Et il n’est jamais ignoré s’il est confié à Dieu. C’est un moyen de continuer à croire qu’un autre monde est possible
Nous confions à l’intercession des saints et de la Vierge Marie notre prière incessante pour la paix, en particulier en Terre Sainte et en Ukraine, ainsi que dans toutes les autres terres ensanglantées par la guerre. Je répète aux gouvernants : écoutez la voix de votre conscience ! Les victoires apparentes obtenues par les armes, semant la mort et la destruction, sont en réalité des défaites et n’apportent jamais la paix et la sécurité ! Dieu ne veut pas la guerre, il veut la paix, et il soutient ceux qui s’engagent à sortir de la spirale de la haine et à suivre la voie du dialogue.
Les saints Pier Giorgio Frassati et Carlo Acutis sont une invitation adressée à nous tous, surtout aux jeunes, à ne pas gâcher la vie, mais à l’orienter vers le haut et à en faire un chef-d’œuvre.
Cultiver son cœur demande des efforts. C’est le plus grand travail qui soit. Mais en creusant, on le trouve, en s’abaissant, on se rapproche toujours plus de ce Seigneur qui s’est dépouillé lui-même pour devenir comme nous.
Le Borgo Laudato si’ est une graine d’espoir que le Pape François nous a laissée en héritage, une « graine qui peut porter des fruits de justice et de paix ».
Prendre soin de la Création représente une véritable vocation pour chaque être humain, un engagement à accomplir au sein même de la Création, sans jamais oublier que nous sommes des créatures parmi les créatures et non des créateurs.
L’horizon du croyant n’est pas celui des murs et des barbelés, mais celui de l’accueil réciproque.
La paix est sur la table des dirigeants des nations, elle fait l’objet de discussions mondiales et est malheureusement souvent réduite à un slogan. Nous devons plutôt cultiver la paix dans nos cœurs et dans nos relations, la faire éclore dans nos gestes quotidiens, être des moteurs de réconciliation dans nos foyers, dans nos communautés, dans nos lieux d’étude et de travail, dans l’Église et entre les Églises.
Des nouvelles dramatiques nous parviennent du Soudan, en particulier du Darfour. Je suis plus que jamais proche de la population soudanaise, en particulier des familles, des enfants et des personnes déplacées. Je prie pour toutes les victimes. Je lance un appel pressant aux responsables et à la communauté internationale afin que des couloirs humanitaires soient garantis et qu’une réponse coordonnée soit mise en œuvre pour mettre fin à cette catastrophe humanitaire. Il est temps d’entamer un dialogue sérieux, sincère et inclusif entre les parties afin de mettre fin au conflit et de redonner espoir, dignité et paix au peuple soudanais.
Dans la fraternité, dans l’art de demander sans honte et de donner sans calcul, se cache une joie que le monde ne connaît pas. Une joie qui nous ramène à la vérité originelle de notre être : nous sommes des créatures faites pour donner et recevoir de l’amour.
La soif de Jésus sur la croix est donc aussi la nôtre. C’est le cri de l’humanité blessée qui cherche encore l’eau vive. Si nous avons le courage de la reconnaître, nous pouvons découvrir que notre fragilité est aussi un pont vers le ciel. C’est précisément en demandant – et non en possédant – que s’ouvre une voie de liberté, car nous cessons de prétendre nous suffire à nous-mêmes.
Aucun de nous ne peut se suffire à soi-même. Personne ne peut se sauver seul. La vie “s’accomplit” non pas lorsque nous sommes forts, mais lorsque nous apprenons à recevoir.
Prions ensemble pour que, inspirés par saint François, nous fassions l’expérience de notre interdépendance avec toutes les créatures, aimées de Dieu et dignes d’amour et de respect.
Unis à tous les chrétiens, nous célébrons aujourd’hui la Xe Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création et la prolongeons par le temps de la Création jusqu’au 4 octobre, fête de saint François d’Assise. Dans l’esprit du Cantique de frère Soleil, nous louons Dieu et renouvelons notre engagement à ne pas ruiner son don, mais à prendre soin de notre maison commune.
Octobre
Chers jeunes, vous n’êtes pas seulement les destinataires de l’éducation, mais aussi ses protagonistes. C’est pourquoi je vous demande aujourd’hui de vous allier pour ouvrir une nouvelle ère éducative, dans laquelle tous — jeunes et adultes — nous devenions des témoins crédibles de vérité et de paix.
Le troisième grand défi est l’éducation à la paix. Notre avenir est menacé par la guerre et la haine qui divisent les peuples. Mais cela peut changer grâce à une éducation à la paix désarmée et désarmante. En effet, il ne suffit pas de faire taire les armes : il faut désarmer les cœurs, renoncer à toute violence et vulgarité.
Le deuxième des nouveaux défis éducatifs est l’éducation au numérique. Apprenez à humaniser le numérique, en le construisant comme un espace de fraternité et de créativité, et non comme une cage où vous enfermer. Ne laissez pas l’algorithme écrire votre histoire ! Soyez vous-mêmes les auteurs : utilisez la technologie avec sagesse, mais ne laissez pas la technologie vous utiliser.
Le premier des nouveaux défis éducatifs est l’éducation à la vie intérieure. Il ne suffit pas d’avoir une grande science, si ensuite nous ne savons pas qui nous sommes et quel est le sens de la vie. Nous pouvons connaître beaucoup de choses sur le monde et ignorer notre cœur. Éduquer à la vie intérieure signifie écouter notre inquiétude, ne pas la fuir ni la noyer dans ce qui ne nous satisfait pas.
Ces derniers jours, l’ouragan Melissa s’est abattu sur la Jamaïque et traverse actuellement Cuba avec une force dévastatrice. Des milliers de personnes ont été déplacées et les dégâts matériels sont considérables. Prions ensemble pour ceux qui ont perdu la vie, pour ceux qui ont fui et pour les populations qui vivent des heures d’angoisse et d’inquiétude. Je remercie les autorités civiles, les communautés chrétiennes et les organismes bénévoles pour l’aide qu’ils apportent.
Le monde a besoin, aujourd’hui plus que jamais, du témoignage puissant d’hommes et de femmes de toutes confessions vivant ensemble dans l’unité, l’amitié et la coopération. C’est ainsi, avec authenticité, que nous pouvons œuvrer ensemble pour instaurer la paix, la justice et la réconciliation dont nous avons si urgemment besoin. Ne perdons jamais espoir : un monde nouveau, sans divisions, est possible.
« Nostra Aetate » nous enseigne que nous ne pouvons pas vraiment invoquer Dieu, Père de tous, si nous refusons de traiter de manière fraternelle chaque homme et chaque femme, créés à l’image de Dieu. En effet, l’Église rejette toute forme de discrimination ou de harcèlement fondé sur la race, la couleur, la condition de vie ou la religion.
Par la force de la prière, les mains nues levées vers le ciel et les mains ouvertes vers les autres, nous devons faire en sorte que cette période de l’histoire marquée par la guerre et la tyrannie de la force s’achève rapidement et qu’une nouvelle histoire commence. Nous ne pouvons accepter que cette période se prolonge davantage. Assez ! C’est le cri des pauvres et le cri de la terre. Assez ! Seigneur, écoute notre cri !
Dessiner de nouvelles cartes de l’espérance. Aujourd’hui marque le 60e anniversaire de la Déclaration conciliaire Gravissimum educationis sur l’extrême importance et l’actualité de l’éducation dans la vie de la personne humaine. Avec ce texte, le Concile Vatican II a rappelé à l’Église que l’éducation n’est pas une activité accessoire, mais qu’elle constitue la trame même de l’évangélisation : c’est la manière concrète dont l’Évangile devient geste éducatif, relation, culture.
L’on ne peut aimer Dieu sans étendre son amour aux pauvres. L’amour du prochain est la preuve tangible de l’authenticité de l’amour pour Dieu. Le Seigneur lui-même nous enseigne: « En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ».
Aujourd’hui, nous sommes devenus experts dans les détails infinitésimaux de la réalité, mais nous sommes incapables d’avoir à nouveau une vision d’ensemble, une vision qui relie les choses entre elles à travers un sens plus grand et plus profond. L’expérience chrétienne, en revanche, veut nous enseigner à regarder la vie et la réalité avec un regard unifié, capable de tout embrasser en refusant les logiques partielles.
Prions ensemble pour la paix. En contemplant les mystères du Saint Rosaire, faisons nôtres les souffrances et les espoirs des enfants, des mères, des pères, des personnes âgées victimes des guerres… Et que de cette intercession du cœur naissent tant de gestes de charité évangélique, de proximité concrète, de solidarité.
Être une Église synodale c’est reconnaître que la vérité ne se possède pas mais qu’elle se recherche ensemble, en se laissant guider par un cœur inquiet et amoureux de l’Amour.
Dans l’Evangile du jour (Lc 18, 9-14), Jésus nous livre un message puissant : ce n’est pas en affichant ses mérites que l’on se sauve, ni en cachant ses erreurs, mais en se présentant honnêtement, tels que nous sommes, devant Dieu, devant nous-mêmes et devant les autres, en demandant pardon et en s’en remettant à la grâce du Seigneur.
Nous n’avons pas encore les réponses à toutes les questions. Mais nous avons Jésus. Suivons Jésus. Ainsi, espérons ce que nous ne voyons pas encore. Entrons comme des explorateurs dans le monde nouveau du Ressuscité. Jésus nous précède. Apprenons, en avançant pas à pas. C’est un chemin d’espérance.
Le chemin synodal nous invite tous à écouter plus profondément l’Esprit Saint et les autres, afin que nos structures et nos ministères puissent être plus agiles, plus transparents et plus réactifs à l’Évangile.
Le commandement de s’aimer est au centre de l’Evangile : Jésus nous a dit que son visage se cache dans les visages et les blessures des plus pauvres (cf. Mt 25, 34-40). Qu’il est beau de voir que les mouvements populaires, avant même la revendication de la justice, sont mus par l’amour, contre tout individualisme ou préjudice.
Dans un monde où l’arrogance et la violence semblent prévaloir sur la charité, nous sommes appelés à témoigner que la vie triomphe de la mort, que l’amour triomphe de la haine, que le pardon triomphe de la vengeance, et que la miséricorde et la grâce triomphent du péché. Et nous pouvons le faire en nourrissant notre cœur avec les sacrements, la Parole de Dieu, la prière et la formation spirituelle.
Sur les sentiers du cœur, le Ressuscité marche avec nous et pour nous. Il témoigne de la défaite de la mort, il affirme la victoire de la vie, malgré les ténèbres du Calvaire. L’histoire a encore beaucoup à espérer en bien.
La liberté religieuse permet de rechercher la vérité, de la vivre librement et de témoigner ouvertement. C’est donc une pierre angulaire de toute société juste puisqu’elle protège l’espace moral dans lequel la conscience peut être formée et exercée.
Dieu montre une prédilection pour les pauvres : c’est à eux en premier lieu que s’adresse la parole d’espoir et de libération du Seigneur et, par conséquent, même dans la pauvreté ou la faiblesse, personne ne doit se sentir abandonné. Et l’Église, si elle veut être celle du Christ, doit être une Église où les pauvres ont une place privilégiée.
Je suis proche de ceux qui souffrent à cause de la violence, de l’insécurité et de tant de difficultés. Je renouvelle mon appel pressant pour un cessez-le-feu immédiat et efficace. Que les instruments de la guerre cèdent la place à ceux de la paix, à travers un dialogue inclusif et constructif !
Nous célébrons aujourd’hui la Journée Missionnaire Mondiale. L’Église est entièrement missionnaire, mais aujourd’hui nous prions spécialement pour ces hommes et ces femmes qui ont tout quitté pour aller porter l’Évangile à ceux qui ne le connaissent pas. Ils sont missionnaires d’espérance parmi les nations. Que le Seigneur les bénisse !
Sept témoins se tiennent devant nous, les nouveaux saints et saintes qui, par la grâce de Dieu, ont maintenu allumée la lampe de la foi. Bien plus, ils sont devenus eux-mêmes des lampes capables de diffuser la lumière du Christ.
Le Christ parle à ses disciples de la «nécessité de prier sans cesse, sans jamais se lasser» : tout comme nous ne nous lassons pas de respirer, ne nous lassons pas non plus de prier ! Comme le souffle soutient la vie du corps, la prière soutient la vie de l’âme.
Frères et sœurs Roms, Sintis et itinérants, vous pouvez être les témoins vivants de la centralité de ces trois choses : ne compter que sur Dieu, ne s’attacher à aucun bien matériel, montrer une foi exemplaire dans les actes et les paroles. Il n’est pas évident de vivre ainsi. On apprend cela en accueillant la bénédiction de Dieu et en laissant celle-ci opérer le changement dans notre cœur.
Les pauvres ne sont pas là par hasard ni en raison d’un destin aveugle et amer. La pauvreté n’est pas non plus, pour la plupart d’entre eux, un choix. Certains osent pourtant encore l’affirmer, faisant preuve d’aveuglement et de cruauté.
À une époque où la science a prolongé l’espérance de vie, où la technologie a rapproché les continents et où le savoir a ouvert des horizons auparavant inimaginables, laisser des millions d’êtres humains vivre – et mourir – dans la famine est un échec collectif, une perte éthique, une faute historique.
De la Résurrection du Christ jaillit l’espérance qui nous fait déjà goûter, malgré les difficultés de la vie, un calme profond et joyeux : cette paix que Lui seul nous donnera à la fin, sans fin.
Nous avons été créés pour jouir de la vie et de la vie en abondance (Jn10,10). Ce désir infini de notre cœur peut trouver sa réponse ultime non pas dans le pouvoir, non pas dans l’avoir. Seul Jésus Ressuscité est la source qui satisfait notre soif infinie de plénitude que l’Esprit Saint répands dans nos cœurs.
N’oublions jamais l’importance fondamentale, à tous les niveaux, du respect et de la protection de la vie, à toutes les étapes, de la conception à la vieillesse, jusqu’au moment de la mort. Je souhaite que cette sensibilité continue de croître, notamment en ce qui concerne l’accessibilité aux soins médicaux et aux médicaments.
Regardons les visages de ceux qui sont victimes de la férocité irrationnelle de ceux qui planifient sans pitié la mort et la destruction. Écoutons leur cri ! Continuons à œuvrer pour rétablir la paix partout dans le monde et promouvoir toujours davantage les principes de justice, d’équité et de coopération entre les peuples qui en sont irrémédiablement le fondement.
Le choix prioritaire en faveur des pauvres engendre un renouveau extraordinaire tant dans l’Église que dans la société, lorsque nous sommes capables de nous libérer de notre égocentrisme et que nous parvenons à entendre leur cri.
J’invite tout le monde à participer à la Journée missionnaire mondiale dimanche prochain, le 19 octobre.
C’est avec douleur que je suis les informations faisant état de nouvelles attaques violentes qui ont frappé plusieurs villes et infrastructures civiles en Ukraine, causant la mort d’innocents, dont des enfants. Mon cœur se joint à la souffrance de la population, qui vit depuis des années dans l’angoisse et le dénuement. Je renouvelle mon appel à mettre fin à la violence, à arrêter la destruction, à s’ouvrir au dialogue et à la paix.
Ces derniers jours, l’accord sur le début du processus de paix a apporté une lueur d’espérance en Terre Sainte. J’encourage les parties impliquées à poursuivre avec courage le chemin tracé, vers une paix juste, durable et respectueuse des aspirations légitimes du peuple israélien et du peuple palestinien. À Dieu, seule paix de l’humanité, nous demandons de guérir toutes les blessures et d’aider, par sa grâce, à accomplir ce qui semble humainement impossible aujourd’hui : redécouvrir que l’autre n’est pas un ennemi, mais un frère à regarder, à pardonner, à qui offrir l’espérance de la réconciliation.
Le chemin de Marie est à la suite de Jésus, et celui de Jésus va vers chaque être humain, en particulier vers ceux qui sont pauvres, blessés, pécheurs.
La spiritualité mariale est au service de l’Évangile : elle en révèle la simplicité. L’affection pour Marie de Nazareth fait de nous, avec elle, des disciples de Jésus, elle nous apprend à revenir vers Lui, à méditer et à relier les événements de la vie dans lesquels le Ressuscité nous visite encore et nous appelle.
Avec Marie, la mère de Jésus, persévérants et unis, nous ne nous lassons pas d’intercéder pour la paix, don de Dieu qui doit devenir notre conquête et notre engagement.
Regardons la Mère de Jésus et ce petit groupe de femmes courageuses près de la Croix, pour apprendre nous aussi à nous arrêter comme elles près des croix innombrables du monde, où le Christ est encore crucifié dans ses frères, afin d’y apporter réconfort, communion et aide.
La paix est désarmée et désarmante. Elle n’est pas dissuasion, mais fraternité, elle n’est pas ultimatum, mais dialogue. Elle n’ adviendra pas comme le fruit de victoires sur l’ennemi, mais comme le résultat d’une semence de justice et d’un pardon courageux.
En écoutant le cri du pauvre, nous sommes appelés à nous identifier au cœur de Dieu qui est attentif aux besoins de ses enfants, en particulier les plus démunis.
Ceux qui souffrent savent combien même un petit geste d’affection peut être important et quel soulagement il peut apporter. Aucun geste d’affection, même le plus petit, ne sera oublié par le Seigneur, surtout s’il est destiné à ceux qui souffrent, qui sont seuls, dans le besoin.
Il existe un besoin profond d’espérance et de paix qui habite le cœur de chaque homme et femme de notre temps. Vous, consacrés et consacrées, vous pouvez être des messagers de concorde par la parole et l’exemple, en tant que personnes qui portent en elles, par la grâce de Dieu, l’empreinte de la réconciliation et de l’unité.
Chaque être humain porte dans son cœur un profond désir de vérité, de sens et de communion avec les autres et avec Dieu. Ce désir jaillit du plus profond de notre être. C’est pourquoi le droit à la liberté religieuse n’est pas facultatif, mais essentiel.
« Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira » (Lc 11, 9). « Demander », en effet, c’est reconnaître dans la pauvreté que tout est don du Seigneur et rendre grâce pour tout ; « chercher » c’est s’ouvrir dans l’obéissance à la découverte, chaque jour, du chemin de sainteté à suivre selon les desseins de Dieu ; « frapper » c’est demander et offrir à ses frères les dons reçus avec un cœur chaste, en s’efforçant d’aimer tout le monde avec respect et gratuité.
Le travail d’un journaliste ne peut en aucun cas être considéré comme un crime, mais comme un droit qui doit être protégé. Le libre accès à l’information est un pilier qui soutient l’édifice de nos sociétés, et c’est pourquoi nous sommes appelés à le défendre et à le garantir.
Le Seigneur ressuscité vient à côté de chacun de nous, alors que nous parcourons nos chemins quotidiens et, avec une infinie délicatesse, il nous demande de nous laisser réchauffer le cœur. Avec patience, il attend le moment où nos yeux s’ouvriront pour voir son visage amical, capable de transformer la résignation en espérance.
La résurrection du Christ nous enseigne qu’il n’y a pas d’histoire si marquée par la déception ou le péché qu’elle ne puisse être visitée par l’espérance. Aucune chute n’est définitive, aucune nuit n’est éternelle, aucune blessure n’est destinée à rester ouverte pour toujours. Aussi éloignés, perdus ou indignes que nous puissions nous sentir, aucune distance ne peut éteindre la force de l’amour de Dieu.
La prochaine Journée Mondiale de la Jeunesse, que nous célébrerons le dimanche du Christ Roi, le 23 novembre, aura pour thème « Vous aussi, vous allez rendre témoignage, car vous êtes avec moi » (Jn 15, 27). Avec la force de l’Esprit Saint, en tant que pèlerins de l’espérance, nous nous préparons à devenir des témoins courageux du Christ.
En ce mois d’octobre, en contemplant avec Marie les mystères du Christ Sauveur, intensifions notre prière pour la paix : une prière qui se traduit par une solidarité concrète avec les populations martyrisées par la guerre. Merci aux nombreux enfants du monde entier qui se sont engagés à prier le Saint Rosaire pour cette intention.
Je continue d’être attristé par les immenses souffrances endurées par le peuple palestinien à Gaza. Au cours de ces dernières heures, dans la situation dramatique du Moyen-Orient, des progrès significatifs ont été réalisés dans les négociations de paix, qui, je l’espère, aboutiront dès que possible aux résultats escomptés. Je demande à tous les responsables de s’engager dans cette voie, de cessez-le-feu et de libérer les otages. Prions ensemble pour que les efforts en cours puissent mettre fin à la guerre et nous conduire vers une paix juste et durable.
J’exprime ma préoccupation face à la montée de la haine antisémite dans le monde, comme on l’a malheureusement vu avec l’attentat terroriste perpétré à Manchester il y a quelques jours.
Personne ne doit être contraint de partir, ni exploité ou maltraité en raison de sa situation de besoin ou d’étranger. La dignité humaine doit toujours passer avant tout !
Frères et sœurs, aujourd’hui s’ouvre une nouvelle ère missionnaire dans l’histoire de l’Église. Si, pendant longtemps, nous avons associé la mission au “départ”, au fait de partir vers des terres lointaines qui n’avaient pas connu l’Évangile ou qui vivaient dans la pauvreté, aujourd’hui, les frontières de la mission ne sont plus géographiques, car la pauvreté, la souffrance et le désir d’une plus grande espérance viennent à nous.
Il ne s’agit pas tant de “partir” que de “rester” pour annoncer le Christ à travers l’accueil, la compassion et la solidarité : rester sans nous réfugier dans le confort de notre individualisme, rester pour regarder en face ceux qui arrivent de terres lointaines et tourmentées, rester pour leur ouvrir les bras et le cœur, les accueillir comme des frères, être pour eux une présence de consolation et d’espérance.
Nous célébrons aujourd’hui le Jubilé du Monde Missionnaire et des Migrants. C’est une belle occasion de raviver en nous la conscience de la vocation missionnaire, qui naît du désir d’apporter à tous la joie et la consolation de l’Évangile, en particulier à ceux qui vivent une histoire difficile et blessée.
La foi ne s’impose pas par la puissance et de manière extraordinaire ; il suffit d’un grain de sénevé pour faire des choses impensables (cf. Lc17, 6), car il porte en lui la force de l’amour de Dieu qui ouvre les voies du salut.
Avec un amour infini, l’unique Dieu a créé toutes les choses, en nous donnant la vie : pour cela, saint François d’Assise appelle les créatures frère, sœur, mère. Seul un regard contemplatif peut changer notre relation avec les choses créées et nous faire sortir de la crise écologique en reconstruisant nos relations avec Dieu, avec le prochain et avec la terre.
Lorsque nous laissons les biens matériels nous dominer, nous risquons de sombrer dans la tristesse spirituelle. En revanche, choisir Dieu, c’est choisir l’espérance et une vie de pardon et de miséricorde.
La mentalité qui prévaut aujourd’hui tend à valoriser l’existence si elle produit richesse ou succès, oubliant que l’être humain est une créature limitée. C’est pourquoi la fragilité des personnes âgées est cachée ou relayée au second plan. Mais le vieillissement fait partie de la merveille que nous sommes. Cette fragilité, si nous avons le courage de la reconnaître, de l’accepter et d’en prendre soin, est un pont vers le ciel.
Le monde est un merveilleux cadeau composé de différentes formes de vie, qui nous ont été données afin qu’elles puissent s’entraider et se compléter mutuellement. Les différences ne sont pas un obstacle, mais une invitation à construire l’harmonie qui révèle la beauté de la Création.
Aujourd’hui plus que jamais, il est nécessaire de revenir au cœur, centre des sentiments et des émotions et siège de la liberté qui inclut la raison, mais la transcende et la transforme. Ce n’est qu’en revenant au cœur qu’une véritable conversion écologique peut avoir lieu, transformant le mode de vie personnel et communautaire.
Nous sommes une seule famille, avec un Père commun qui fait lever le soleil et tomber la pluie sur tous (Mt 5,45) ; nous habitons la même planète, dont nous devons prendre soin ensemble. Je renouvelle donc un appel pressant à l’unité autour de l’écologie intégrale et pour la paix !
Je suis attristé par les nouvelles qui nous parviennent de Madagascar concernant les violents affrontements entre les forces de l’ordre et les jeunes manifestants, qui ont causé la mort de certains d’entre eux et fait une centaine de blessés. Prions ensemble le Seigneur afin que toute forme de violence soit toujours évitée et que la recherche constante de l’harmonie sociale soit favorisée par la promotion de la justice et du bien commun.
Aujourd’hui, nous faisons mémoire de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Docteur de l’Église et patronne des missions. Que son exemple encourage chacun à suivre Jésus sur le chemin de la vie, en témoignant partout avec joie de l’Évangile.
Dieu pardonne, relève, redonne confiance. Tel est le cœur de la mission de l’Église : communiquer la joie de qui a été aimé alors qu’il ne le méritait pas. C’est cette force qui a fait naître et grandir la communauté chrétienne : des hommes et des femmes qui ont découvert la beauté du retour à la vie pour pouvoir la donner aux autres.
Novembre
Je tiens à remercier sincèrement les autorités civiles et religieuses, le peuple turc et le Patriarcat œcuménique pour l’accueil chaleureux et fraternel que vous m’avez réservé ces derniers jours. Marchons ensemble, dans la vérité et l’amitié, en comptant humblement sur l’aide de Dieu.
Catholiques et chrétiens orthodoxes doivent œuvrer ensemble pour promouvoir une utilisation responsable, au service du développement intégral des personnes, et une accessibilité universelle, pour que ces avantages ne soient pas réservés à un petit nombre de personnes et aux intérêts de quelques privilégiés.
La crise écologique exige une conversion spirituelle, personnelle et communautaire, pour changer de cap et sauvegarder la création. Catholiques et chrétiens orthodoxes, nous sommes tous appelés à collaborer pour promouvoir une nouvelle mentalité, dans laquelle chacun se sente gardien de la création que Dieu nous a confiée.
En cette période de conflits sanglants et de violences dans des lieux proches et lointains, les catholiques et les orthodoxes sont appelés à être des constructeurs de paix. Il s’agit d’agir et de faire des choix et des gestes qui édifient la paix, sans oublier que celle-ci n’est pas seulement le fruit d’un engagement humain, mais qu’elle est un don de Dieu.
Ce Voyage Apostolique m’offre l’occasion de remercier Dieu pour le courageux témoignage chrétien du peuple arménien au cours des siècles, souvent lors de circonstances tragiques. Je voudrais en outre exprimer ma vive gratitude au Seigneur pour les liens fraternels toujours plus étroits qui unissent l’Église Apostolique Arménienne à l’Église Catholique.
Nos pas se déplacent comme sur un pont qui unit la terre au Ciel et que le Seigneur a jeté pour nous. Gardons toujours les yeux fixés sur ses rives, pour aimer de tout notre cœur Dieu et nos frères, pour marcher ensemble et pour pouvoir nous retrouver, un jour, tous ensemble, dans la maison du Père.
En faisant mémoire du premier Concile de Nicée, et inspirés par la prière de Jesus pour que tous ces disciples soient un (Jn 17,21), nous sommes encouragés dans notre engagement à rechercher le rétablissement de la pleine communion entre tous les chrétiens, une tâche que nous entreprenons avec l’aide de Dieu.
Je suis profondément reconnaissant à Sa Sainteté Bartholomée qui, avec beaucoup de sagesse, a décidé que nous commémorerions ensemble le 1700e anniversaire du Concile de Nicée. Que Dieu écoute la prière que nous Lui adressons aujourd’hui et qu’Il accorde à cet anniversaire important de porter des fruits abondants de réconciliation, d’unité et de paix.
Plus nous sommes réconciliés, plus nous, chrétiens, pouvons rendre un témoignage crédible à l’Évangile de Jésus-Christ, qui est une annonce d’espérance pour tous, un message de paix et de fraternité universelle dépassant les frontières de nos communautés et de nos nations.
La foi «en un seul Seigneur, Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles […] consubstantiel au Père» (Credo de Nicée) est un lien profond qui unit déjà tous les chrétiens. Sous la conduite de l’Esprit Saint, dans l’amour réciproque et le dialogue, nous sommes tous invités à surmonter le scandale des divisions et à nourrir le désir de l’unité pour laquelle le Seigneur Jésus a prié et donné sa vie.
Le Concile de Nicée nous rappelle que Jésus-Christ n’est pas une figure du passé, il est le Fils de Dieu présent parmi nous, qui guide l’histoire vers l’avenir que Dieu nous a promis.
En se révélant, Dieu a établi un pont entre le ciel et la terre : il l’a fait pour que notre cœur change, devenant semblable au sien.
Je suis heureux de commencer les voyages apostoliques de mon pontificat par la Turquie, car cette terre est indissociablement liée aux origines du christianisme et elle appelle aujourd’hui les fils d’Abraham et l’humanité tout entière à une fraternité qui reconnaît et apprécie les différences.
Prions ensemble pour que les chrétiens qui vivent dans des contextes de guerre ou de conflit, en particulier au Proche-Orient, puissent être des semences de paix, de réconciliation et d’espérance.
Demain, je me rendrai en Turquie puis au Liban pour rendre visite aux chères populations de ces pays riches d’histoire et de spiritualité. Ce sera également l’occasion de commémorer les 1700 ans du Concile de Nicée et de rencontrer la communauté catholique, nos frères chrétiens et ceux d’autres religions. Je vous demande de m’accompagner par la prière.
Dieu reste fidèle pour toujours à son dessein d’amour et de vie ; il ne se lasse pas de soutenir l’humanité même lorsque, à l’instar de Caïn, elle obéit à l’instinct aveugle de la violence dans les guerres, les discriminations, les racismes, les multiples formes d’esclavage.
Servir Dieu dans les plaies des souffrants conduit à la rencontre avec Lui. La vie selon l’Évangile est ainsi : c’est une passion pour Dieu et pour l’homme, qui conduit à aimer avec la même intensité le ciel et la terre.
Aujourd’hui, dans les diocèses du monde entier, on célèbre la Journée Mondiale de la Jeunesse. Je bénis et j’embrasse spirituellement tous ceux qui participent aux différentes célébrations et initiatives. En cette fête du Christ Roi, Prions ensemble pour que chaque jeune découvre la beauté et la joie de Le suivre, Lui, le Seigneur, et de se consacrer à son Royaume d’amour, de justice et de paix !
C’est avec une immense tristesse que j’ai appris la nouvelle des enlèvements de prêtres, de fidèles et d’étudiants au Nigeria et au Cameroun. Je ressens une grande douleur, surtout pour les nombreux jeunes gens et jeunes filles séquestrés et pour leurs familles angoissées. Je lance un appel pressant pour que les otages soient immédiatement libérés et j’exhorte les autorités compétentes à prendre les décisions appropriées et opportunes pour assurer leur libération. Prions ensemble pour nos frères et sœurs, et pour que les églises et les écoles restent toujours et partout des lieux de sécurité et d’espérance.
Le chant est une expression naturelle et complète de l’être humain : l’esprit, les sentiments, le corps et l’âme s’y unissent pour communiquer les grandes choses de la vie. Comme nous le rappelle saint Augustin : “le chant est propre à celui qui aime”.
Alors que je m’apprête à effectuer mon voyage apostolique en Turquie, je souhaite, par cette Lettre, encourager dans toute l’Église un élan renouvelé dans la profession de foi dont la vérité, qui constitue depuis des siècles le patrimoine commun des chrétiens, mérite d’être confessée et approfondie d’une manière toujours nouvelle et actuelle.
Dans l’unité de la foi, proclamée depuis les origines de l’Église, les chrétiens sont appelés à marcher ensemble, en gardant et en transmettant avec amour et joie le don reçu. Celui-ci est exprimé dans les paroles du Credo : « Nous croyons en Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, descendu du ciel pour notre salut », formulées par le Concile de Nicée, premier événement œcuménique de l’histoire du christianisme, il y a 1700 ans.
La musique et le chant liés au domaine liturgique sont une forme de prière, une perception de l’attrait du beau qui élève vers Dieu et unit les cœurs dans la louange. Saint Cécile, patronne de la musique et du chant, dont nous célébrons aujourd’hui la mémoire, soutient la mission des chœurs et des chorales.
Espérer, c’est prendre position, comme Jésus, avec Jésus. Son feu est notre feu. Que le Jubilé le ravive !
Je tiens à rappeler aux pêcheurs, à l’occasion de la journée mondiale de la pêche, qui a lieu aujourd’hui : que Marie, Étoile de la mer, protège les pêcheurs et leurs familles.
Aujourd’hui, en la mémoire liturgique de la Présentation de la Bienheureuse Vierge Marie, nous célébrons la Journée Pro Orantibus. Que tous les frères et sœurs de la vie contemplative puissent bénéficier de la solidarité concrète et de l’aide efficace de la communauté ecclésiale afin d’assurer leur subsistance et la continuité de leur apostolat silencieux, fécond et irremplaçable.
Une Église synodale, qui chemine dans les sillons de l’histoire en affrontant les défis émergents de l’évangélisation, a besoin de se renouveler constamment.
Garder les yeux fixés sur le visage de Jésus nous rend capables de regarder les visages de nos frères. C’est son amour qui nous pousse vers eux. Et la foi en Lui, notre paix, exige de nous d’offrir à tous le don de sa paix.
Si nous le lui permettons, le Christ peut transformer toutes nos relations : avec Dieu, avec les autres et avec la Création. En tant que disciples de Jésus, nous sommes appelés à promouvoir des styles de vie et des politiques axés sur la protection de la dignité humaine et de toute la Création. Demandons la grâce de voir nos efforts à travers le regard de la Résurrection et de pouvoir apporter au monde l’espérance et la joie de Pâques.
Aujourd’hui, nous célébrons la Journée mondiale des pauvres. Je remercie tous ceux qui, dans les diocèses et les paroisses, ont promu des initiatives de solidarité avec les plus démunis. Et idéalement, en cette journée, je remets l’exhortation apostolique Dilexi te, « Je t’ai aimé », sur l’amour envers les pauvres, document que le pape François préparait au cours des derniers mois de sa vie et que j’ai achevé avec une grande joie.
Je suis avec douleur les informations faisant état des attaques qui continuent de frapper de nombreuses villes ukrainiennes, y compris Kiev. Elles font des victimes et des blessés, parmi lesquels des enfants, et causent d’importants dégâts aux infrastructures civiles, laissant des familles sans abri alors que le froid s’installe. J’assure ma proximité à la population si durement éprouvée. Nous ne pouvons nous habituer à la guerre et à la destruction ! Prions ensemble pour une paix juste et stable dans cette Ukraine martyrisée.
Dans différentes parties du monde, les chrétiens sont victimes de discriminations et de persécutions. Je pense en particulier au Bangladesh, au Nigeria, au Mozambique, au Soudan et à d’autres pays, d’où nous parviennent souvent des nouvelles d’attaques contre des communautés et des lieux de culte. Dieu est un Père miséricordieux et il veut la paix entre tous ses enfants ! J’accompagne dans la prière les familles du Kivu, en République démocratique du Congo, où un massacre de civils a eu lieu ces derniers jours. Prions pour que toute violence cesse et que les croyants collaborent pour le bien commun.
J’exhorte les chefs d’État et les Responsables des nations à écouter le cri des plus pauvres. Il ne peut y avoir de paix sans justice, et les pauvres nous le rappellent de multiples façons, par leurs migrations comme par leur cri, souvent étouffé par le mythe d’un bien-être et d’un progrès qui ne tiennent pas compte de chacun.
L’Église, encore aujourd’hui, peut-être surtout en cette époque encore marquée par des pauvretés anciennes et nouvelles, veut être « mère des pauvres, un lieu d’accueil et de justice »
Dans les persécutions, les souffrances, les fatigues et les oppressions de la vie et de la société, Dieu ne nous laisse pas seuls. Dieu est toujours du côté des plus petits, des orphelins, des étrangers et des veuves.
Les théâtres de guerre, malheureusement présents dans différentes régions du monde, semblent nous conforter dans un sentiment d’impuissance. L’Évangile, en revanche, nous dit que le Seigneur vient nous sauver précisément dans les bouleversements de l’histoire.
L’Evangile du jour (Lc 21, 5-19) nous invite à réfléchir sur les aléas de l’histoire et sur la fin des choses. Les paroles de Jésus annoncent cependant que l’agression du mal ne peut détruire l’espérance de ceux qui ont confiance en Lui. Plus l’heure est sombre comme la nuit, plus la foi brille comme le soleil.
Nous avons certainement beaucoup à recevoir de cette source de sagesse qu’est l’expérience des pauvres. Ce n’est qu’en mettant en relation nos plaintes avec leurs souffrances et leurs privations que nous pouvons recevoir une réprimande qui nous invite à simplifier notre vie.
Ayant grandi dans une extrême précarité, apprenant à survivre dans les conditions les plus défavorables, faisant confiance à Dieu avec la certitude que personne d’autre ne les prend au sérieux, s’aidant mutuellement dans les moments les plus sombres, les pauvres ont appris beaucoup de choses qu’ils gardent dans le mystère de leur cœur.
Les plus pauvres ne sont pas seulement l’objet de notre compassion, mais les témoins de l’Évangile. Il ne s’agit pas de «leur apporter» Dieu, mais de le rencontrer en eux. Servir les pauvres n’est pas un geste à faire «d’en haut vers le bas», mais une rencontre entre égaux, où le Christ est révélé et adoré.
La doctrine sociale de l’Église n’est ni une théorie abstraite, ni une utopie irréalisable, mais un chemin possible qui transforme la vie des personnes et des institutions en plaçant le Christ au centre de toute activité humaine.
La sainteté doit s’épanouir précisément là où sont prises les décisions qui influencent la vie de milliers de familles : le monde a besoin d’entrepreneurs et de dirigeants qui, par amour pour Dieu et pour leur prochain, œuvrent en faveur d’une économie au service du bien commun. On peut être entrepreneur et saint, l’efficacité économique et la fidélité à l’Évangile ne s’excluent pas mutuellement, et la charité peut même pénétrer les structures industrielles et financières.
Notre humanité s’épanouit pleinement lorsque nous sommes et vivons ensemble, lorsque nous parvenons à expérimenter des liens authentiques, non formels, avec les personnes qui nous entourent. Si nous sommes repliés sur nous-mêmes, nous risquons de tomber malades de solitude, et même d’un narcissisme qui ne se soucie des autres que par intérêt.
Nous ne pouvons répondre aux exigences de la vocation que nous avons reçue que si nous plaçons le Christ au centre de notre existence et de notre mission, en partant de cet acte de foi qui nous fait reconnaître en Lui le Sauveur et en le traduisant dans la prière, l’étude, l’engagement d’une vie sainte.
Le Seigneur ne se laisse pas vaincre en générosité envers ceux qui le servent dans les plus démunis : plus grand est l’amour pour les pauvres, plus grande est la récompense de Dieu.
Le développement technologique a apporté et continue à apporter des avantages significatifs à l’humanité. Pour garantir un vrai progrès, il est fondamental que la dignité humaine et le bien commun demeurent la priorité absolue pour tous, tant pour les individus que pour les organismes publics : nous ne devons jamais oublier la « dignité ontologique qui concerne la personne en tant que telle par le simple fait d’exister et d’être voulue, créée et aimée par Dieu ».
Ces derniers jours, nous avons prié pour les défunts et parmi eux, malheureusement, nombreux sont ceux qui ont été tués dans les combats et les bombardements, alors qu’ils étaient des civils, des enfants, des personnes âgées, des malades. Si l’on veut vraiment honorer leur mémoire, il faut un cessez-le-feu et s’engager pleinement dans les négociations.
En travaillant de toutes nos forces au service du Royaume de Dieu, ne soyons ni pressés ni superficiels : creusons en profondeur, libérés des critères du monde qui, trop souvent, exige des résultats immédiats, car il ne connaît pas la sagesse de l’attente.
L’Évangile du jour (Jn 2,13-22) nous rappelle que le véritable sanctuaire de Dieu est le Christ mort et ressuscité. Unis à Lui, nous sommes nous aussi des pierres vivantes de cet édifice spirituel.
En ce jour de la Dédicace de la Basilique du Latran, nous contemplons le mystère de l’unité et de la communion avec l’Église de Rome, appelée à être la mère qui prend soin avec sollicitude de la foi et du cheminement des chrétiens dispersés dans le monde.
L’espérance, c’est témoigner que la terre peut vraiment ressembler au ciel. Tel est le message du jubilé.
L’économie de la communication ne peut et ne doit pas dissocier son destin de celui de la vérité. La transparence des sources et de la propriété, la responsabilité, la qualité, la clarté et l’objectivité sont les clés qui permettent d’ouvrir véritablement à tous les peuples le droit à la citoyenneté.
Le monde a besoin d’entrepreneurs et de communicateurs honnêtes et courageux, soucieux du bien commun. On entend parfois dire : « Les affaires sont les affaires ! ». En réalité, ce n’est pas le cas. Personne n’est absorbé par une organisation au point d’en devenir un simple rouage ou une simple fonction. Et il n’y a pas non plus de véritable humanisme sans esprit critique, sans le courage de se poser des questions : où allons-nous ? Pour qui et pour quoi travaillons-nous ? Comment rendons-nous le monde meilleur ?
L’innovation technologique peut être une forme de participation à l’acte divin de la création. En tant que telle, elle revêt une importance éthique et spirituelle, car chaque choix de conception exprime une vision de l’humanité. L’Église appelle donc tous les concepteurs de l’IA à cultiver le discernement moral comme un élément fondamental de leur travail, afin de développer des systèmes qui reflètent la justice, la solidarité et un véritable respect de la vie.
Prions ensemble pour tous ceux qui sont éprouvés par les conflits armés dans différentes parties du monde ; je pense en particulier à la Birmanie et j’exhorte la communauté internationale à ne pas oublier la population birmane et à lui fournir l’aide humanitaire nécessaire.
Face à notre fragile humanité, l’annonce pascale devient soin et guérison, elle nourrit l’espérance face aux défis effrayants que la vie nous pose chaque jour, tant au niveau personnel que planétaire. Dans la perspective de Pâques, la Via Crucis – le Chemin de Croix se transforme en Chemin de Lumière – Via Lucis.
Au cours du mois de novembre, nous prions tout particulièrement pour le repos éternel des fidèles défunts. Que le Seigneur ressuscité leur accorde sa miséricorde, et que l’espérance que nous donne notre foi en la résurrection garde nos yeux et nos cœurs tournés vers la joie du Ciel.
Prions ensemble pour que les personnes qui luttent contre des pensées suicidaires trouvent dans leur communauté le soutien, l’aide et l’amour dont elles ont besoin et s’ouvrent à la beauté de la vie.
Le bien-aimé Pape François et les frères cardinaux et évêques qui nous ont quittés cette année et pour lesquels nous avons célébré aujourd’hui l’Eucharistie, ont vécu, témoigné et enseigné cette espérance pascale. Le Seigneur les a appelés et les a désignés pasteurs dans son Église, et par leur ministère, ils ont guidé beaucoup de personnes sur le chemin de l’Évangile.
Les chrétiens n’appellent pas les lieux de sépulture « nécropoles », c’est-à-dire « cités des morts », mais « cimetières », qui signifie littéralement « dortoirs », lieux où l’on repose en attendant la résurrection.
La charité vainc la mort. Dans la charité, Dieu nous réunira avec nos proches. Et si nous marchons dans la charité, notre vie devient une prière qui s’élève et nous unit aux défunts, nous rapproche d’eux, dans l’attente de les retrouver dans la joie de l’éternité.
La foi chrétienne, fondée sur la Pâque du Christ, nous aide à vivre la mémoire comme une espérance future. Cette « espérance future » anime notre souvenir et notre prière en ce jour. C’est l’espérance fondée sur la résurrection de Jésus, qui a vaincu la mort et nous a ouvert le passage vers la plénitude de la vie.
Prions ensemble également pour la Tanzanie, où, après les récentes élections politiques, des affrontements ont éclaté, faisant de nombreuses victimes. J’invite tout le monde à éviter toute forme de violence et à emprunter la voie du dialogue.
C’est avec une grande douleur que je suis les nouvelles tragiques qui nous parviennent du Soudan. Les violences aveugles contre les femmes et les enfants, les attaques contre des civils sans défense et les graves obstacles à l’action humanitaire causent des souffrances inacceptables. Prions ensemble pour que le Seigneur accueille les défunts, soutienne ceux qui souffrent et touche le cœur des responsables. Je renouvelle mon appel pressant aux parties concernées pour un cessez-le-feu et l’ouverture urgente de couloirs humanitaires. Enfin, j’invite la communauté internationale à intervenir avec détermination et générosité.
Que la visite au cimetière soit pour nous tous une invitation à la mémoire et à l’attente. Ne restons pas enfermés dans le passé, dans les larmes de la nostalgie ! Ne restons pas non plus enfermés dans le présent, comme dans un tombeau ! Que la voix familière de Jésus atteigne tout le monde, car c’est la seule qui vient de l’avenir. Il nous appelle par notre nom, il nous prépare une place.
Nous connaissons intimement le souci de Dieu de ne perdre personne chaque fois que la mort semble nous faire perdre à jamais une voix, un visage, un monde entier. En effet, chaque personne est un monde entier.
Le souci principal de Dieu est que personne ne soit perdu à jamais, que chacun ait sa place et brille dans son unicité.
Je prie pour que l’éducation catholique aide chacun à découvrir sa vocation à la sainteté. Saint Augustin, que saint John Henry Newman appréciait tant, a dit un jour que nous sommes des compagnons d’étude qui n’avons qu’un seul Maître, dont l’école est sur terre et la chaire au ciel.
La vie ne s’illumine pas parce que nous sommes riches, beaux ou puissants. Elle s’illumine lorsque nous découvrons en nous cette vérité : je suis appelé par Dieu, j’ai une vocation, j’ai une mission, ma vie sert à quelque chose de plus grand que moi !
En cette solennité de la Toussaint, c’est une grande joie d’inscrire saint John Henry Newman parmi les docteurs de l’Église et, en même temps, à l’occasion du Jubilé du monde éducatif, de le nommer co-patron, avec saint Thomas d’Aquin, de tous ceux qui participent au processus éducatif.
Décembre
Dieu aime espérer avec le cœur des plus petits, et il le fait en les associant à son dessein de salut. Plus ce dessein est beau, plus grande est l’espérance. C’est ainsi que le monde avance, porté par l’espérance de tant de gens simples, inconnus, mais pas de Dieu.
Ce soir, nous chanterons le Te Deum d’action de grâce pour les nombreux dons que nous avons reçus de Dieu tout au long de l’année. Nous sommes également appelés à évaluer notre réponse et à implorer la miséricorde divine, à l’exemple des nombreux pèlerins qui ont franchi la Porte Sainte en quête de pardon.
Dans la lumière de la Nativité du Seigneur, continuons à prier pour la paix. Aujourd’hui, en particulier, prions pour les familles qui souffrent à cause de la guerre, pour les enfants, les personnes âgées, les plus fragiles. Confions-nous ensemble à l’intercession de la Sainte Famille de Nazareth.
Aujourd’hui, nous célébrons la Fête de la Sainte Famille. Alors que nous contemplons ce mystère avec émerveillement et gratitude, pensons à nos familles et à la lumière qu’elles peuvent apporter à la société dans laquelle nous vivons.
En la mémoire de saint Étienne, premier martyr, nous invoquons son intercession afin qu’il fortifie notre foi et soutienne les communautés qui souffrent le plus pour leur témoignage chrétien. Que son exemple de douceur, de courage et de pardon accompagne tous ceux qui œuvrent dans des situations de conflit pour promouvoir le dialogue, la réconciliation et la paix.
Aujourd’hui, c’est le “Noël” de Saint Étienne. Le martyre est une naissance au ciel : en effet, même dans la mort, un regard de foi ne voit plus seulement l’obscurité. Tout ce qu’Étienne fait et dit représente l’amour divin apparu en Jésus, la Lumière qui brille dans nos ténèbres.
En ce jour saint, ouvrons notre cœur à nos frères et sœurs qui sont dans le besoin et dans la peine. Ce faisant, nous l’ouvrons à l’Enfant Jésus qui nous accueille à bras ouverts et nous révèle sa divinité.
En se faisant homme, Jésus prend sur Lui notre fragilité, Il s’identifie à chacun de nous : à ceux qui n’ont plus rien et ont tout perdu, à ceux qui sont en proie à la faim et à la pauvreté, à ceux qui fuient leur terre pour chercher un avenir ailleurs, à ceux qui ont perdu leur emploi et ceux qui en cherchent un, à ceux qui sont exploités, à ceux qui sont en prison et vivent souvent dans des conditions inhumaines.
Nous supplions l’Enfant de Bethléem d’accorder la paix et la consolation aux les victimes de toutes les guerres en cours dans le monde, en particulier celles qui sont oubliées, et pour tous ceux qui souffrent à cause de l’injustice, de l’instabilité politique, de la persécution religieuse et du terrorisme.
Le Fils de Dieu, par qui tout a été créé, n’est pas accueilli et son berceau est une pauvre mangeoire d’animaux. Le Verbe éternel du Père, que les cieux ne peuvent contenir, a choisi de venir au monde ainsi. Par amour, il a accepté la pauvreté et le rejet et il s’est identifié à ceux qui sont mis au rebut et exclus.
Avec sa grâce, nous pouvons et devons tous faire notre part pour rejeter la haine, la violence, la confrontation et pratiquer le dialogue, la paix, la réconciliation.
L’Évangile ne cache pas la résistance des ténèbres à la lumière, il décrit le chemin de la Parole de Dieu comme une route impraticable, semée d’embûches.
En l’enfant Jésus, Dieu donne au monde une vie nouvelle: la sienne, pour tous. Ce n’est pas une solution à tous les problèmes, mais une histoire d’amour qui nous touche. Cet amour suffira-t-il à changer notre histoire ?
Dans la crèche, l’imagination populaire a souvent inséré de nombreux personnages tirés de la vie quotidienne, qui peuplent l’espace autour de la grotte. Ils nous rappellent que toutes nos activités, nos occupations quotidiennes acquièrent leur plein sens dans le dessein de Dieu, qui a son centre en Jésus-Christ.
La mission et la communion sont possibles si nous remettons le Christ au centre.
Toute vocation dans l’Église naît d’une rencontre personnelle avec le Christ… Avant tout engagement, avant toute bonne aspiration personnelle, avant tout service, il y a la voix du Maître qui appelle : « Viens et suis-moi »
Pitié et charité, miséricorde et abandon : telles sont les vertus de saint Joseph que l’évangile du jour nous propose, afin qu’elles nous accompagnent durant ces derniers jours de l’Avent. Ce sont des attitudes qui éduquent le cœur à la rencontre avec le Christ et avec nos frères, et qui peuvent nous aider à devenir, les uns pour les autres, une crèche accueillante, une maison hospitalière, un signe de la présence de Dieu.
Même si l’année jubilaire touche à sa fin, l’espérance que nous avons recherchée et reçue ne s’éteint pas. Nous avons toujours besoin d’espérance, car sans elle nous sommes morts ; mais avec elle, nous pouvons naître et renaître. En effet, l’espérance est plus forte que les menaces et la violence, car elle engendre la vie, la vie de Dieu.
Avant la sainte nuit de Noël, pensez à une personne avec laquelle vous pourriez faire la paix : ce sera un cadeau plus précieux que ceux que l’on peut acheter, car la paix est un don que l’on ne trouve que dans le cœur.
La naissance du Prince de la paix (Is 9,6) nous révèle le sens authentique de ce mot, paix, qui n’est pas seulement l’absence de guerres, mais une amitié entre les peuples fondée sur la justice. Nous souhaitons tous cette paix pour les nations meurtries par les conflits, mais rappelons-nous que la concorde et le respect commencent dans nos relations quotidiennes.
La paix existe, elle veut habiter en nous, elle a le doux pouvoir d’éclairer et dilater l’intelligence, elle résiste à la violence et la surmonte. La paix a le souffle de l’éternel : tandis qu’on crie « assez » au mal, on murmure « pour toujours » à la paix. C’est dans cette perspective que le Ressuscité nous a introduits.
Saint Augustin décrivait nos cœurs comme sans repos. Cette inquiétude est orientée vers le ciel, dont les portes nous sont ouvertes grâce à l’Incarnation, à la Passion, à la mort et à la Résurrection de Jésus-Christ. Si nous entrons dans le dynamisme de son amour et de sa grâce, il sera victorieux en nous – non seulement à l’heure de notre mort, mais aussi aujourd’hui, dès maintenant, et chaque jour à venir.
Devant chaque crèche, même celles réalisées dans nos maisons, nous revivons la naissance de Jésus et redécouvrons la nécessité de chercher des moments de silence et de prière dans notre vie, pour nous retrouver et entrer en communion avec Dieu.
Prions ensemble pour ceux qui souffrent à cause de la guerre et de la violence; en particulier aujourd’hui, je désire confier au Seigneur les victimes du massacre terroriste survenue hier à Sydney contre la communauté juive. Assez de ces formes de violences antisémites! Nous devons éliminer la haine de nos cœurs.
Je suis avec une vive inquiétude la reprise des affrontements dans la partie orientale de la République Démocratique du Congo. Tout en exprimant ma proximité avec la population, j’exhorte les parties en conflit à cesser toute forme de violence et à rechercher un dialogue constructif, dans le respect des processus de paix en cours.
À l’approche de la clôture de l’Année jubilaire, nous devons reconnaître que, malgré les efforts d’un grand nombre, il y a encore beaucoup à faire en ce sens, également dans le monde carcéral. Nombreux sont ceux en effet qui ne comprennent pas encore qu’il faut pouvoir se relever après une chute, qu’aucun être humain ne se résume à ses actes et que la justice est toujours un processus de réparation et de réconciliation.
Jean-Baptiste, tout en prêchant et en baptisant, invitait le peuple à se convertir pour entrer en possession de la nouvelle “terre promise”, c’est-à-dire un cœur réconcilié avec Dieu et avec les frères.
Noël nous rappelle que Dieu, pour se manifester, ne se sert pas de décors imposants, ne se montre pas de loin, mais se fait proche; il ne reste pas un point inaccessible du ciel mais nous rejoint dans le cœur même de nos petites histoires. Il nous révèle, de cette façon, que la vie quotidienne, comme elle est, peut devenir le lieu de la rencontre avec Lui.
Au milieu des conflits incessants, des injustices et de souffrances qui cherchent à être soulagées, Notre Dame de Guadalupe proclame le cœur de son message : « Ne suis-je pas là, moi qui suis ta mère ? ». C’est la voix qui fait résonner la promesse de la fidélité divine, la présence qui soutient lorsque la vie devient insupportable.
Chaque être humain et chaque religion sont appelés à promouvoir la fraternité. À une époque marquée par des conflits et des divisions croissants, nous avons besoin de témoins authentiques de la bonté humaine et de la charité qui nous rappellent que nous sommes tous frères et sœurs. Les mots ne suffisent pas. En effet, l’amour et les convictions les plus profondes doivent être nourris, et cela passe par des gestes.
L’archéologie chrétienne est une manière de faire parler les silences de l’histoire, de redonner leur dignité à ceux qui ont été oubliés, de mettre en lumière la sainteté anonyme de tant de fidèles qui ont fait l’Église.
Les riches principes éthiques et les modèles de pensée qui constituent le patrimoine intellectuel de l’Europe chrétienne sont essentiels pour préserver les droits donnés par Dieu et la dignité inhérente à chaque personne humaine, de la conception à la mort naturelle. Ils sont également fondamentaux pour répondre aux défis posés par la pauvreté, l’exclusion sociale, la privation économique, ainsi que par la crise climatique, la violence et les guerres en cours.
Prier pour comprendre ce qui est bénéfique en vue du royaume des cieux, et se détacher du superflu qui nous lie aux choses éphémères, voilà le secret d’une vie authentique, conscients que notre passage sur terre nous prépare à l’éternité.
Le don de l’Immaculée Conception est grand, mais le don du Baptême que nous avons reçu l’est tout autant ! Le “oui” de la Mère du Seigneur est merveilleux, mais le nôtre peut l’être aussi, renouvelé chaque jour fidèlement, avec gratitude, humilité et persévérance, dans la prière et dans les œuvres concrètes de l’amour.
Le prophète Isaïe compare le Royaume des Cieux à un rejeton : une image qui n’évoque ni la puissance ni la destruction, mais la naissance et la nouveauté. C’est l’expérience que l’Église a vécue lors du Concile Vatican II clôturé il y a exactement soixante ans : une expérience qui se renouvelle lorsque nous marchons ensemble vers le Royaume de Dieu, tous désireux de l’accueillir et de le servir.
L’Evangile du jour (Mt 3,1-12) nous annonce la venue du Royaume de Dieu pour se préparer à la rencontre avec Celui qui juge, non pas les apparences mais les œuvres et les intentions du cœur.
Dieu souhaite que nous participions à son œuvre de salut ici sur la terre. En cette période de l’Avent, préparons nos cœurs non seulement à reconnaître les façons dont Dieu vient à notre rencontre, mais aussi à comprendre comment il nous invite à participer à sa vie.
La paix n’est pas seulement l’absence de conflit, mais un don actif et exigeant, qui se construit dans le cœur et à partir du cœur. Elle nous invite à renoncer à l’orgueil et à la vengeance, et à résister à la tentation d’utiliser les mots comme des armes. Cette vision de la paix est devenue encore plus urgente, car les tensions géopolitiques et la fragmentation continuent de s’intensifier, pesant sur les nations et mettant à l’épreuve les liens de la famille humaine.
e voudrais que nous nous souvenions des paroles du Seigneur : «Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40). Il en est ainsi ! Si nous aimons concrètement ceux qui ont faim et soif, ceux qui sont sans vêtements, malades, étrangers, emprisonnés, nous aimons le Seigneur.
L’être humain est appelé à être un collaborateur dans l’œuvre de la création, et non un simple consommateur passif de contenus produits par une technologie artificielle. Notre dignité réside dans notre capacité à réfléchir, à choisir librement, à aimer gratuitement, à entrer en relation authentique avec l’autre. Reconnaître et respecter ce qui caractérise la personne humaine et garantit son développement harmonieux est essentiel pour établir un cadre approprié permettant de gérer les implications de l’intelligence artificielle.
Je rends grâce au Seigneur de m’avoir permis de partager ces journées avec vous, tout en portant dans mon cœur vos souffrances et vos espérances. Avançons ensemble. Nous espérons impliquer dans cet esprit de fraternité et d’engagement pour la paix tout le Moyen-Orient, même ceux qui se considèrent aujourd’hui comme des ennemis. Que Dieu bénisse le Liban, vous tous, le Moyen-Orient et l’humanité tout entière !
Chacun doit faire sa part et nous devons tous unir nos efforts pour que le Liban retrouve sa splendeur. Et nous n’avons qu’un seul moyen de le faire : désarmons nos cœurs, faisons tomber les armures de nos fermetures ethniques et politiques, ouvrons nos confessions religieuses à la rencontre réciproque, réveillons au plus profond de nous-mêmes le rêve d’un Liban uni, où triomphent la paix et la justice, où tous puissent se reconnaître frères et sœurs.
La brève visite au port de Beyrouth, où l’explosion a dévasté non seulement un lieu, mais aussi de nombreuses vies, m’a profondément touché. J’ai prié pour toutes les victimes et je porte en moi la douleur et la soif de vérité et de justice de tant de familles, de tout un pays.
Le Royaume que Jésus vient inaugurer est un germe, un petit rameau qui pousse sur un tronc et qui promet la renaissance quand tout semble mourir. C’est ainsi que le Messie est annoncé et, venant dans la petitesse d’un germe, il ne peut être reconnu que par les petits, par ceux qui, sans grandes prétentions, savent reconnaître les détails cachés, les traces de Dieu dans une histoire apparemment perdue.
Le Liban, fleurira à nouveau belle et vigoureuse comme le cèdre, symbole de l’unité et de la fécondité du peuple. La force du cèdre réside dans ses racines. De la même manière, tout le bien que nous voyons aujourd’hui dans la société libanaise est le résultat du travail humble, caché et honnête de nombre d’acteurs du bien, de nombre de bonnes racines. Puisez dans les bonnes racines de l’engagement de ceux qui servent la société. Soyez la sève d’espérance que le pays attend !
L’histoire du Liban est tissée de pages glorieuses, mais elle est aussi marquée par des blessures profondes qui ont du mal à cicatriser. Très chers jeunes, vous regrettez peut-être d’avoir hérité d’un monde lacéré par les guerres et défiguré par les injustices sociales. Pourtant, il y a en vous une espérance, un don qui semble désormais nous échapper, à nous les adultes.
C’est une mission qui reste inchangée tout au long de l’histoire du Liban : témoigner de la vérité pérenne selon laquelle les chrétiens, les musulmans, les druzes et tant d’autres peuvent vivre ensemble et construire un pays uni par le respect et le dialogue.
Si nous voulons construire la paix, ancrons-nous au ciel et, fermement orientés vers lui, aimons sans craindre de perdre ce qui passe, et donnons sans mesure.
Aujourd’hui nous voulons confier à l’intercession de saint Charbel les besoins de l’Église, du Liban et du monde. Pour l’Église, nous demandons l’unité. Et pour le monde, nous demandons la paix. Nous l’implorons tout particulièrement pour le Liban et pour tout le Levant. Mais il n’y a pas de paix sans conversion des cœurs. Que saint Charbel nous aide donc à nous tourner vers Dieu et à demander le don de la conversion pour chacun de nous.
C’est une grande joie pour moi de visiter le Lian, où «paix» est bien plus qu’un simple mot, car ici la paix est un désir et une vocation ; c’est un don et un travail en cours. Dans cette optique, je souhaite rappeler les paroles de Jésus qui ont été choisies comme thème central de mon voyage : «Heureux les artisans de paix !» (Mt 5, 9)
Janvier
Je vous encourage à participer à mon Réseau mondial de prière, qui rassemble des personnes de cultures, de langues et de charismes différents dans une mission commune. J’invite tout particulièrement les jeunes à y participer, afin qu’ils puissent constituer la prochaine génération d’intercesseurs pour les besoins du monde entier.
Nous sommes tous des vies en chemin, et Dieu continue d’inspirer ses rêves par l’intermédiaire des prophètes d’hier et d’aujourd’hui, afin de libérer l’humanité des anciennes et nouvelles formes d’esclavage, associant jeunes et moins jeunes, pauvres et riches, hommes et femmes, saints et pécheurs, aux œuvres de sa miséricorde et aux merveilles de sa justice. Le Seigneur ne fait pas de bruit, et pourtant son Royaume germe et s’étend aux quatre coins du monde.
La Sainte Écriture, Parole inspirée par Dieu, et la Sainte Tradition, mémoire vivante de l’Église, sont intimement liées entre elles et forment le dépôt unique de la foi. Ce dépôt nous aide à naviguer dans les complexités de la vie pour atteindre notre demeure éternelle au ciel.
Aujourd’hui, Journée de la Mémoire, je tiens à rappeler que l’Église reste fidèle à la position ferme de la déclaration Nostra Aetate contre toutes les formes d’antisémitisme et rejette toute discrimination ou harcèlement fondé sur l’origine ethnique, la langue, la nationalité ou la religion.
Puisse l’Esprit Saint trouver en nous l’intelligence docile pour communiquer d’une seule voix la foi aux hommes et aux femmes de notre temps !
Prions pour la paix : en Ukraine, au Moyen-Orient et dans toutes les régions où, malheureusement, on se bat pour des intérêts qui ne sont pas ceux des peuples. La paix se construit dans le respect des peuples !
Je suis avec douleur les événements en Ukraine, je suis proche et je prie pour ceux qui souffrent. La poursuite des hostilités, avec des conséquences de plus en plus graves pour les civils, creuse le fossé entre les peuples et éloigne une paix juste et durable. J’invite chacun à intensifier encore ses efforts pour mettre fin à cette guerre.
Aujourd’hui c’est la Journée mondiale des malades de la lèpre. J’exprime ma proximité à toutes les personnes atteintes de cette maladie. J’encourage l’Association Italienne des Amis de Raoul Follereau et tous ceux qui prennent soin des malades de la lèpre et s’engagent à protéger leur dignité.
L’Évangile nous demande le risque de la confiance : Dieu est à l’œuvre à tout moment et chaque moment est bon pour le Seigneur, même si nous ne nous sentons pas prêts ou si la situation ne semble pas être la meilleure.
La mission évangélisatrice que le Christ a confiée aux disciples exige avant tout des cœurs réconciliés et désireux de communion. Par conséquent, plus nous serons unis dans le Christ, plus nous pourrons accomplir ensemble la mission qu’Il nous confie.
Nous avons besoin que le visage et la voix redeviennent le reflet de la personne. Nous devons préserver le don de la communication comme la vérité la plus profonde de l’homme, vers laquelle orienter également toute innovation technologique.
La communion des chrétiens se réalise dans la mesure où nous convergeons vers le Seigneur Jésus. Plus nous lui sommes fidèles et obéissants, plus nous sommes unis entre nous. C’est pourquoi nous sommes appelés à prier et à travailler ensemble pour atteindre ce but, qui est l’œuvre du Saint-Esprit.
En contemplant le Christ, apprenons à aimer et à agir comme il nous le révèle, afin de mieux servir nos frères et de leur permettre de voir en nous le reflet du visage de Dieu.
La compassion et la miséricorde envers les nécessiteux ne se réduisent pas à un simple effort individuel, mais se réalisent dans la relation : avec le frère dans le besoin, avec ceux qui prennent soin de lui et, à la base, avec Dieu qui nous donne son amour.
Le thème choisi pour cette Semaine de prière pour l’unité des Chrétiens est : « Un seul corps et un seul esprit, comme une seule est l’espérance à laquelle vous avez été appelés » (Ep 4, 4). Cette espérance est solidement fondée dans le Baptême, qui est la racine de toute fraternité chrétienne. En tant que messagers chrétiens d’espérance, nous avons la mission de porter la lumière du Seigneur dans les recoins les plus sombres de notre monde.
La Semaine de prière pour l’unité des chrétiens commence aujourd’hui. J’invite donc toutes les communautés catholiques à intensifier, pendant ces jours, leur prière pour la pleine unité visible de tous les chrétiens. Notre engagement en faveur de l’unité doit aller de pair avec celui en faveur de la paix et de la justice dans le monde.
Aujourd’hui, je voudrais rappeler les grandes difficultés que subit la population de l’est de la République démocratique du Congo, contrainte de fuir son pays à cause de la violence et confrontée à une grave crise humanitaire. Prions ensemble pour que le dialogue en faveur de la réconciliation et de la paix prévale toujours entre les parties en conflit. Je tiens également à assurer de ma prière les victimes des inondations qui ont frappé l’Afrique australe ces derniers jours.
Ne gaspillons pas notre temps et notre énergie à courir après ce qui n’est qu’apparence. Apprenons de Jean le Baptiste à garder l’esprit vigilant, à aimer les choses simples et les paroles sincères, à vivre avec sobriété et profondeur d’esprit et de cœur.
Notre joie et notre grandeur ne reposent pas sur des illusions passagères de succès et de popularité, mais sur le fait de nous savoir aimés et désirés par notre Père qui est aux cieux.
Notre diplomatie trouve son origine dans l’Évangile : ce n’est pas une tactique, mais une charité réfléchie ; elle ne cherche ni vainqueurs ni vaincus, elle ne construit pas de barrières, mais elle rétablit des liens authentiques. Les diplomates du Pape sont appelés à être des ponts : des ponts invisibles pour soutenir, des ponts solides lorsque les événements semblent difficiles à endiguer et des ponts d’espoir lorsque le bien vacille.
Si Jésus nous appelle à être amis, essayons de ne pas laisser cet appel sans réponse. Accueillons-le, prenons soin de cette relation et nous découvrirons que c’est précisément l’amitié avec Dieu qui est notre salut.
Dieu nous parle et se révèle à nous comme un Allié qui nous invite à devenir ses amis. Dans cette perspective, la première attitude à cultiver est l’écoute, afin que la Parole divine puisse pénétrer nos esprits et nos cœurs ; en même temps, nous sommes appelés à parler à Dieu, non pas pour lui communiquer ce qu’il sait déjà, mais pour nous révéler à nous-mêmes.
En Ukraine, de nouvelles attaques particulièrement graves, visant principalement les infrastructures énergétiques alors que le froid s’intensifie, touchent durement la population civile. Je prie pour ceux qui souffrent et je renouvelle mon appel à cesser les violences et à intensifier les efforts pour parvenir à la paix.
Mes pensées vont vers ce qui se passe ces jours-ci au Moyen-Orient, en particulier en Iran et en Syrie, où des tensions persistantes provoquent la mort de nombreuses personnes. Je souhaite et je prie pour que le dialogue et la paix soient cultivés avec patience, dans la recherche du bien commun de toute la société.
Dans sa sainteté, le Seigneur se fait baptiser comme tous les pécheurs, pour révéler l’infinie miséricorde de Dieu. En effet, il vient pour sauver et non pour condamner. Il prend sur lui ce qui est nôtre, y compris le péché, et nous donne ce qui est sien, c’est-à-dire la grâce d’une vie nouvelle et éternelle.
Dieu ne regarde pas le monde de loin, sans toucher notre vie, nos maux et nos attentes ! Il vient parmi nous avec la sagesse de son Verbe fait chair, nous impliquant dans un projet d’amour surprenant pour toute l’humanité.
Comme une lumière dans les ténèbres, le Seigneur se trouve là où nous ne l’attendons pas : c’est le Saint parmi les pécheurs, qui veut habiter parmi nous sans garder ses distances, mais en assumant pleinement tout ce qui est humain.
Dans le contexte actuel, on assiste à un véritable “court-circuit” des droits humains. Le droit à la liberté d’expression, à la liberté de conscience, à la liberté religieuse et même à la vie subissent des restrictions au nom d’autres droits dits nouveaux, avec pour conséquence que tout le système des droits humains perd de sa vigueur, laissant place à la force et à l’oppression. Cela se produit lorsque chaque droit devient autoréférentiel et surtout lorsqu’il perd son lien avec la réalité des choses, leur nature et la vérité.
La guerre est revenue à la mode et une ferveur guerrière se répand. Le principe établi après la Seconde Guerre mondiale, qui interdisait aux pays d’utiliser la force pour violer les frontières d’autrui, a été enfreint.
On ne recherche plus la paix comme un don et un bien désirable en soi, mais on la recherche par les armes, comme condition pour affirmer sa propre domination. Cela menace gravement l’État de droit qui est le fondement de toute coexistence civile pacifique.
C’est dans cet esprit que nous voulons travailler ensemble : l’esprit de ceux qui souhaitent que, dans le Corps mystique du Christ, chaque membre coopère de manière ordonnée au bien de tous (cf. Ep 4, 11-13), en exerçant avec dignité et plénitude son ministère sous la conduite de l’Esprit, heureux d’offrir et de voir mûrir les fruits de son travail, comme de recevoir et de voir croître ceux du travail des autres.
Pour être une Église véritablement missionnaire, c’est-à-dire capable de témoigner de la force d’attraction de la charité du Christ, nous devons avant tout mettre en pratique son commandement, le seul qu’il nous ait donné après avoir lavé les pieds de ses disciples : « Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres ».
Prions ensemble pour que la prière, à partir de la Parole de Dieu, nourrisse nos vies et soit une source d’espérance au sein de nos communautés, nous aidant à édifier une Église plus fraternelle et missionnaire.
Nous entamons une nouvelle série de catéchèses consacrées au Concile Vatican II et à une relecture de ses documents. En effet, c’est le Magistère qui demeure aujourd’hui le phare qui guide le chemin de l’Église.
Mes pensées vont aux communautés ecclésiales d’Orient, qui célèbrent Noël selon le calendrier julien. Chers frères et sœurs, que le Seigneur Jésus vous donne, ainsi qu’à vos familles, sérénité et paix !
Le Jubilé est venu nous rappeler qu’il est possible de recommencer, et même que nous en sommes qu’au début, que le Seigneur veut grandir parmi nous, qu’il veut être Dieu-avec-nous. C’est pourquoi, chers frères et sœurs, il est beau de devenir des pèlerins d’espérance. Et il est beau de continuer à l’être, ensemble ! La fidélité de Dieu nous surprendra encore.
En cette fête de l’Épiphanie, qui est la Journée Missionnaire des Enfants, je tiens à saluer et à remercier tous les enfants et les jeunes qui, dans de nombreuses régions du monde, prient pour les missionnaires et qui s’engagent à aider leurs camarades les plus défavorisés.
Dans les dons des Mages voyons ce que chacun de nous peut mettre en commun, ce qu’il ne peut plus garder pour lui mais partager, afin que Jésus grandisse parmi nous. Que son Royaume grandisse, que ses paroles s’accomplissent en nous, que les étrangers et les adversaires deviennent des frères et des sœurs, que l’inégalité fasse place à l’équité, que l’industrie de la guerre cède la place à l’artisanat de la paix.
S’agenouiller comme les Mages devant l’Enfant de Bethléem c’est, pour nous aussi, confesser que nous avons trouvé la véritable humanité, dans laquelle resplendit la gloire de Dieu.
“Dieu sauve” : il n’a pas d’autres intentions, il n’a pas d’autre nom. Seul ce qui libère et sauve vient de Dieu et est épiphanie de Dieu.
C’est avec une profonde inquiétude que je suis l’évolution de la situation au Venezuela. L’intérêt du peuple vénézuélien bien-aimé doit prévaloir sur toute autre considération et inciter à surmonter la violence pour emprunter la voie de la justice et de la paix.
Prions ensemble, en confiant notre prière à l’intercession de Notre-Dame de Coromoto et des saints José Gregorio Hernández et Sœur Carmen Rendiles.
Je tiens à réitérer ma proximité avec toutes les personnes en deuil à la suite de la tragédie survenue à Crans-Montana, en Suisse. Je vous assure de ma prière pour les défunts, les blessés et leurs proches.
« Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous » (Jn 1, 14). Si Dieu est devenu l’un de nous, chaque créature humaine est son reflet. Et cela nous appelle à reconnaître en toute personne sa dignité inviolable et à nous exercer à l’amour mutuel les uns envers les autres.
En cette Journée, prions ensemble pour la paix : d’abord entre les nations ensanglantées par les conflits et la misère, mais aussi dans nos foyers, dans les familles blessées par la violence et la souffrance.
Certains que le Christ, notre espérance, est le soleil de justice qui ne s’éteint jamais, demandons avec confiance l’intercession de Marie, Mère de Dieu et Mère de l’Église.
Dans la Maternité Divine de Marie, nous voyons la rencontre de deux immenses réalités “désarmées” : celle de Dieu qui renonce à tous les privilèges de sa divinité pour naître selon la chair (cf. Phil 2, 6-11), et celle de la personne qui, avec confiance, embrasse totalement sa volonté, Lui rendant l’hommage, dans un acte parfait d’amour, de sa plus grande puissance : la liberté.
Il est beau de penser l’année qui commence comme un chemin ouvert à découvrir et où nous aventurer, libres par grâce et porteurs de liberté, pardonnés et dispensateurs de pardon, confiants dans la proximité et la bonté du Seigneur qui nous accompagne toujours.
La liturgie nous rappelle, en ce début de nouvelle année, que chaque jour peut devenir, pour chacun, le début d’une vie nouvelle grâce à l’amour généreux de Dieu, à sa miséricorde et à la réponse de notre liberté.
Février
J’invite tout le monde à se joindre à la prière pour le peuple ukrainien meurtri et pour tous ceux qui souffrent à cause de cette guerre et de tous les conflits dans le monde, afin que le don tant attendu de la paix puisse briller sur nos jours.
L’Evangile du jour (Mt 4,1-11) nous invite à considérer le Carême comme un chemin lumineux où, par la prière, le jeûne et l’aumône, nous pouvons renouveler notre coopération avec le Seigneur dans la réalisation du chef-d’œuvre unique qu’est notre vie.
Le Carême est le temps où l’Église, avec une sollicitude maternelle, nous invite à remettre le mystère de Dieu au centre de notre vie, afin que notre foi retrouve son élan et que notre cœur ne se disperse pas entre les inquiétudes et les distractions quotidiennes.
Demandons la grâce d’un Carême qui rende notre oreille plus attentive à Dieu et aux plus démunis. Demandons la force d’un jeûne qui passe aussi par la langue, afin que diminuent les paroles qui blessent et que grandisse l’espace pour la voix de l’autre. Et faisons en sorte que nos communautés deviennent des lieux où le cri de ceux qui souffrent soit accueilli et où l’écoute engendre des chemins de libération.
« Pourquoi les peuples diraient-ils : « Où donc est leur Dieu ? » » (Jl 2, 17). La question du prophète Joël est comme un aiguillon. Elle nous rappelle aussi ces pensées qui nous concernent et qui surgissent chez ceux qui observent le peuple de Dieu de l’extérieur. Le Carême nous incite en effet à ces revirements – ces conversions – dont dépend la crédibilité de notre annonce.
Reconnaître nos péchés pour nous convertir est déjà un présage et un témoignage de résurrection : cela signifie en effet ne pas s’arrêter dans les cendres, mais se relever et reconstruire. Alors, le Triduum pascal, que nous célébrerons au sommet du cheminement du Carême, libérera toute sa beauté et sa signification. Il le fera en nous ayant engagés, par la pénitence, dans le passage de la mort à la vie, de l’impuissance aux possibilités de Dieu.
Alors que nous commençons aujourd’hui notre cheminement de Carême, demandons au Seigneur le don d’une véritable conversion du cœur, afin de pouvoir mieux répondre à son amour pour nous et de partager cet amour avec ceux qui nous entourent.
Il faut renouer avec l’attitude fondamentale qui consiste à prodiguer des soins en tant que soutien et proximité à l’autre, non seulement parce qu’il se trouve dans une situation de besoin ou de maladie, mais parce qu’il partage une condition existentielle de vulnérabilité, commune à tous les êtres humains. Ce n’est qu’ainsi que nous serons en mesure de développer des systèmes de santé plus efficaces et plus durables.
Je suis proche des populations de Madagascar qui ont été frappées, en peu de temps, par deux cyclones, accompagnés d’inondations et de glissements de terrain. Je prie pour les victimes et leurs familles, ainsi que pour tous ceux qui ont subi de graves dommages.
L’Évangile d’aujourd’hui (Mt 5, 17-37) nous offre cet enseignement précieux : une justice minimale ne suffit pas, il faut un grand amour, qui est possible grâce à la force de Dieu.
Jésus nous enseigne que la véritable justice est l’amour et que, dans chaque précepte de la Loi, nous devons percevoir une exigence d’amour. Il ne suffit pas de ne pas tuer physiquement une personne, si ensuite je la tue avec des mots ou si je ne respecte pas sa dignité.
L’Évangile, au cours des siècles, a imprégné les structures, les critères, les manières d’agir et de penser des civilisations où il a pénétré ; il l’a fait non par une révolution violente, mais par une transformation pacifique, de l’intérieur, à travers les consciences, la conversion des cœurs.
Que la Vierge de Lourdes, que nous célébrons aujourd’hui, vous accompagne d’une présence maternelle, intercède pour vous auprès de Dieu et vous obtienne les grâces nécessaires pour vous soutenir sur votre chemin. Avec une affection particulière, nous lui confions tous les malades, auxquels nous pensons aujourd’hui, Journée mondiale du malade.
L’étude des Écritures ouvre la porte à une relation intime avec Dieu qui, à travers la Sainte Écriture, nous invite au dialogue. Je vous encourage à lire et à méditer quotidiennement la Parole de Dieu. Qu’elle nourrisse nos cœurs et nos esprits et nous conduise à une vie pleine et épanouie.
Nous vivons entourés de tant de paroles, mais combien d’entre elles sont vides ! Parfois, nous entendons aussi des paroles sages, mais qui ne touchent pas notre destin ultime. La Parole de Dieu, en revanche, répond à notre soif de sens, de vérité sur notre vie. Elle est la seule Parole toujours nouvelle : en nous révélant le mystère de Dieu, elle est inépuisable, elle ne cesse jamais d’offrir ses richesses.
Aujourd’hui, mémoire de sainte Joséphine Bakhita, on célèbre la Journée mondiale de prière et de réflexion contre la traite des personnes. Je remercie les religieuses et tous ceux qui s’engagent à combattre et à éliminer les formes actuelles d’esclavage. Avec eux je dis : la paix commence par la dignité !
C’est avec douleur et inquiétude que j’ai appris les récentes attaques contre diverses communautés au Nigeria qui ont causé de graves pertes en vies humaines. J’exprime ma proximité dans la prière à toutes les victimes de la violence et du terrorisme. Je souhaite que les autorités compétentes continuent à œuvrer avec détermination pour garantir la sécurité et la protection de la vie de chaque citoyen.
Le sel qui a perdu sa saveur « n’est plus bon à rien qu’à être jeté dehors et foulé aux pieds par les gens » (Mt 5, 13). Combien de personnes se sentent bonnes à jeter, imparfaites. C’est comme si leur lumière avait été cachée. Il est douloureux de perdre le goût et de renoncer à la joie ; pourtant, il est possible d’avoir cette blessure dans le cœur.
Jésus nous annonce cependant un Dieu qui ne nous rejettera jamais, un Père qui garde notre nom, notre unicité. Chaque blessure, même profonde, guérira en accueillant la parole des Béatitudes et en nous remettant à marcher sur le chemin de l’Évangile.
À l’occasion de la XIIe Journée mondiale de prière et de réflexion contre la traite des êtres humains, je renouvelle avec force l’appel urgent de l’Église à lutter contre ce crime grave contre l’humanité et à y mettre fin.
À l’occasion de la célébration des 25e jeux olympiques d’hiver et des 14e Jeux Paralympiques, je désire saluer et adresser mes meilleurs vœux à toutes les personnes directement impliquées et saisir cette occasion pour proposer une réflexion destinée à tout le monde.
Prions ensemble pour que les enfants atteints de maladies incurables ainsi que leurs familles reçoivent les soins médicaux et le soutien nécessaires, sans jamais perdre force et espérance.
Il est tragique que les enfants et les jeunes de notre monde, ceux que Jésus voulait voir venir à lui, soient si souvent privés de soins et d’accès aux nécessités fondamentales de la vie. On peut se demander si les engagements mondiaux en faveur du développement durable ont été mis de côté quand on voit que tant d’enfants vivent encore dans l’extrême pauvreté, souffrent de maltraitance et sont déplacés de force, sans parler du fait qu’ils ne bénéficient pas d’une éducation adéquate et sont isolés ou séparés de leur famille.
Le traité New START, qui a représenté une avancée significative dans la lutte contre la prolifération des armes nucléaires, expire demain. Je lance un appel pressant pour que cet instrument ne soit pas abandonné sans chercher à lui assurer une suite concrète et efficace. La situation actuelle exige que tout soit mis en œuvre pour éviter une nouvelle course aux armements. Il est urgent de remplacer la logique de la peur et de la méfiance par une éthique commune capable d’orienter les choix vers le bien commun et de faire de la paix un patrimoine préservé par tous.
Prions ensemble pour nos frères et sœurs d’’Ukraine durement éprouvés par les conséquences des bombardements qui visent à nouveaux les infrastructures énergétiques. J’exprime ma gratitude pour les initiatives de solidarité promues dans les diocèses catholiques de Pologne et d’autres pays, qui s’efforcent d’aider la population à résister en cette période de grand froid.
Si l’annonce de la Parole de Dieu perd le contact avec la réalité, avec les espoirs et les souffrances des hommes, si elle utilise un langage incompréhensible, peu communicatif ou anachronique, elle s’avère inefficace. À chaque époque, l’Église est appelée à proposer à nouveau la Parole de Dieu dans un langage capable de s’incarner dans l’Histoire et de toucher les cœurs.
Chères consacrés, l’Église remercie aujourd’hui le Seigneur et vous remercie pour votre présence, et elle vous encourage à être, là où la Providence vous envoie, un ferment de paix et un signe d’espérance.
Je prie pour les nombreuses victimes de l’effondrement d’une mine dans le Nord-Kivu, en République démocratique du Congo. Que le Seigneur soutienne ce peuple qui souffre tant !
Les Béatitudes deviennent pour nous un test du bonheur, et nous amènent à nous demander si nous le considérons comme une conquête que l’on achète ou comme un don que l’on partage ; si nous le plaçons dans des objets qui se consomment ou dans des relations qui nous accompagnent.
Mars
Prions ensemble pour les prêtres qui traversent des moments de crise dans leur vocation, afin qu’ils trouvent l’accompagnement nécessaire et que les communautés les soutiennent avec compréhension et prière.
À travers le Mystère pascal, le Seigneur nous montre que même les circonstances les plus difficiles et les plus éprouvantes peuvent être transformées de l’intérieur par la force de l’amour. La souffrance ne peut pas toujours être évitée ou éliminée, mais on peut y trouver un sens rédempteur qui non seulement rend la dignité perdue, mais ouvre aussi la porte à une vie nouvelle.
Je souhaite également confier au Seigneur les marins victimes de la guerre : je prie pour les défunts, pour les blessés et pour leurs proches. La terre, le ciel et la mer ont été créés pour la vie et pour la paix ! Et Prions ensemble pour tous les migrants morts en mer, en particulier pour ceux qui ont perdu la vie ces derniers jours au large de l’île de Crète.
Au début de la Semaine Sainte, nous sommes plus que jamais proches, par la prière, des chrétiens du Moyen-Orient, qui souffrent des conséquences d’un conflit atroce et qui, dans de nombreux cas, ne peuvent vivre pleinement les rites de ces jours saints. Alors même que l’Église contemple le mystère de la Passion du Seigneur, nous ne pouvons oublier ceux qui, aujourd’hui, participent concrètement à sa souffrance. Leur souffrance interpelle la conscience de tous. Élevons notre prière vers le Prince de la paix, afin qu’il soutienne les peuples meurtris par la guerre et ouvre des voies concrètes de réconciliation et de paix.
Nous regardons Jésus, qui se présente comme le Roi de la paix, alors qu’autour de Lui la guerre se prépare. Lui reste ferme dans la douceur, tandis que les autres s’agitent dans la violence. Il s’offre comme une caresse pour l’humanité, tandis que d’autres brandissent épées et bâtons.
Dans ses plaies, nous voyons les blessures de tant de femmes et d’hommes d’aujourd’hui. Dans son dernier cri adressé au Père, nous entendons les pleurs de ceux qui sont abattus, le gémissement de douleur de tous ceux qui sont opprimés par la violence et de toutes les victimes de la guerre.
Le Christ, Roi de la paix, s’écrie encore depuis sa croix : Dieu est amour ! Ayez pitié ! Déposez les armes, souvenez-vous que vous êtes frères !
Alors que Jésus parcourt le chemin de la croix, nous nous mettons à sa suite, nous suivons ses pas. Et en marchant avec Lui, nous contemplons sa passion pour l’humanité, son cœur qui se brise, sa vie qui se fait un don d’amour.
Les guerres qui ensanglantent notre présent sont le fruit de l’idolâtrie du pouvoir et de l’argent. Ne nous habituons pas au fracas des armes, aux images de guerre ! La paix n’est pas un simple équilibre des forces, elle est l’œuvre de cœurs purifiés, l’œuvre de ceux qui voient dans l’autre un frère à protéger, et non un ennemi à abattre.
Nous avons besoin de la prière, de moments de silence, d’écoute, pour faire taire la frénésie de l’action et de la parole, des messages, des réels, des chats, et pour approfondir et savourer la beauté d’être véritablement et concrètement ensemble avec Dieu et avec les autres.
Portez l’Évangile dans vos choix professionnels, dans votre engagement social et politique, pour donner la parole à ceux qui ne l’ont pas, en diffusant la culture de l’attention aux autres. Vivez tout comme une mission et faites de toute chose un don à Dieu qui vous veut les uns pour les autres amis dans le Christ, et fidèles compagnons de route.
Une foi vivante est toujours prophétique, capable de susciter des questions et de présenter des défis : défendons-nous vraiment l’être humain ? Protégeons-nous la dignité de la personne en préservant la vie à toutes ses étapes ? Le modèle économique et social actuel est-il vraiment juste et empreint de solidarité ?
Dans la Bible, ce sont les petits qui font l’Histoire ! Il faut avoir confiance en la providence de Dieu, même lorsque le sentiment d’impuissance ou d’insuffisance prévaut, car nous croyons que le Royaume de Dieu est semblable à une minuscule graine qui devient un arbre.
Prions ensemble le Seigneur, afin qu’il envoie à son Église des ministres ardents de charité évangélique, dévoués au bien de tous les baptisés et courageux missionnaires partout dans le monde.
Dieu habite notre cœur : la vocation est un dialogue intime avec Lui, qui nous appelle – malgré le bruit parfois assourdissant du monde – en nous invitant à répondre avec une joie et une générosité sincère.
Je continue à suivre avec consternation la situation au Moyen-Orient, ainsi que dans d’autres régions du monde déchirées par la guerre et la violence.
Nous ne pouvons rester silencieux face à la souffrance de tant de personnes sans défense, victimes de ces conflits. Ce qui les blesse, blesse l’humanité tout entière. La mort et la douleur provoquées par ces guerres sont un scandale pour toute la famille humaine et un cri lancé vers Dieu !
Je réitère avec force l’appel à persévérer dans la prière, afin que cessent les hostilités et s’ouvrent enfin des chemins de paix fondés sur un dialogue sincère et sur le respect de la dignité de chaque personne humaine.
Jésus nous dit aujourd’hui aussi, comme à Marthe, la sœur de Lazare: « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais.».
Le jeûne, signe visible de notre engagement intérieur à nous détourner du péché et du mal avec l’aide de la grâce, doit également inclure d’autres formes de privation visant à nous faire adopter un mode de vie plus sobre, car seule l’austérité rend la vie chrétienne forte et authentique.
Remercions le Seigneur pour les familles qui, malgré les difficultés et les défis, vivent « la spiritualité de l’amour familial est faite de milliers de gestes réels et concrets »
Saint-Joseph protégea la famille que le Seigneur lui avait confiée. Protéger signifie rester auprès de l’autre avec attention, respecter ses choix et prendre soin de lui. Saint Joseph nous montre que présence et protection sont des dimensions inséparables : on ne protège pas sans être présent, et l’on n’est pas présent sans assumer la responsabilité de l’autre.
Chaque homme et chaque femme, en particulier le chrétien, est appelé à porter son regard sur ceux qui souffrent, sur la douleur des personnes seules, sur ceux qui, pour diverses raisons, sont marginalisés, car sans eux, nous ne pourrons pas construire des sociétés justes. Ce n’est qu’ensemble que nous pourrons construire des communautés solidaires et capables de prendre soin de chacun, au sein desquelles se développent le bien-être et la paix, pour le bien de tous. Prendre soin de l’humanité des autres aide à vivre la sienne.
Le Saint-Esprit continue d’accorder des grâces particulières aux fidèles afin d’enrichir et d’édifier le Corps du Christ. Il est important de reconnaître ces multiples dons et d’exprimer notre gratitude à Dieu de nous avoir permis de participer à son œuvre de salut.
Dans les circonstances dramatiques de la guerre, l’information doit se garder de risquer de se transformer en propagande. Il incombe aux journalistes de vérifier les informations, afin de ne pas devenir le porte-voix du pouvoir ; et de montrer les souffrances que la guerre inflige toujours aux populations : montrer le visage de la guerre et la raconter à travers le regard des victimes.
Au nom des chrétiens du Moyen Orient et de toutes les femmes et de tous les hommes de bonne volonté, je m’adresse aux responsables de ce conflit : cessez le feu ! Que les voies du dialogue s’ouvrent à nouveau ! La violence ne pourra jamais mener à la justice, à la stabilité et à la paix que les peuples attendent.
Face aux nombreuses questions que se pose le cœur humain et aux situations dramatiques d’injustice, de violence et de souffrance qui marquent notre époque, une foi éveillée, attentive et prophétique est nécessaire, une foi qui ouvre les yeux sur les ténèbres du monde et y apporte la lumière de l’Évangile à travers un engagement pour la paix, la justice et la solidarité.
L’Évangile du jour nous raconte la guérison d’un homme aveugle de naissance. Nous aussi, guéris par l’amour du Christ, nous sommes appelés à vivre un christianisme “les yeux ouverts”.
La justice n’est pas seulement un principe juridique, mais une vertu qui contribue à édifier la communion et à assurer la stabilité de la vie communautaire.
L’amour et la vérité ne peuvent être dissociés: ce n’est qu’en aimant que l’on connaît la vérité, et l’amour de la vérité conduit à découvrir la charité comme son accomplissement.
Le sacrement de la réconciliation rétablit l’unité avec Dieu, à travers le pardon des péchés et l’infusion de la grâce sanctifiante. Cela génère l’unité intérieure de la personne et l’unité avec l’Église ; par conséquent, cela favorise également la paix et l’unité dans la famille humaine. On pourrait se demander: les chrétiens qui ont de lourdes responsabilités dans les conflits armés ont-ils l’humilité et le courage de faire un sérieux examen de conscience et de se confesser ?
L’unité avec Dieu, avec l’Église et en nous-mêmes est une condition préalable à la paix entre les hommes et les peuples: seule une personne réconciliée est capable de vivre de manière désarmée et désarmante ! Celui qui dépose les armes de l’orgueil et se laisse continuellement renouveler par le pardon de Dieu devient un artisan de réconciliation dans la vie de tous les jours.
Continuons à prier pour la paix en Iran et dans tout le moyen Orient, en particulier pour les nombreuses victimes civiles, dont beaucoup d’enfants innocents. Que notre prière soit un réconfort pour ceux qui souffrent et une semence d’espérance pour l’avenir.
Aujourd’hui, au Liban, ont lieu les funérailles du père Pierre El Raii, curé maronite d’un des villages chrétiens qui, ces jours-ci, vivent une fois de plus le drame de la guerre. Je suis proche de tout le peuple libanais en cette période d’épreuve difficile. Le père Pierre était un véritable pasteur ; dès qu’il a appris que certains paroissiens avaient été blessés par un bombardement, il s’est précipité sans hésiter pour leur venir en aide. Que le Seigneur fasse que son sang versé soit une semence de paix pour le Liban bien-aimé.
C’est un grand signe d’espérance – surtout à notre époque, marquée par tant de conflits et de guerres – de savoir que l’Église est un peuple où cohabitent, grâce à la foi, des femmes et des hommes de nationalités, de langues et de cultures différentes : c’est un signe placé au cœur même de l’humanité, un appel et une prophétie de cette unité et de cette paix auxquelles Dieu le Père appelle tous ses enfants.
Laissons Dieu nous enseigner aujourd’hui à écouter comme Lui, jusqu’à reconnaître que la condition des pauvres représente un cri qui, dans l’histoire de l’humanité, interpelle constamment notre vie, nos sociétés, nos systèmes politiques et économiques et, enfin et surtout, l’Église elle-même.
Aujourd’hui, c’est la journée de la femme. Renouvelons notre engagement en faveur de la reconnaissance de l’égale dignité de l’homme et de la femme. Malheureusement, de nombreuses femmes, dès leur enfance, sont encore victimes de discrimination et subissent diverses formes de violence : je leur adresse tout particulièrement ma solidarité et mes prières.
De l’Iran et de tout le Moyen Orient continuent d’arriver des nouvelles qui suscitent une profonde consternation et la crainte que le conflit ne s’étende et que d’autres pays de la région, dont le cher Liban, ne sombrent à nouveau dans l’instabilité. Prions ensemble pour que cesse le fracas des bombes, que les armes se taisent et qu’un espace de dialogue s’ouvre, dans lequel la voix des peuples puisse se faire entendre.
Il n’y a pas de meilleure manière d’utiliser notre énergie que de la consacrer à libérer notre cœur. C’est pourquoi le Carême est un don.
Jésus est la réponse de Dieu à notre soif. La rencontre avec lui active au plus profond de chacun « une source d’eau jaillissant en vie éternelle » (Jn 4, 14). Combien de personnes, dans le monde entier, recherchent encore aujourd’hui cette source spirituelle !
Le jeûne constitue une pratique concrète qui dispose à l’accueil de la Parole de Dieu. Il sert à discerner et à ordonner les “appétits”, à maintenir vigilant la faim et la soif de justice en les soustrayant à la résignation, en les éduquant pour qu’ils deviennent prière et responsabilité envers le prochain. Prions ensemble pour que les nations s’engagent dans un désarmement effectif, en particulier le désarmement nucléaire, et que les dirigeants du monde choisissent le chemin du dialogue et de la diplomatie et non celui de la violence.
Composée d’hommes et de femmes, l’Église est divine : malgré notre petitesse et nos limites, soyons toujours des instruments entre les mains de Dieu pour l’édification de son Église.
Tout cheminement de conversion commence lorsque nous nous laissons rejoindre par la Parole et que nous l’accueillons avec docilité d’esprit. Le cheminement du Carême devient une occasion propice pour prêter l’oreille à la voix du Seigneur et renouveler la décision de suivre le Christ, en parcourant avec Lui le chemin qui monte à Jérusalem où s’accomplit le mystère de sa passion, de sa mort et de sa résurrection.
Ces derniers jours, des nouvelles inquiétantes concernant des affrontements entre le Pakistan et l’Afghanistan nous parviennent également. J’élève ma supplique pour un retour urgent au dialogue. Prions ensemble pour que la concorde l’emporte dans tous les conflits du monde. Seule la paix, don de Dieu, peut guérir les blessures entre les peuples.
Je suis avec une profonde inquiétude ce qui se passe actuellement au Moyen-Orient et en Iran, en ces heures dramatiques. La stabilité et la paix ne se construisent pas par des menaces réciproques, ni par les armes, qui sèment la destruction, la douleur et la mort, mais uniquement par un dialogue raisonnable, authentique et responsable.
Face à la possibilité d’une tragédie d’une ampleur incommensurable, j’adresse un appel pressant aux parties prenantes pour qu’elles assument leur responsabilité morale et qu’elles mettent fin à la spirale de la violence avant qu’elle ne devienne un gouffre irréparable ! Que la diplomatie retrouve son rôle et que soit promu le bien des peuples qui aspirent à une coexistence pacifique fondée sur la justice. Continuons à prier pour la paix.
La Transfiguration anticipe la lumière de Pâques, événement de mort et de résurrection, de ténèbres et de lumière nouvelle que le Christ fait rayonner sur tous les corps flagellés par la violence, sur les corps crucifiés par la douleur, sur les corps abandonnés dans la misère. Le Rédempteur transfigure ainsi les plaies de l’histoire, illuminant notre esprit et notre cœur.
Avril
Prions ensemble pour que chacun, des grands producteurs aux petits consommateurs, s’engage à éviter le gaspillage alimentaire et pour que chacun ait accès à une alimentation de qualité.
Dès le début de mon pontificat, j’ai pensé à un voyage en Afrique. Je remercie le Seigneur de m’avoir permis de l’accomplir, en tant que Pasteur, pour rencontrer et encourager le peuple de Dieu ; et aussi de le vivre comme un message de paix à un moment historique marqué par des guerres et par de graves et fréquentes violations du droit international.
La visite du Pape est, pour les populations africaines, l’occasion de faire entendre leur voix, d’exprimer la joie d’être peuple de Dieu et l’espérance d’un avenir meilleur, de dignité pour chacun et pour tous. Je suis heureux de leur avoir donné cette possibilité, et en même temps je remercie le Seigneur pour ce qu’ils m’ont donné, une richesse inestimable pour mon cœur et mon ministère.
Avant même d’essayer de construire la paix par nos propres moyens, face à ceux qui ne la recherchent pas comme un don de Dieu, notre mission nous appelle à en être des « ponts » et des « canaux », afin que la grâce qui vient du ciel puisse se frayer un chemin à travers les méandres de l’histoire.
Alors que notre monde en souffrance a profondément besoin de la paix du Christ, les divisions entre chrétiens affaiblissent notre capacité à être des porteurs efficaces de cette paix. Si nous voulons que le monde prenne à cœur notre prédication, nous devons donc être constants dans nos prières et dans nos efforts pour éliminer tout obstacle qui entrave la proclamation de l’Évangile.
Nous commémorons aujourd’hui le 40e anniversaire du tragique accident de Tchernobyl, qui a marqué la conscience de l’humanité. Il reste un avertissement quant aux risques inhérents à l’utilisation de technologies toujours plus puissantes. Confions à la miséricorde de Dieu les victimes et tous ceux qui en subissent encore les conséquences. Je souhaite que, à tous les niveaux décisionnels, le discernement et la responsabilité prévalent, afin que l’utilisation de l’énergie atomique soit toujours au service de la vie et de la paix.
C’est l’Esprit Saint qui unit les personnes et les vocations dans la liberté, afin que personne ne vive plus pour lui-même. Le dimanche – chaque dimanche – nous appelle à sortir du « tombeau » de l’isolement, de la fermeture pour que nous nous rencontrions dans le jardin de la communion dont le Ressuscité est le gardien.
L’Évangile du jour (Jn 10,1-10) nous invite à faire confiance au Seigneur : il ne vient pas pour nous voler quoi que ce soit, bien au contraire, c’est le Bon Pasteur, qui multiplie la vie et nous l’offre en abondance.
Être chrétien en politique ne signifie pas être confessionnel, mais laisser l’Évangile éclairer les décisions qui doivent être prises, même celles qui ne semblent pas recueillir un consensus facile.
On pourrait dire qu’à l’ère du « triomphe numérique », l’action politique véritablement orientée vers le bien commun nécessite un retour à l’« analogique ». C’est peut-être là le véritable antidote à une politique souvent bruyante, faite uniquement de slogans, incapable de répondre aux besoins réels des gens.
Enseigner, c’est former les personnes à l’écoute de leur cœur, et par là même à la liberté intérieure et à la capacité de réflexion critique, selon des dynamiques où la foi et la raison ne s’ignorent pas, ni ne s’opposent, mais sont des compagnes de route dans la recherche humble et sincère de la vérité.
Je quitte l’Afrique avec un trésor inestimable de foi, d’espérance et de charité : un trésor fait d’histoires, de visages, de témoignages joyeux et douloureux qui enrichissent grandement ma vie et mon ministère de successeur de Pierre. Comme aux premiers siècles de l’Église, l’Afrique est appelée à apporter aujourd’hui une contribution décisive à la sainteté et au caractère missionnaire du peuple chrétien.
En la compagnie du Seigneur, nos problèmes ne disparaissent pas, mais ils sont éclairés : comme chaque croix trouve sa rédemption en Jésus, de même, dans l’Évangile, l’histoire de notre vie trouve un sens.
S’en remettre à la volonté de Dieu apporte joie et profonde sérénité. Une vie donnée à Dieu est une vie heureuse, qui se renouvelle chaque jour dans la prière, les sacrements et la rencontre avec les frères et sœurs que le Seigneur met sur notre chemin.
Personne n’est exclu de l’amour de Dieu ! Chacun de nous, avec son histoire, ses erreurs et ses souffrances, continue d’être précieux aux yeux du Seigneur. Jésus nous l’a révélé à chaque rencontre, dans chaque geste et parole. Il nous a aimés jusqu’au bout, montrant qu’il croyait en la possibilité que l’amour puisse changer même le cœur le plus endurci.
Aujourd’hui, on a soif d’avenir, mais d’un avenir plein d’espérance, capable de générer une nouvelle justice, capable de porter des fruits de paix et de fraternité. Et il ne s’agit pas d’un avenir inconnu, que nous devons attendre passivement, mais d’un avenir que nous sommes appelés à construire nous-mêmes, avec la grâce de Dieu.
Nous devons devenir de plus en plus une société où chacun, selon ses différentes responsabilités, œuvre au service du bien commun et non d’intérêts particuliers, en surmontant les inégalités entre privilégiés et défavorisés. Que les espaces de liberté s’élargissent, que la dignité de la personne humaine soit toujours préservée.
Il faut des chrétiens qui prennent en main le destin de leurs pays. C’est pourquoi je voudrais vous encourager : n’ayez pas peur d’annoncer et de témoigner de l’Évangile ! Soyez vous-mêmes les bâtisseurs d’un avenir d’espérance, de paix et de réconciliation !
La vérité s’offre comme une réalité qui précède l’homme, lui parle et l’appelle à sortir de lui-même, et c’est pourquoi elle peut être recherchée avec confiance. La foi, loin de mettre fin à cette recherche, la purifie de toute autosuffisance et l’ouvre à une plénitude vers laquelle la raison tend, même si elle ne peut la saisir complètement.
Dans un monde meurtri par la tyrannie, les peuples ont faim et soif de justice. Il faut valoriser ceux qui croient en la paix et oser des politiques à contre-courant, centrées sur le bien commun. Il est urgent d’avoir le courage de visions nouvelles et d’un pacte éducatif qui donne aux jeunes de l’espace et de la confiance.
Il est en effet encore plus évident aujourd’hui, qu’il y a quelques années, que la prolifération des conflits armés a parmi ses principales motivations la colonisation des gisements pétroliers et miniers, au mépris du droit international et de l’autodétermination des peuples.
Sans un changement de cap dans l’exercice de la responsabilité politique et sans respect des institutions et des accords internationaux, le destin de l’humanité risque d’être tragiquement compromis. Dieu ne veut pas cela. Son Saint Nom ne peut être profané par la volonté de domination, l’arrogance et la discrimination : surtout, il ne doit jamais être invoqué pour justifier des choix et des actions de mort.
En ce premier anniversaire de la naissance au ciel de notre cher pape François, ses paroles et ses gestes demeurent gravés dans nos cœurs. Perpétuons son héritage en proclamant sans cesse la joie de l’Évangile, en annonçant la miséricorde de Dieu et en promouvant la fraternité entre tous les hommes et toutes les femmes.
Le Seigneur vous offre la joie d’être ses disciples-missionnaires, la force de vaincre les ruses du malin, l’espérance de la vie éternelle. Tout cela vous appartient, tout cela est don. Un don qui ennoblit et rend grands, qui engage et responsabilise. Et le don le plus grand est l’Esprit Saint.
Aujourd’hui, nous voyons que de nombreux désirs des gens sont frustrés par les violents, exploités par les tyrans et trompés par la richesse. Lorsque l’injustice corrompt les cœurs, le pain de tous devient la possession de quelques-uns. Face à ces maux, le Christ écoute le cri des peuples et renouvelle notre histoire : de chaque chute, il nous relève ; dans chaque souffrance, il nous réconforte ; dans la mission, il nous encourage.
Lorsque le Fils de Dieu s’incarne, il pose des gestes éloquents pour manifester la volonté du Père : il éclaire les ténèbres en rendant la vue aux aveugles, il donne la parole aux opprimés en déliant la langue des muets, il rassasie notre faim de justice en multipliant le pain pour les pauvres et les faibles. Quiconque entend parler de ces œuvres se met à la recherche de Jésus.
Le Christ nous appelle à la liberté : il ne veut ni serviteurs ni clients, mais il cherche des frères et sœurs auxquels se dévouer de tout son être. Pour répondre avec foi à cet amour, il ne suffit pas d’entendre parler de Jésus : il faut accueillir le sens de ses paroles. Il ne suffit pas non plus de voir ce que Jésus fait : il faut suivre et imiter son initiative.
La prise en charge des personnes fragiles est un signe très important de la qualité de la vie sociale d’un pays. Et n’oublions pas : les personnes âgées ne doivent pas seulement être aidées, elles doivent avant tout être écoutées, car elles sont les gardiennes de la sagesse d’un peuple. Et nous leur devons de la reconnaissance, car elles ont affronté de grandes difficultés pour le bien de la communauté.
Une mère aime tous ses enfants, bien qu’ils soient différents les uns des autres, de la même manière et de tout son cœur. Nous aussi, devant la Mère de notre cœur, nous voulons promettre de faire de même, en nous dévouant sans réserve pour que personne ne manque d’amour, et avec lui, du nécessaire pour vivre dignement et être heureux : pour que ceux qui ont faim aient de quoi se nourrir, pour que tous les malades puissent recevoir les soins nécessaires, pour que les enfants aient accès à une Instruction adéquate, pour que les personnes âgées puissent vivre sereinement leurs années de vieillesse.
Je déplore profondément la récente intensification des attaques contre l’Ukraine, qui continuent de frapper également les civils. J’exprime ma proximité à ceux qui souffrent et j’assure de mes prières tout le peuple ukrainien. Je renouvelle l’appel à faire taire les armes et à poursuivre la voie du dialogue.
La trêve annoncée au Liban est en revanche un motif d’espérance, elle représente le germe d’un soulagement pour le peuple libanais et pour le Levant. J’encourage ceux qui œuvrent en faveur d’une solution diplomatique à poursuivre les pourparlers de paix, afin de rendre permanente la cessation des hostilités dans tout le Moyen-Orient.
Aujourd’hui, il faut regarder l’avenir avec espérance et construire l’espérance de l’avenir. N’ayez pas peur de le faire ! Jésus Ressuscité, qui chemine avec vous et qui, pour vous, se donne comme le pain, vous encourage à être les témoins de sa résurrection et les acteurs d’une nouvelle humanité et d’une nouvelle société.
Si les deux disciples d’Emmaüs reconnaissent Jésus lorsqu’il rompt le pain pour eux, cela signifie que nous devons nous aussi le reconnaître ainsi : non seulement dans l’Eucharistie, mais partout où une vie se fait pain rompu, partout où quelqu’un se fait don de compassion à l’instar de Lui. Par la grâce du Christ Ressuscité, nous pouvons devenir ce pain rompu qui transforme la réalité.
Chacun se réjouit en mettant à profit ses capacités relationnelles, en prenant conscience de contribuer au bien commun et en se voyant reconnu comme une personne unique et digne, au sein d’une communauté de rencontres qui se multiplient et élargissent l’esprit. Sans joie il n’y a pas de renouveau ; sans intériorité il n’y a pas de libération ; sans rencontre il n’y a pas de politique ; sans l’autre il n’y a pas de justice.
Je souhaite encourager ceux qui ont déjà choisi le bien, la justice, la paix, la tolérance, la réconciliation. En même temps, avec des millions d’hommes et de femmes de bonne volonté, j’entends aussi invoquer la conversion de ceux qui choisissent des voies opposées et font obstacle à son développement harmonieux et fraternel.
L’Afrique est pour le monde entier une source de joie et d’espérance, car ses jeunes et ses pauvres rêvent encore, espèrent encore, ne se contentent pas de ce qui existe déjà, souhaitent se relever, se préparer à assumer de grandes responsabilités, s’engager personnellement. Le désir d’infini qui habite le cœur humain est un principe de transformation sociale plus profond que n’importe quel programme politique ou culturel.
Je suis très reconnaissant envers le peuple du Cameroun pour l’accueil qu’il m’a réservé et pour les moments de joie et de foi que nous avons vécus ensemble. Gardons vivant dans nos cœurs le souvenir de ces beaux moments ; et même dans les difficultés, continuons à faire de la place à Jésus, en nous laissant éclairer et renouveler chaque jour par sa présence.
Dans les moments où nous avons l’impression de nous enfoncer, submergés par des forces adverses, quand tout semble sombre et que nous nous sentons seuls et fragiles, Jésus est avec nous, toujours, plus fort que toute puissance du mal ; dans chaque tempête, il nous rejoint et nous redit : « Je suis là avec toi : n’aie pas peur ». C’est pourquoi nous nous relevons après chaque chute, et nous ne nous laissons arrêter par aucune tempête, mais nous allons de l’avant, avec courage et confiance, toujours.
La foi ne sépare pas le spirituel du social ; au contraire, elle donne au chrétien la force d’interagir avec le monde, pour répondre aux besoins des autres, en particulier des plus faibles. Le salut d’une communauté passe par une décision commune qui intègre la dimension spirituelle et éthique de l’Évangile au cœur des institutions et des structures, en en faisant des instruments pour le bien commun, et non des lieux d’intérêts, de conflits, ou le théâtre de luttes stériles.
L’ Université catholique peut former les pionniers d’un nouvel humanisme dans le contexte de la révolution numérique. C’est un service rendu à la vérité et à l’humanité tout entière. Sans cet effort éducatif, l’adaptation passive aux logiques dominantes sera considérée comme une compétence, et la perte de liberté comme un progrès.
Dans les environnements numériques, structurés pour persuader, l’interaction est optimisée au point de rendre la rencontre réelle superflue. L’altérité des personnes en chair et en os est neutralisée et la relation réduite à une réponse fonctionnelle. Chers amis, vous, en revanche, vous êtes des personnes réelles ! La création elle-même a un corps, un souffle, une vie qui doit être écoutée et à préservée.
Lorsque la simulation devient la norme, la capacité humaine de discernement est diminuée et nos liens sociaux s’enferment dans des circuits autoréférentiels qui ne nous exposent plus au réel. Nous vivons alors comme dans des bulles imperméables les unes aux autres, nous nous sentons menacés par quiconque est différent et nous nous déshabituons à la rencontre et au dialogue. C’est ainsi que se propagent la polarisation, les conflits, les peurs et la violence. Ce n’est pas un simple risque d’erreur qui est en jeu, mais une transformation du rapport même à la vérité.
Il y a du pain pour tous s’il est pris, non par une main qui s’empare, mais par une main qui donne. Ce faisant, la nourriture abonde : elle n’est pas rationnée pour cause d’urgence, elle n’est pas volée par ceux qui se disputent, elle n’est pas gaspillée par ceux qui mangent à leur faim alors que d’autres n’ont rien à manger.
Tout geste de solidarité et de pardon, toute initiative pour le bien est une bouchée de pain pour l’humanité qui a besoin d’attention. Et pourtant, cela ne suffit pas. À la nourriture qui nourrit le corps, il faut joindre en effet, avec la même charité, la nourriture de l’âme qui nourrit notre conscience, nous soutient dans les heures sombres de la peur, dans les ténèbres de la souffrance. Cette nourriture, c’est le Christ qui sans cesse nourrit son Église en abondance et nous fortifie en chemin par son Corps.
C’est le moment de changer, de transformer l’histoire du Cameroun. Aujourd’hui et non demain, maintenant et non dans le futur, l’heure est venue de reconstruire, de recomposer la mosaïque de l’unité en rassemblant les diversités et les richesses du pays et du continent, d’édifier une société où règnent la paix et la réconciliation.
Celui qui obéit à Dieu plutôt qu’aux hommes (Ac 5, 29) et à la façon humaine et terrestre de penser, retrouve sa liberté intérieure, parvient à découvrir la valeur du bien et à ne pas se résigner au mal, redécouvre le chemin de la vie, devient un artisan de paix et de fraternité.
La Parole du Seigneur ouvre de nouveaux horizons et engendre transformation et guérison, car elle est capable de mettre le cœur en mouvement, de bouleverser le cours normal des choses auquel nous risquons facilement de nous habituer, de faire de nous des acteurs actifs du changement. Souvenons-nous de ceci : Dieu est nouveauté, Dieu crée des choses nouvelles, Dieu fait de nous des personnes courageuses qui, en défiant le mal, construisent le bien.
Malheur à ceux qui détournent les religions et le nom même de Dieu à leurs propres fins militaires, économiques et politiques, en traînant ce qui est saint dans ce qu’il y a de plus sale et de plus ténébreux !
La paix ne s’invente pas: elle s’accueille, en accueillant son prochain comme un frère et une sœur. Personne ne choisit ses frères et ses sœurs : il nous suffit de nous accueillir les uns les autres ! Nous formons une seule famille et habitons la même maison, cette merveilleuse planète dont les cultures anciennes ont pris soin pendant des millénaires.
Nous sommes tous les gardiens de nos frères et de nos sœurs et dans la grande famille de Dieu, personne n’est jamais étranger ou oublié, aussi petit soit-il.
Les jeunes représentent l’espérance du pays et de l’Église. Investir dans l’éducation, dans la formation et dans l’esprit d’entreprise des jeunes est donc un choix stratégique pour la paix. C’est aussi le seul moyen de lutter contre les fléaux de la drogue, de la prostitution et de la torpeur qui dévastent trop de jeunes vies, de manière toujours plus dramatique.
La paix est de la responsabilité de tous, en premier lieu celle des Autorités civiles. Gouverner, c’est aimer son pays, mais aussi les pays voisins. Le commandement «aime ton prochain comme toi-même» s’applique également aux relations internationales !
Rejetons la logique de la violence et de la guerre, pour embrasser une paix fondée sur l’amour et la justice. Une paix désarmée, c’est-à-dire qui n’est pas fondée sur la peur, la menace ou les armements ; et désarmante, car capable de résoudre les conflits, d’ouvrir les cœurs et de susciter la confiance, l’empathie et l’espérance. Je le répète avec force : « Le monde a soif de paix ! Assez de guerres, avec leur douloureux cortège de morts, de destructions, d’exilés ».
Notre vie peut-elle vraiment recommencer complètement ? Oui ! Cette affirmation du Seigneur, si pleine d’amour, remplit nos cœurs d’espérance. Peu importe à quel point nous sommes accablés par la douleur ou le péché : le Crucifié porte tous ces fardeaux avec nous et pour nous. Peu importe à quel point nous sommes découragés par nos faiblesses : c’est précisément là que se manifeste la force de Dieu qui a ressuscité le Christ d’entre les morts pour donner la vie au monde. Chacun de nous peut faire l’expérience de la liberté de la vie nouvelle qui vient de la foi dans le Rédempteur.
Le cœur de Dieu est déchiré par les guerres, les violences, les injustices et les mensonges. Mais le cœur de notre Père n’est pas avec les méchants, les tyrans, les orgueilleux : le cœur de Dieu est avec les petits et les humbles, et il fait avancer avec eux son Royaume d’amour et de paix, jour après jour. Là où il y a de l’amour et du service, Dieu s’y trouve.
Sous le manteau de Notre-Dame d’Afrique, se construit la communion entre chrétiens et musulmans. Ici, en Algérie, l’amour maternel de Lalla Meryem rassemble tous comme des enfants, chacun riche de sa diversité, unis par la même aspiration à la dignité, à l’amour, à la justice et à la paix. Dans un monde où les divisions et les guerres sèment la douleur et la mort, cette vie dans l’unité et la paix est un signe fort.
Nous avons besoin les uns des autres, et nous avons besoin de Dieu. Reconnaître notre fragilité ouvre le cœur au soutien mutuel et à l’invocation de Celui qui peut donner ce qu’aucun pouvoir humain n’est en mesure de garantir : la réconciliation profonde des cœurs et, avec elle, la véritable paix.
L’avenir appartient aux hommes et aux femmes de paix. En fin de compte, la justice triomphera toujours de l’injustice, tout comme la violence, au-delà des apparences, n’aura jamais le dernier mot.
Partager ce que l’on a est une question de justice. Est injuste celui qui accumule des richesses et reste indifférent aux autres. Cette vision de la justice est simple et radicale : elle reconnaît en l’autre l’image de Dieu. Une religion sans miséricorde et une vie sociale sans solidarité sont un scandale aux yeux de Dieu.
Depuis des millénaires, la mer et le désert sont des lieux d’enrichissement mutuel entre les peuples et les cultures. Malheur à nous si nous en faisons des cimetières où meurt aussi l’espérance ! Libérons du mal ces immenses réservoirs d’histoire et d’avenir ! Dénonçons et éradiquons les causes du désespoir, combattons ceux qui tirent profit du malheur d’autrui !
Aujourd’hui, de nombreuses Églises orientales célèbrent Pâques selon le calendrier julien. À toutes ces communautés, j’adresse mes vœux les plus cordiaux de paix, dans la communion de foi au Seigneur Ressuscité. Prions ensemble pour tous ceux qui souffrent à cause de la guerre, en particulier pour le cher peuple ukrainien. Que la lumière du Christ apporte du réconfort aux cœurs affligés et renforce l’espérance de paix. Que l’attention de la communauté internationale ne faiblisse pas face au drame de cette guerre !
Je suis également plus que jamais proche du cher peuple libanais en ces jours de douleur, de peur et d’espérance inébranlable en Dieu. Le principe d’humanité, inscrit dans la conscience de chaque personne et reconnu par le droit international, implique l’obligation morale de protéger la population civile contre les effets atroces de la guerre. J’appelle les parties au conflit à cesser le feu et à rechercher d’urgence une solution pacifique.
Mercredi prochain marquera le troisième anniversaire du début du conflit sanglant au Soudan. Combien souffre le peuple soudanais, victime innocente de ce drame inhumain ! Je renouvelle mon appel pressant aux parties belligérantes afin qu’elles fassent taire les armes et entament, sans conditions préalables, un dialogue sincère visant à mettre fin au plus vite à cette guerre fratricide.
L’Eucharistie dominicale est indispensable à la vie chrétienne. C’est là que notre foi se nourrit et grandit. C’est là que nos efforts, bien que limités, par la grâce de Dieu, se fondent comme les actions des membres d’un seul corps – le Corps du Christ – dans la réalisation d’un seul grand projet de salut qui embrasse toute l’humanité.
Il n’est pas toujours facile de croire. Cela n’a pas été facile pour Thomas, et ce n’est pas facile pour nous non plus. La foi a besoin d’être nourrie et soutenue. C’est pourquoi, le “huitième jour”, c’est-à-dire chaque dimanche, l’Église nous invite à faire comme les premiers disciples : à nous réunir et à célébrer ensemble l’Eucharistie.
La prière nous éduque à agir. Les possibilités humaines limitées s’unissent, dans la prière, aux possibilités infinies de Dieu. Les pensées, les paroles et les actes brisent alors la chaîne démoniaque du mal et se mettent au service du Royaume de Dieu : un Royaume où il n’y a ni épée, ni drone, ni vengeance, ni banalisation du mal, ni profit injuste, mais seulement dignité, compréhension et pardon.
Celui qui prie a conscience de ses limites, il ne tue pas et ne menace pas de mort. Au contraire, est asservi à la mort celui qui a tourné le dos au Dieu vivant, pour faire de lui-même et de son propre pouvoir l’idole muette, aveugle et sourde (Ps 115, 4-8), à laquelle sacrifier toute valeur et exiger que le monde entier plie le genou. Assez avec l’idolâtrie de soi-même et de l’argent ! Assez avec la démonstration de force ! Assez avec la guerre ! La véritable force se manifeste dans le service de la vie.
La guerre divise, l’espérance unit. La tyrannie piétine, l’amour élève. L’idolâtrie aveugle, le Dieu vivant éclaire. Il suffit d’un peu de foi, d’une miette de foi, pour affronter ensemble, comme humanité et avec humanité, cette heure dramatique de l’histoire.
Je renouvelle à tous l’invitation à se joindre à moi pour la veillée de prière pour la paix, que nous célébrerons dans la basilique Saint-Pierre à 18h00, heure de Rome.
Des centaines de millions de personnes à travers le monde sont plongées dans l’extrême pauvreté. Pourtant, une richesse disproportionnée demeure concentrée entre les mains d’une minorité. Cette situation est injuste et nous oblige à la remettre en question et à nous engager à la changer. La source de ces inégalités n’est pas un manque de ressources, mais la nécessité de s’attaquer aux problèmes, pourtant solubles, liés à leur répartition plus équitable, ce qui doit se faire avec intégrité et honnêteté.
En ces temps-ci, une violence absurde et inhumaine sévit avec une férocité sans nom dans les lieux sacrés de l’Orient chrétien, profanés par le blasphème de la guerre et la brutalité du commerce, sans aucun égard pour la vie humaine, considérée au mieux comme un simple sous-produit de leurs propres intérêts. Mais aucun intérêt ne saurait justifier la vie des plus faibles, des enfants, des familles ; aucune cause ne saurait justifier le versement du sang innocent.
Dieu ne bénit aucun conflit. Qui est disciple du Christ, prince de la paix, ne se range jamais du côté de celui qui, hier, brandissait l’épée et aujourd’hui lance des bombes. Ce ne seront pas les actions militaires qui créeront des espaces de liberté ou des temps de paix, mais seulement la patiente promotion de la coexistence et du dialogue entre les peuples.
J’invite chacun à accompagner cette période délicate de travail diplomatique par la prière, en espérant que la volonté de dialoguer puisse devenir l’instrument permettant de résoudre les autres situations de conflit dans le monde.
Suite à ces dernières heures de grande tension au Moyen Orient et dans le monde entier, j’accueille avec satisfaction et comme un signe d’espérance l’annonce d’un cessez-le-feu immédiat de deux semaines. Seul le retour aux négociations permettra de mettre fin à la guerre.
Il n’est aucune expérience humaine que Dieu ne rachète : même la souffrance, vécue en union avec la Passion du Seigneur, devient un chemin vers la sainteté. La grâce qui convertit et transforme la vie nous fortifie ainsi dans chaque épreuve, nous indiquant pour but non pas un idéal lointain, mais la rencontre avec Dieu, qui s’est fait homme par amour.
Annoncer, en paroles et en actes, la Pâque du Christ, c’est redonner une voix à l’espérance, qui serait autrement étouffée entre les mains des violents. Lorsque la Bonne Nouvelle est proclamée dans le monde, elle éclaire toutes les ombres, en tout temps.
Avec une affection particulière, à la lumière du Ressuscité, nous nous souvenons aujourd’hui du Pape François qui, le lundi de Pâques de l’année dernière, a rendu sa vie au Seigneur.
Souvent le récit de la vérité est occulté par les fake news, comme on dit aujourd’hui, c’est-à-dire par des mensonges, des insinuations et des accusations sans fondement. Face à ces obstacles, cependant, la vérité ne reste pas cachée, bien au contraire : elle vient à notre rencontre, vivante et rayonnante, illuminant les ténèbres les plus épaisses.
L’Évangile d’aujourd’hui (Mt 28, 8-15) nous demande de choisir entre deux récits : celui des femmes, qui ont rencontré le Ressuscité (v. 9-11), ou celui des gardes, qui ont été soudoyés par les chefs du Sanhédrin (v. 11-14). D’un même fait, le tombeau vide, jaillissent deux interprétations : l’une est source de vie nouvelle et éternelle, l’autre de mort certaine et définitive.
Convertissons-nous à la paix du Christ ! Faisons entendre le cri de paix qui jaillit du cœur ! C’est pourquoi j’invite tout le monde à se joindre à moi pour la veillée de prière pour la paix que nous célébrerons ici, sur la place Saint-Pierre, samedi prochain, 11 avril.
À la lumière de Pâques, laissons-nous émerveiller par le Christ ! Laissons son immense amour transformer notre cœur ! Que ceux qui tiennent des armes les déposent ! Que ceux qui ont le pouvoir de déclencher des guerres choisissent la paix ! Non pas une paix imposée par la force, mais par le dialogue ! Non pas avec la volonté de dominer l’autre, mais de le rencontrer !
Pâques est une victoire : celle de la vie sur la mort, de la lumière sur les ténèbres, de l’amour sur la haine. Mais comment Jésus a-t-il vaincu triomphé ?
Dans ce contexte, la Pâques du Seigneur nous invite à lever les yeux et à ouvrir notre cœur. Le Seigneur est vivant et reste avec nous. À travers les lueurs de résurrection qui se frayent un chemin dans les ténèbres, Il confie notre cœur à l’espérance qui nous soutient: le pouvoir de la mort n’est pas le destin ultime de notre vie.
La mort est toujours à l’affût. Nous la voyons dans la violence, dans les blessures du monde, dans le cri de douleur qui s’élève de toutes parts face aux abus qui écrasent les plus faibles, face à l’idolâtrie du profit qui pille les ressources de la terre, face à la violence de la guerre qui tue et détruit.
Le Christ est ressuscité d’entre les morts et, avec Lui, nous ressuscitons nous aussi à une vie nouvelle ! Cette annonce pascale embrasse le mystère de notre vie et la destinée de l’histoire, et nous rejoint jusque dans les abîmes de la mort.
De nos jours encore, il y a des tombeaux à ouvrir, et souvent les pierres qui les ferment sont si lourdes qu’elles semblent inamovibles. Certaines oppriment le cœur de l’homme, comme la méfiance, la peur, l’égoïsme, la rancœur ; d’autres brisent les liens entre nous, comme la guerre, l’injustice, la fermeture entre les peuples et les nations. Ne nous laissons pas paralyser par elles !
Il s’agit d’une veillée lumineuse, la plus ancienne de la tradition chrétienne, appelée « mère de toutes les veillées ». En elle, nous revivons le souvenir de la victoire du Seigneur de la vie sur la mort et les enfers.
Vrai Dieu et vrai homme, le Christ nous donne un exemple de dévouement, de service et d’amour. Nous avons besoin de son exemple pour apprendre à aimer, non pas parce que nous en sommes incapables mais pour nous éduquer nous-mêmes, les uns les autres, à l’amour véritable. Apprendre à agir comme Jésus, Signe que Dieu inscrit dans l’histoire du monde, est la tâche de toute une vie.
Jésus purifie non seulement notre image de Dieu des idolâtries et des blasphèmes qui l’ont souillée, mais il purifie notre image de l’homme qui se croit puissant quand il domine, qui veut vaincre en tuant ceux qui lui sont égaux, qui se croit grand quand il est craint.
La croix fait partie de la mission. L’occupation impérialiste du monde est interrompue de l’intérieur, la violence qui, jusqu’à aujourd’hui fait loi, est démasquée. Le Messie pauvre, prisonnier, opprimé, plonge dans les ténèbres de la mort, mais c’est ainsi qu’Il met en lumière une création nouvelle.
Ni dans le domaine pastoral, ni dans le domaine social et politique, le bien ne peut naître de l’abus de pouvoir.
La liberté de Jésus transforme les cœurs, guérit les blessures, embaume et illumine nos visages, réconcilie et rassemble, pardonne et ressuscite.
L’Église est présente partout où ses enfants professent et témoignent de l’Évangile : sur les lieux de travail, dans la société civile et dans toutes les relations humaines, là où, par leurs choix, ils montrent la beauté de la vie chrétienne, qui anticipe ici et maintenant la justice et la paix qui seront pleines dans le Royaume de Dieu.
Mai
En ce mois de mai, l’Église a confié à l’intercession de la Vierge Marie, notamment à travers la prière du Saint Rosaire, les peuples martyrisés par la guerre. Que la Sagesse divine éclaire la conscience de ceux qui détiennent l’autorité et oriente leurs décisions vers la recherche sincère d’une paix juste et durable.
Dans le Mystère de Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, nous sommes chez nous, comme Nicodème se sentit chez lui près de Jésus. La vie de Dieu est merveilleuse et captivante, elle apporte la paix à notre cœur, souvent si inquiet, et nous fait rencontrer des frères et sœurs dans la joie de l’Esprit.
La vraie paix commence dans un cœur qui aime ; elle se manifeste par des lèvres qui prononcent des paroles de réconciliation ; elle se reflète dans des yeux qui regardent le monde avec douceur et sagesse. Telle est la véritable force, la force de la vérité et de l’amour. Ceux qui ont foi en Dieu comprennent ce message de paix et en deviennent les artisans, la bâtissant de leurs propres mains.
Nous vivons à une époque marquée par les guerres, une polarisation croissante et de profondes divisions culturelles et sociales. Pourtant, précisément au cœur de cette fragilité, un nouvel espoir se dessine. Alors même que les divisions semblent s’accentuer, un élément commun émerge et nous unit tous indéniablement : notre humanité partagée.
C’est précisément dans les moments difficiles que les êtres humains sont appelés à se confronter à nouveau à ces questions fondamentales qui, au fil des siècles, ont incité d’innombrables générations à une réflexion plus authentique : « Où allons-nous ? Vers quel but voulons-nous nous orienter ? Quelle direction voulons-nous choisir en tant que peuple et en tant que communauté humaine ? »
Ces questions expriment la quête de vérité qui réside au cœur de l’être humain et suscitent un désir d’autre chose, une soif de Dieu et de sens durable. Elles témoignent aussi des aspects les plus essentiels de notre humanité : les dons de la raison et de la liberté, que Dieu nous a confiés afin que nous puissions connaître la vérité et adhérer au bien.
Lorsque l’être humain est réduit à une performance, une marchandise ou une statistique, une profonde souffrance intérieure surgit inévitablement. De nombreux jeunes vivent aujourd’hui sous le joug des attentes et de la performance, plongés dans une compétitivité exaspérante qui engendre anxiété, peur de ne pas être à la hauteur et désorientation.
Cependant, lorsqu’une personne découvre que sa vie a de la valeur, qu’elle est aimée, attendue et appelée à jouer un rôle dans le monde, alors naît l’espoir, une force spirituelle qui soutient la vie, même dans les moments les plus difficiles.
Connecter les jeunes aux réseaux numériques ne suffit pas s’ils restent déconnectés d’eux-mêmes, des autres et de leur être intérieur. Nous devons aider les nouvelles générations à redécouvrir le silence, la réflexion, la capacité de poser des questions, la profondeur des relations et l’ouverture à la transcendance. Pour écouter l’âme, il faut tendre l’oreille, car sa voix n’est pas un cri, mais un murmure.
L’ IA peut être une aide précieuse et, en même temps, elle exige une approche sobre et vigilante. La vitesse et la simplicité avec lesquelles il est possible d’obtenir des formes d’assistance concrète simplifient nos vies, mais elles peuvent aussi nous habituer à trop déléguer et à rechercher des réponses toutes faites, affaiblissant le jugement personnel et la créativité.
L’impression d’objectivité que les réponses de ces systèmes peuvent susciter risque de nous faire oublier qu’elles reflètent les paramètres culturels de ceux qui les ont conçus et entraînés.
L’imitation artificielle d’une communication humaine positive – paroles de conseil, d’empathie, d’amitié, d’amour – peut être gratifiante, mais elle peut induire en erreur et donner l’illusion d’être en relation avec un sujet personnel authentique. Dans un contexte pauvre en relations et en affections réelles, le risque est qu’une personne perde le désir même de chercher véritablement l’autre.
Les intelligences artificielles ne vivent pas une expérience, ne possèdent pas de corps, ne traversent ni la joie ni la douleur, ne mûrissent pas dans la relation, ne connaissent pas de l’intérieur ce que signifient l’amour, le travail, l’amitié, la responsabilité. Elles n’ont pas non plus de conscience morale : elles ne jugent pas le bien et le mal, ne saisissent pas le sens ultime des situations, n’assument pas sur elles le poids des conséquences. Elles peuvent imiter, elles peuvent simuler, mais elles ne comprennent pas ce qu’elles produisent, car elles n’habitent pas l’horizon affectif, relationnel et spirituel dans lequel l’humain devient sage.
L’évangélisation ne repose pas sur l’efficacité des structures ni sur l’importance sociale, ni même sur le soutien dont on peut bénéficier à un moment donné. Ce qui reste essentiel, c’est plutôt d’avoir confiance en la conduite de l’Esprit Saint, de suivre les chemins qu’Il indique pour conduire de nombreuses personnes vers le Christ, vers sa parole qui sauve, vers son amour qui renouvelle la vie.
Le progrès technique, précieux en soi, exige un discernement quant à la vision anthropologique qui le guide et aux fins qu’il poursuit. Si le développement technologique se poursuit sans une maturation éthique et sociale adéquate, il peut arriver que les moyens augmentent sans que l’humanité ne croisse dans la même mesure : on “a plus” mais on “n’est pas plus”, et la personne risque d’être évaluée avant tout en fonction des performances qu’elle garantit.
C’est avec inquiétude que je suis la guerre en Ukraine, qui s’est considérablement intensifiée ces derniers jours. Je tiens à exprimer ma solidarité envers tous ceux qui souffrent à la suite des récentes attaques, qui ont également visé des civils. La guerre ne résout pas les problèmes ; elle les exacerbe. Elle n’apporte pas la sécurité ; elle multiplie les souffrances et la haine. Là où tombent les missiles et les drones, les espoirs sont anéantis, les maisons et les lieux de culte sont détruits, et des vies innocentes sont fauchées. Je confie tous les peuples frappés par la guerre à la protection de la Vierge Marie, Reine de la paix.
La liturgie a été un moteur d’évangélisation. Aujourd’hui, il faut renouveler cette énergie dans la continuité de la tradition catholique authentique et vivante, c’est-à-dire selon une dynamique visant à introduire les croyants à la plénitude de la vérité.
Aujourd’hui, parmi les biens universellement destinés à tous, nous devons également compter les nouvelles formes de propriété : brevets, algorithmes, plateformes numériques, infrastructures technologiques, données. Dans un contexte où la richesse des nations dépend de plus en plus des connaissances et des technologies, quand ces biens restent concentrés entre les mains de quelques-uns, sans formes adéquates de partage et d’accès, il se crée un nouveau déséquilibre entre ceux qui peuvent participer à la révolution numérique et ceux qui en restent à l’écart.
Dans les choix relatifs aux flux économiques et aux plateformes numériques, dans la gouvernance des données et des algorithmes, on ne peut permettre que seuls quelques acteurs orientent les processus, il faut au contraire construire des formes de coopération qui respectent les différents niveaux de la communauté mondiale et les rendent co-responsables du bien commun.
À l’ère du numérique, un ordre social juste est celui qui garantit à tous un accès équitable aux opportunités, protège les plus petits et les plus fragiles, lutte contre la haine et la désinformation, et soumet l’utilisation des données et des technologies à un contrôle public, afin que le critère ne soit pas uniquement le profit, mais la dignité de chaque personne et le bien des peuples.
Pour préserver la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle, nous devons revenir à une réflexion sur le bien commun, la destination universelle des biens, la subsidiarité, la solidarité et la justice sociale.
À l’ère de l’IA où la dignité humaine risque d’être éclipsée par de nouvelles formes de déshumanisation, nous avons le devoir urgent de rester profondément humains, en préservant avec amour cette magnifique humanité qui nous a été donnée et manifestée dans sa plénitude dans le Christ, mais qu’aucune machine ne pourra jamais remplacer dans sa splendeur.
Construire une ville fondée sur le bien commun exige donc, de bâtir sur le roc de la relation avec Dieu.
Enfin, édifier dans le bien exige un langage évangélique. Évitons les mots qui humilient ou opposent. Choisissons la lumière qui éclaire et la franchise qui ouvre des voies.
Indiquons des critères de discernement – dignité de la personne, destination universelle des biens, option pour les pauvres, soin de la Maison commune, paix – et traduisons-les en pratiques : une approche responsable, des évaluations d’impact humain et social, l’inclusion des plus fragiles, une alphabétisation numérique, une recherche et une industrie orientées vers la justice et la paix.
L’Esprit Saint nous interpelle sur notre rapport à la technique et à la révolution numérique en cours. La technologie peut soigner, relier, éduquer, protéger la Maison commune ; mais elle peut aussi diviser, rejeter, engendrer de nouvelles injustices.
Évitons donc le “syndrome de Babel” : l’idolâtrie du profit qui sacrifie les plus faibles, l’uniformité qui gomme les différences, la prétention d’un langage unique – y compris numérique – capable de tout traduire, même le mystère de la personne, en données et en performances. C’est là le risque de la déshumanisation – construire l’avenir en excluant Dieu et en réduisant l’autre à un moyen.
Il existe néanmoins une possibilité lumineuse : celle de bâtir ensemble, en transformant la diversité en ressource et en faisant de l’écoute comme du dialogue le terrain d’entente sur lequel faire grandir la justice et la fraternité.
La magnifique humanité créée par Dieu se trouve aujourd’hui face à un choix décisif : ériger une nouvelle tour de Babel ou bâtir la cité où Dieu et l’humanité habitent ensemble. Cette magnifique humanité devient en Jésus-Christ le Chemin, la Vérité et la Vie, ouvrant à chacun de nous la voie vers la plénitude.
Nous célébrons aujourd’hui la Journée de Prière pour l’Église en Chine, en la mémoire liturgique de la Bienheureuse Vierge Marie, Secours des chrétiens, vénérée avec une très grande dévotion au sanctuaire de Sheshan, à Shanghai. Unissons notre prière à celle des catholiques chinois, en signe de notre affection pour eux et de leur communion avec l’Église universelle et avec le Successeur de Pierre.
Que l’intercession de la Reine du Ciel obtienne à la communauté des croyants en Chine la grâce de l’unité et donne à tous la force de témoigner de l’Évangile dans leurs efforts quotidiens, afin d’être une semence d’espérance et de paix. En particulier, j’invoque la paix éternelle pour les victimes de l’accident survenu ces derniers jours dans une mine au Nord de la Chine.
Confions également à la Très Sainte Vierge Marie, Secours des chrétiens, les communautés chrétiennes de la Terre Sainte, du Liban et de tout le Moyen-Orient qui souffrent à cause de la guerre.
Avec un cœur ardent, prions aujourd’hui pour que l’Esprit du Ressuscité nous sauve du mal de la guerre qui n’est pas vaincue par une superpuissance, mais par la Toute-puissance de l’amour. Prions ensemble pour qu’Il libère l’humanité de la misère qui n’est pas rachetée par une richesse incalculable, mais par un don inépuisable.
Sans le feu de l’Esprit, l’Église reste prisonnière de la peur, craintive face aux défis du monde, repliée sur elle-même et incapable d’entrer en dialogue avec une époque en mutation.
L’Esprit ouvre les portes de l’Église afin qu’elle soit accueillante envers tous, même envers ceux qui ont fermé leurs portes à Dieu, aux autres, à l’espérance, à la joie de vivre.
Le Saint-Esprit ouvre les portes de nos cœurs, en nous aidant à surmonter les résistances, les égoïsmes, les méfiances et les préjugés, et en nous rendant capables de vivre comme des enfants de Dieu et des frères les uns pour les autres.
Apprenons à être riches autrement : plus attentifs aux relations, plus soucieux de valoriser le bien commun, plus attachés au territoire, plus reconnaissants d’accueillir et d’intégrer ceux qui viennent vivre parmi nous.
Dans la vie, nous comprenons que plus une beauté est fragile, plus elle exige de soins et de responsabilité. C’est là le sens principal de ma présence aujourd’hui à Acerra : confirmer et encourager ce sursaut de dignité et de responsabilité que tout cœur honnête ressent lorsque la vie germe et est aussitôt menacée par la mort.
Nous assistons à une éclipse de notre conception de l’humanité, comme en témoigne l’utilisation effrénée de la technologie au détriment de la dignité humaine. Il est nécessaire de retrouver une compréhension de la véritable signification et de la vraie grandeur de l’humanité, telle que conçue par Dieu. Le défi auquel nous sommes confrontés n’est pas technologique, mais anthropologique, et j’espère que l’encyclique qui paraîtra dans quelques jours contribuera à le relever.
Aucune nation, aucune société et aucun ordre international ne peut se dire juste et humain s’il mesure son succès uniquement à l’aune du pouvoir et de la prospérité, en négligeant ceux qui vivent en marge. En effet, l’amour du Christ pour les plus petits et les plus oubliés nous impose de rejeter toute forme d’égoïsme qui laisse les pauvres et les personnes vulnérables dans l’invisibilité.
J’invite chacun à prier le Seigneur afin que la visite de Sa Sainteté Aram Ier, Catholicos de l’Église apostolique arménienne du Saint-Siège de Cilicie, constitue une nouvelle étape sur le chemin vers la pleine unité. Prions également pour la paix au Liban et au Moyen-Orient, déchirés de nouveau par la violence et la guerre.
La Constitution sur la liturgie sacrée Sacrosanctum Concilium invite l’Église à contempler le mystère du Christ. La liturgie touche en effet au cœur même de ce mystère : elle est à la fois l’espace, le temps et le contexte dans lesquels l’Église reçoit du Christ sa propre vie.
n ces jours qui précèdent la solennité de la Pentecôte, alors que nous nous préparons à revivre le mystère du miracle de la descente du Saint-Esprit sur l’Église naissante, Prions ensemble le Saint-Esprit, Seigneur et Donneur de vie, afin qu’il nous accorde le don de l’unité des Chrétiens, qu’il nous donne une paix durable et qu’il renouvelle la face de la terre.
Dans de nombreux pays, se tient aujourd’hui la Journée Mondiale des Communications Sociales, que j’ai souhaité consacrer cette année au thème « Préserver les voix et les visages humains ». À l’heure de l’intelligence artificielle, j’encourage chacun à s’engager à promouvoir des formes de communication qui respectent toujours la vérité de l’homme, vers laquelle doit tendre toute innovation technologique.
La semaine Laudato si’, consacrée à la sauvegarde de la création et inspirée de l’encyclique du pape François, se déroule de ce jour jusqu’à dimanche prochain. En cette année jubilaire de saint François d’Assise, rappelons-nous son message de paix avec Dieu, avec nos frères et avec toutes les créatures.
Malheureusement, ces dernières années, en raison des guerres, les progrès dans ce domaine ont été considérablement ralentis. C’est pourquoi j’encourage les membres du Mouvement Laudato si’ et tous ceux qui œuvrent pour une écologie intégrale à renouveler leur engagement. Prendre soin de la paix, c’est prendre soin de la vie !
L’Ascension ne nous parle pas d’une promesse lointaine, mais d’un lien vivant, qui nous attire, nous aussi, vers la gloire céleste, élargissant et élevant dès cette vie notre horizon et rapprochant toujours davantage notre façon de penser, de ressentir et d’agir à la mesure du cœur de Dieu.
À une époque où notre monde est en proie à tant de conflits, notamment au Moyen-Orient, les chrétiens doivent, plus que jamais, œuvrer pour une unité totale afin que nous puissions témoigner ensemble du Prince de la Paix. Ce faisant, nous pouvons avoir confiance dans la puissante intercession et l’exemple des innombrables martyrs qui ont souffert pour le nom du Christ.
Quel monde laissons-nous ? Un monde, hélas, déformé par les guerres et les discours belliqueux. C’est une pollution de la raison qui, à l’échelle géopolitique, contamine toutes les relations sociales. La simplification qui engendre l’inimitié doit être corrigée, notamment dans les universités, en entretenant la complexité et un exercice judicieux de la mémoire.
Nous devons surveiller de près le développement et l’application des intelligences artificielles dans les domaines militaire et civil, afin qu’elles ne déresponsabilisent pas les choix humains et n’aggravent pas la tragédie des conflits. Ce qui se passe en Ukraine, à Gaza et dans les territoires palestiniens, au Liban et en Iran, illustre l’évolution inhumaine du lien entre guerre et nouvelles technologies, dans une spirale d’anéantissement.
Que les études, la recherche et l’investissement s’orientent dans la direction opposée : qu’ils soient un « oui » radical à la vie ! Oui à la vie innocente, oui à la vie jeune, oui à la vie des peuples qui réclament la paix et la justice !
Aujourd’hui, fête liturgique de Notre Dame de Fatima, tournons notre regard vers le Sanctuaire, où la Vierge Marie a délivré un message de paix aux trois petits bergers. Confions au Cœur Immaculé de Marie le cri de paix et d’harmonie qui s’élève en chaque partie du monde, particulièrement le cri des peuples affligés par la guerre.
Marie est la mère de toute l’Église, qui peut se tourner vers elle avec une confiance filiale, certaine d’être entendue, protégée et aimée.
’ai appris avec inquiétude les nouvelles concernant la recrudescence des violences dans la région du Sahel, en particulier au Tchad et au Mali, touchés par de récentes attaques terroristes. J’assure de mes prières les victimes et exprime ma solidarité envers tous ceux qui souffrent. Je souhaite que toute forme de violence cesse et j’encourage tous les efforts en faveur de la paix et du développement dans cette terre bien-aimée.
Le Seigneur nous commande de nous aimer les uns les autres comme il nous a aimés (cf. Jn 13, 34) : c’est l’amour de Jésus qui fait naître l’amour en nous. Le Christ lui-même est la référence du véritable amour : cet amour fidèle pour toujours, pur et inconditionnel, cet amour qui se donne sans vouloir posséder.
La paix naît dans le cœur de l’homme, se transmet à travers les relations, s’enracine dans les quartiers et les banlieues, puis s’étend jusqu’à embrasser toute la ville et le monde entier. La paix se construit en promouvant une culture alternative à la violence, à travers des gestes quotidiens, des parcours éducatifs et des choix concrets en faveur de la justice.
Vous faites partie d’une histoire d’amour – celle du Seigneur pour son peuple – qui a commencé avant vous et ne s’achève pas avec vous ; vous en faites partie en tant que maillons uniques et indispensables ; vous en faites partie pour que, même au cœur de l’obscurité la plus profonde, vous puissiez allumer une lumière.
Il y a exactement un an, lorsque m’a été confié le ministère de Successeur de Pierre, c’était justement le jour de la Supplication à la Vierge du Saint Rosaire de Pompéi. Je devais donc venir ici, pour placer mon service sous la protection de la Sainte Vierge.
Peuple de Dieu en pèlerinage, l’Église interprète l’histoire à la lumière de l’Évangile et condamne fermement toute forme de mal. Parallèlement, elle reconnaît la nécessité d’une conversion permanente pour accomplir pleinement sa mission. Membres d’un même Corps, nous sommes nous aussi appelés au renouveau.
Aujourd’hui, marque la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, placée sous l’égide de l’UNESCO. Malheureusement, ce droit est souvent bafoué, tantôt de manière flagrante, tantôt de manière plus subtile. Rendons hommage aux nombreux journalistes et reporters victimes des guerres et de la violence.
« Ayez la foi », nous dit Jésus dans Jean 14, 1-12. Voilà le secret ! C’est précisément cette foi qui libère notre cœur de l’angoisse de posséder et d’obtenir, de l’illusion de courir après une place prestigieuse pour avoir de la valeur. Chacun a déjà une valeur infinie dans le mystère de Dieu.
Juin
La nécessité d’une plus grande collaboration entre les chrétiens face aux défis d’aujourd’hui, tels que la paix, le bon usage des nouvelles technologies et la protection de la création, découle de l’Évangile même de Jésus-Christ : en effet, la responsabilité envers la vie et la dignité de chaque être humain, à commencer par les plus petits et les plus démunis, est le critère qui détermine notre destin présent et éternel.
Aujourd’hui, nous célébrons la Journée du Denier de Saint-Pierre. Je remercie de tout cœur tous ceux qui, par leur don, soutiennent mon ministère de Successeur de Pierre. Continuons à cheminer ensemble dans la foi et la communion.
Nous célébrons aujourd’hui la solennité des saints Pierre et Paul, patrons de Rome. Le sang qu’ils ont versé dans cette ville révèle jusqu’où va l’amour de Dieu que le Seigneur Jésus nous a donné.
Ce jour de fête nous associe à la mission de Pierre et Paul, c’est-à-dire à la mission même de Jésus. Dieu nous fait confiance, à nous pécheurs pardonnés par Lui, à nous qui ne sommes pas parfaits, afin que sa grâce resplendisse dans nos histoires et que sa force, qui transforme le mal en bien, se révèle.
Il est important que nous nous tournions aujourd’hui vers ces deux saints – Pierre et Paul – pour comprendre comment être à notre tour des apôtres et des bâtisseurs d’unité, des serviteurs généreux de la vérité dans la charité.
Je tiens à exprimer ma solidarité envers nos sœurs et frères vénézuéliens touchés par les récents tremblements de terre qui ont fait de nombreuses victimes et blessés, et causé d’énormes dégâts matériels. Tout en priant le Seigneur pour le repos éternel des défunts, je renouvelle ma solidarité spirituelle envers leurs proches, les blessés et tous ceux qui ont été frappés par cette tragédie. De même, j’exprime ma gratitude et mes encouragements à tous ceux qui œuvrent avec générosité aux opérations de recherche et de secours.
Celui qui garde la vie seulement pour lui – dit l’Evangile du jour (Mt 10, 37-42) – la perd en réalité, car elle ne s’ouvre pas à la joie de l’amour et devient stérile. C’est pourquoi Jésus nous invite à embrasser la Croix : Il s’est offert, Il s’est perdu lui-même et, c’est précisément ainsi, que nous avons pu recevoir sa vie en abondance.
Ces derniers jours renforcent mon espoir. Non seulement en raison de ce que nous avons partagé, mais aussi de la manière dont nous l’avons fait. À une époque marquée par la polarisation, la manière dont l’Église écoute et dialogue fait elle aussi partie intégrante de son message. Si nous savons continuer à rechercher ensemble la volonté du Seigneur, en nous laissant guider par le Saint-Esprit, je suis certain que notre communion deviendra de plus en plus féconde pour la mission de l’Église et pour le service de toute la famille humaine.
Confions ces jours du Consistoire extraordinaire au Saint-Esprit, afin qu’il nous rende dociles à sa voix et nous accorde la grâce de rechercher ensemble ce qui sert le mieux l’Évangile et le bien du Peuple de Dieu.
La communion n’est jamais un résultat acquis une fois pour toutes : elle reste une conversion quotidienne, qui prend forme dans la prière et à travers des attitudes concrètes, des relations de confiance et la disponibilité à s’écouter mutuellement.
Je voudrais tirer de la Parole de Dieu quelques indications pour notre discernement pendant le Consistoire extraordinaire de ces jours. Tout d’abord, l’exemple des saints Pierre et Paul nous encourage à partager la véritable liberté dans la foi. La relation avec le Seigneur Jésus nous libère du péché et de la peur. Annoncer l’Évangile se réalise et porte ses fruits dans la mesure où nous croyons en Lui.
Demandons ensuite le don de la paix dans l’unité. Alors que nous invitons tous les peuples à embrasser la foi qui nous rend véritablement libres, les tensions internationales et les conflits continuent de blesser gravement la famille humaine. Cependant, les initiatives et les expériences qui rappellent le respect de la dignité humaine, de la justice, du droit, tout simplement de l’humain, ne manquent pas. C’est là un motif d’espérance, car cela atteste la beauté de l’œuvre de Dieu.
En troisième lieu, savourons aujourd’hui et toujours la concorde dans l’obéissance, c’est-à-dire dans l’écoute qui reconnaît le don du Verbe, fait chair pour nous. À travers cet exercice, le Saint-Esprit nous guide, en nous indiquant Lui-même les problèmes et les opportunités pastorales, en purifiant nos intentions et en corrigeant ce qui s’écarte du chemin commun.
On ne peut pas considérer l’IA comme moralement neutre. En réalité, tout outil technique implique des choix et des priorités : ce qu’il mesure, ce qu’il ignore, ce qu’il optimise et la manière dont il classe les personnes et les situations. Le discernement éthique ne peut se limiter à se demander si nous utilisons un certain système à des fins bonnes ou mauvaises, mais doit également s’interroger sur la manière dont il est conçu et sur la conception de la personne et de la société qui est inscrite dans les données et les modèles qui le guident.
Pour que l’IA respecte la dignité humaine et serve véritablement le bien commun, il est essentiel que les responsabilités soient clairement définies à toutes les étapes : depuis ceux qui conçoivent et entraînent les systèmes jusqu’à ceux qui les utilisent et à ceux qui décident de leur confier des choix concrets. Il doit être possible d’identifier qui doit rendre compte des décisions, les motiver, les contrôler et, si nécessaire, réparer les dommages qui en découlent.
Nous sommes appelés à célébrer l’Eucharistie sur l’autel du Seigneur, mais aussi dans la vie quotidienne, où il est possible de vivre chaque chose comme une offrande et une action de grâce.
Chers écrivains, nous avons besoin de votre imagination, de votre créativité narrative et de votre esprit vif. Nous en avons besoin pour créer des espaces de liberté et d’authenticité, au sein desquels la grâce divine puisse faire résonner une promesse de consolation et de paix.
Nous devons résister à la marchandisation des besoins humains essentiels. L’eau, l’alimentation et les soins de santé ne peuvent être subordonnés à des considérations de marché ou à des intérêts géopolitiques. L’accès à une alimentation adéquate est un droit humain fondamental ancré dans la dignité de chaque personne. Répondre à ce besoin ne sert pas seulement à soulager la souffrance, mais aussi à s’attaquer aux causes sous-jacentes de l’instabilité géopolitique. En effet, la sécurité alimentaire est une composante essentielle de la sécurité mondiale et intégrale.
Je tiens à lancer un appel aux gouvernements et aux peuples du monde entier afin qu’ils renouvellent et renforcent leur engagement, qu’ils augmentent les ressources consacrées à la lutte contre la faim et ses causes profondes, et qu’ils suppriment les obstacles qui empêchent l’aide d’atteindre ceux qui en ont besoin. Parallèlement, ce soutien devrait également consolider l’engagement aux côtés de l’Église et de la société civile. Renforcer les capacités de l’ensemble de ces acteurs permettra de multiplier notre efficacité collective dans la lutte contre la faim.
Dans l’Evangile du jour (Mt 10, 26-33), Jésus établit un lien entre ce que nous entendons “au creux de l’oreille”, c’est-à-dire dans le secret du cœur, et ce que nous sommes appelés à proclamer à tous, en nous rappelant que la proclamation de l’Évangile est avant tout le partage d’une rencontre personnelle avec Lui, rencontre unique pour chacun.
Ressentir de la joie dans des circonstances difficiles n’est possible que si notre vie repose sur notre relation avec Dieu, notre Père aimant. Seul l’amour de Dieu peut nous procurer une joie véritable et parfaite. Si nous sommes profondément convaincus que Dieu prend soin de nous en tant que ses enfants bien-aimés, nous ne serons ni désorientés ni découragés, même dans les situations difficiles.
Je voudrais lancer une nouvelle fois un appel à la réflexion sur les conséquences de la guerre pour la prévenir avec intelligence et responsabilité, car tout cela n’est pas le fruit d’un destin inévitable, mais de choix libres et donc de responsabilités moralement imputables.
L’histoire montre comment les intrigues de la violence et de l’arrogance, du pouvoir et de la domination, des gains obtenus sans justice et sans scrupules, se retournent non seulement contre ceux qui les subissent, mais aussi contre ceux qui les poursuivent. Prions Jésus, Seigneur de la paix, et interpellons les consciences afin que le respect de l’humanité ainsi qu’un sens légitime de la civilisation se réveillent !
Des nouvelles douloureuses nous parviennent concernant la guerre en Ukraine, qui continue de s’étendre. De nombreuses victimes innocentes, des secouristes tués, des églises et des sites du patrimoine culturel ravagés par les flammes. Je suis de tout cœur avec ceux qui pleurent leurs proches, les blessés et de ceux qui, au milieu de la violence, continuent de servir la vie avec courage. Prions ensemble, pour que cette guerre cesse. Demandons au Seigneur d’ouvrir des voies de dialogue, d’éteindre la haine et de rendre possible une paix juste et durable.
Je me réjouis de la conclusion d’un accord entre la République islamique d’Iran et les États-Unis d’Amérique, qui sera signé vendredi, résultat encourageant d’un travail patient de dialogue et de négociation. J’exprime ma gratitude envers les pays qui se sont engagés à faciliter la rencontre entre les parties et à rendre cet accord possible. J’espère que cet accord contribuera à renforcer la confiance mutuelle, la sécurité et la stabilité au Moyen-Orient, en favorisant le dialogue et la coopération entre les peuples.
Nous sommes appelés à relire l’Évangile dans le monde d’aujourd’hui, en échangeant les dons de nos cultures respectives, et les fruits produits en elles par la fécondité du message du Christ. L’un de ces fruits est le dialogue entre les personnes et entre les peuples, la rencontre dans un esprit de fraternité, qui permet de découvrir et d’apprécier mutuellement les valeurs dont l’autre est porteur. Ce chemin n’est pas facile, il exige de la bonne volonté et l’aide de Dieu, mais c’est le chemin qui mène à la civilisation de l’amour.
En cette époque, si durement marquée par la violence guerrière et sociale, beaucoup s’interrogent sur ce que sera le monde dans lequel grandiront leurs petits-enfants. Je vous exhorte, bien-aimés grands-parentes et personnes âgées, à vous joindre à moi pour prier avec insistance afin que la paix vienne bientôt dans le monde entier.
Le Seigneur est le refuge du pauvre (cf. Ps 14, 6). Ainsi, dans le Christ, nous sommes nous aussi appelés à devenir pauvres et à être un refuge pour le pauvre. La communauté chrétienne ne peut rester insensible face à tous ceux qui, aujourd’hui, se trouvent à la porte et restent invisibles aux yeux de ceux qui sont enfermés entre leurs murs.
Devenu notre frère, le Fils de Dieu regarde les personnes, il regarde l’humanité : il voit l’oppression qui écrase et la violence qui prive de toute force. Il voit les blessures des guerres et la vacuité du consumérisme. Il voit des visages figés comme des masques, des familles broyées par le mal et des jeunes séduits par de faux idéaux. Jésus voit et aime. Il aime et souffre pour nous, avec nous : sa compassion exprime non seulement une proximité fraternelle, mais aussi une volonté de rédemption.
Très chers frères prêtres, en ce jour où l’Église contemple le Cœur transpercé de son Seigneur, d’où jaillit une source inépuisable de paix et d’unité pour toute l’humanité, j’adresse d’abord à moi-même et à vous tous les paroles que Dieu a adressées au peuple d’Israël : « Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint »
« Dieu est amour ; celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui » (1 Jn 4, 16). C’est là le cœur de l’Évangile, le cœur du Christ. Celui qui s’y plonge ne vit plus pour lui-même. Je rends grâce pour la foi et la charité dont j’ai reçu tant de témoignages au cours de ce voyage apostolique en Espagne.
Depuis cette place, je veux adresser un message clair à ceux qui profitent du désespoir ; à ceux qui organisent des parcours qui conduisent à la mort, font le trafic d’êtres humains, retiennent les documents, exploitent les travailleurs, menacent les femmes, trompent les familles et transforment la souffrance d’autrui en une affaire lucrative. Arrêtez-vous ! Convertissez-vous (cf. Mc 1, 15) !
La peur, l’indifférence ou la violence de ceux qui spéculent sur la vie humaine ne peuvent avoir le dernier mot. Le dernier mot revient au Christ, qui s’identifie à l’étranger, touche les blessures de l’humanité et nous appelle à le reconnaître en chaque frère qui a besoin d’être accueilli, protégé, valorisé et intégré. Levons les yeux vers Lui, sans détourner le regard de ceux qui souffrent ; regardons le Seigneur pour apprendre à regarder nos frères avec ses yeux.
Aujourd’hui, dans l’Église, nous célébrons la solennité du Sacré-Cœur de Jésus, qui représente pour les chrétiens l’amour miséricordieux et infini de Dieu pour chaque être humain. Au-delà de nos origines, l’amour de Dieu ne connaît ni frontières, ni distinctions, se donne à tous et nous rassemble dans l’unité.
Rappelons-nous que nous sommes la présence vivante du Seigneur dans le monde. Enflammés par la charité de son Cœur, soyons porteurs de sa miséricorde et de sa paix, afin que cessent les guerres dans le monde et qu’une nouvelle humanité, réconciliée dans l’amour, grandisse autour de nous.
Voici deux attitudes de notre vie chrétienne que nous devons garder à l’esprit pour être des “architectes avisés” dans la construction de la civilisation de l’amour. La première est d’embrasser la croix du Christ comme Cyrénéens, en accompagnant et en aidant à porter les fardeaux de tant de frères et sœurs crucifiés par les drames de la vie. La seconde est de cultiver une spiritualité eucharistique, une spiritualité de l’unité ecclésiale dans l’amour.
Le drame des migrants doit devenir un examen de conscience : pour les pays d’origine, qui doivent créer les conditions de paix, de justice et de développement ; pour les pays de transit, appelés à protéger et non à laisser les plus faibles aux mains de réseaux criminels; pour l’Europe, qui ne peut proclamer la dignité humaine et s’habituer à ce que la Méditerranée et l’Atlantique soient des cimetières sans pierres tombales; pour la communauté internationale, appelée à une coopération efficace et persévérante.
Chaque bateau qui arrive ne transporte pas seulement des migrants; il apporte avec lui une question: quel monde avons-nous construit, si tant de frères doivent risquer la mort pour trouver la vie? La dignité humaine exige des voies légales et sûres, le secours et l’assistance, la coopération réelle contre les trafiquants, la protection effective des victimes, des processus sérieux d’accueil et d’intégration, et des politiques qui permettent à chaque personne de vivre dignement sur sa propre terre. Nous ne pouvons pas nous accoutumer à compter les morts. La dignité humaine n’a pas de passeport et ne perd pas de sa valeur lorsqu’elle franchit une frontière.
S’il existe un droit de chercher refuge lorsque la vie est menacée, il existe aussi le droit de ne pas avoir à migrer: le droit de rester chez soi sans faim, sans guerre, sans persécution, sans violence, sans que la terre devienne inhabitable, sans que la corruption vole le pain des pauvres, sans que les armes détruisent l’avenir des enfants.
La beauté de ce temple nous incite à apprendre toujours davantage de notre Maître et Seigneur l’art de vivre selon son Évangile. Alors que nous levons les yeux vers Lui, le Crucifié ressuscité, engageons-nous à relever le visage de ceux qui gisent dans la poussière (cf. 1 S 2, 8). Et montrons ainsi que la Sagrada Familia est la plus haute église du monde, non pas pour figurer en tête des classements mondains, mais pour guider les pas du peuple de Dieu avec la croix qui éclaire le chemin telle une lampe allumée dans l’attente du retour de l’Époux.
Demain, la Coupe du monde commence, et beaucoup suivront les matchs. Le football nous rappelle une chose que nous ne devons pas oublier : la vie n’est pas une course où l’on cherche à briller en solitaire, mais un chemin que l’on apprend à parcourir ensemble. Celui qui ne sait pas faire une passe, même s’il a du talent, n’a pas encore compris le jeu. Et celui qui ne sait pas vivre avec les autres et pour les autres, n’a pas encore compris la vie.
Le chrétien, en plus d’être bienveillant et aimable, doit être compatissant, aimer sans arrière-pensée et rechercher le bien des autres, sachant que, dans chaque frère et sœur qui souffre, c’est le Seigneur lui-même qui demande et reçoit, qui est accueilli ou rejeté, aimé ou méprisé.
Demandons à Marie, Reine de la paix, de nous enseigner à renoncer aux paroles blessantes, au jugement hâtif, aux médisances et aux calomnies. Et qu’elle nous apprenne à préserver et à cultiver l’amour au sein de la famille, entre amis, sur le lieu de travail, sur les réseaux sociaux, dans les débats politiques et au sein des communautés chrétiennes, afin que la haine cède la place à l’espérance et à la paix.
Tout être humain est digne du simple fait d’avoir été voulu, créé et aimé par Dieu. Il n’existe aucune situation qui puisse détourner de nous le regard du Seigneur. C’est une vérité réconfortante qui nous accompagne à chaque instant et qui nous rappelle que son amour miséricordieux dépasse toujours le bien ou le mal que nous avons pu faire.
Dieu t’aime tel que tu es, mais il te veut meilleur ! Le Seigneur nous permet à tous de repartir sans cesse à zéro, car être humain et être chrétien ne consiste pas à ne pas se tromper, mais à grandir dans la capacité de se convertir, de se repentir, de se corriger et, surtout, de se réconcilier et de pardonner.
Faisons de la place au Seigneur dans notre cœur et cherchons sa face. Laissons-nous accompagner par son amour. Accrochons-nous à Lui qui nous invite sans cesse à l’espérance et nous montre un horizon merveilleux qu’aucune barrière physique ne peut nous empêcher d’atteindre. Aujourd’hui encore Il continue de nous parler au plus profond de notre conscience pour nous faire découvrir qu’Il a sa demeure parmi nous. Il attend simplement que nous lui donnions une occasion.
Il nous arrive parfois de traverser la nuit de la foi, de ressentir la lassitude de croire, la fatigue de l’esprit, le sentiment de n’être pas à la hauteur face à l’appel de l’Évangile, l’amertume de nos échecs. Ces nuits sont un lieu de bénédiction, un espace où renaître.
Lorsque les personnes apprennent à s’arrêter, à donner de la valeur aux choses importantes, à apprécier le temps d’une manière nouvelle et à réfléchir à leur propre vie en se laissant éclairer par l’Évangile, elles développent également un esprit critique à l’égard d’un système social qui ne place pas la personne au centre et provoque des situations d’injustice et de pauvreté existentielles à divers niveaux. C’est pourquoi l’inquiétude fait peur, tout comme la découverte de l’intériorité, de la spiritualité et, plus encore, de l’Évangile.
Dans un monde déchiré par les guerres et les divisions, dans une société de plus en plus fragmentée et individualiste, nous voulons être des “martyrs”, c’est-à-dire des témoins et des prophètes d’unité, d’accueil, de concorde et de paix, même au prix de sacrifices et de renoncements. Nous voulons dire notre “oui”, prêts, si nécessaire, à mourir à nous-mêmes, à nous perdre pour nous retrouver, à renoncer au superflu pour construire sur ce qui est essentiel et dure pour toujours (cf. Mt 16, 24-26).
La gratuité est un levain qui fait grandir la qualité humaine, éthique et spirituelle d’une société, car on pourrait dire qu’elle est un trait typique de la « cité de Dieu ». Dans un monde continuellement influencé par la logique de l’intérêt et du profit, où le terme « croissance » se réduit à la dimension économique et financière, il est nécessaire de penser et de vivre selon la logique la plus vraie, c’est-à-dire celle d’une croissance humaine intégrale.
La bonté, même si elle ne vient que de quelques-uns, peut vaincre la peur de beaucoup. Soyez, pour tous, comme une Bible ouverte : que l’on puisse trouver la Parole de Dieu sur vos visages et dans votre vie. L’amour, en effet, est le langage qui fait que tous se sentent chez eux.
Le cœur humain ne se comble pas en accumulant des expériences, des possibilités ou des certitudes provisoires. Il se comble lorsqu’il découvre un appel, lorsqu’il comprend que la vie n’atteint sa plénitude que si elle est donnée. Suivre le Christ n’appauvrit pas l’existence, mais l’enrichit.
Toute société véritablement juste se fonde sur la reconnaissance de la dignité inviolable de la personne humaine. Cette dignité précède toute concession de l’État et ne peut être subordonnée à des consensus sociaux. Elle appartient à tout être humain du simple fait qu’il existe, et c’est pourquoi elle doit guider tout ordre juridique positif. Lorsque cette conviction reste vivante, le droit devient une protection pour tous et une garantie face à l’imposition d’intérêts et d’agendas particuliers.
Je vous invite à devenir de nouveaux fils afin de tisser de nouveaux réseaux qui harmonisent tous les domaines de la vie, et de construire une société renouvelée où le temps s’imprègne d’éternité, où la culture préserve la mémoire et favorise le dialogue, où l’éducation promeut la recherche de la vérité dans un esprit critique, où l’art suscite l’émerveillement et génère des émotions nobles, où l’entreprise reconnaît la dignité de la personne et où le travail reste un moteur d’espérance.
Le Corpus Christi n’est pas une fête de plus dans le calendrier liturgique, mais un retour aux racines de la foi pour renouveler l’amour et la fidélité à Dieu. Il s’agit de la foi en la présence du Seigneur ressuscité, qui est vivant et continue de passer au milieu de nous, qui se fait pain pour notre faim de vie et visite les recoins de notre cœur et de notre histoire, même les plus sombres.
Le Christ qui passe dans les rues dans l’ostensoir est le même qui s’identifie aux pauvres, aux opprimés, à ceux qui sont seuls et sans défense.
Il ne s’agit pas seulement de sortir l’ostensoir, mais de sortir nous-mêmes de l’égoïsme, de l’indifférence, d’une foi confortable et privée, pour répondre à son invitation à la conversion, changer notre regard, accueillir sa présence qui nous transforme et fait de nous des bâtisseurs d’un monde nouveau.
Pour reconnaître la voix de Dieu, le silence peut avant tout nous aider, car il favorise l’attention et le recueillement. En nous libérant du vacarme de mille voix, nous reconnaissons que certaines trompent nos désirs, d’autres nous achètent sans nous nourrir, d’autres encore parlent par intérêt. Dans le silence, nous comprenons que les idéologies passent, tandis que la vérité demeure.
La charité ne tolère aucun retard. Telle est notre responsabilité face à ceux qui sont dans le besoin, une responsabilité qui consacre chaque rencontre avec l’autre comme un moment de grâce unique et irremplaçable pour aimer, à ne pas manquer et à ne pas remettre à plus tard. L’amour du Christ nous pousse vers nos frères, et la charité ainsi que la sollicitude avec lesquelles nous répondons témoignent de notre foi.
Je viens en Espagne pour confirmer, encourager et inspirer une fidélité renouvelée des croyants à l’Évangile, ainsi qu’une réconciliation et une coopération plus profondes entre les différentes composantes de cette nation. C’est précisément son histoire, en effet, qui montre que ce n’est pas la culture de l’affrontement, mais celle de la rencontre qui engendre la stabilité et la prospérité.
Le message de paix, qui, en ces temps, résonne malheureusement comme naïf pour certains, provocateur pour d’autres, trouve un écho chez ceux qui ne s’enferment pas dans des idéologies toutes faites mais s’ouvrent à la vérité.
La vérité nous dépasse toujours, et c’est pourquoi elle nous émerveille et nous attire sur des chemins de purification et de réconciliation, où le dialogue avec les autres – et avec l’Autre avec un grand A – devient fondamental.
Dans l’Eucharistie, il apparaît clairement que nous sommes l’Église du Christ, que nous sommes ses membres, son corps. Nous sommes frères et sœurs en Lui. Et en Christ, bien que nous soyons nombreux et différents, nous ne formons qu’un : « In Illo uno unum »
L’Eucharistie nous ouvre à la justice et au partage, avec une attention préférentielle pour ceux qui portent le fardeau de la pauvreté et de la marginalisation.
Tandis que les nouveaux réseaux économiques et technologiques peuvent engendrer exclusion, isolement et dépendances, l’Église nourrie de l’Eucharistie est appelée à rendre visible une autre mesure, en préservant les liens, en redonnant la parole aux personnes invisibles et en orientant les processus vers la dignité des personnes.
Dans la liturgie, nous sommes invités à participer — corps, esprit et cœur — et à entrer dans une dimension habitée par le Saint-Esprit. Pour nous permettre d’entrer dans cette dimension, la liturgie est tissée de signes et de symboles qui ont une dimension performative et transformatrice.
Prions ensemble pour que le sport soit un instrument de paix, de rencontre et de dialogue entre les cultures et les nations, et que par lui soient promues des valeurs telles que le respect, la solidarité et le dépassement personnel.
L’Évangile est bien plus qu’un livre : c’est la personne même du Christ, une bonne nouvelle pour une humanité désorientée, trompée et déçue par tant de maux. Il apaise notre soif de justice et de vérité et nous insuffle le courage de persévérer dans le bien et de nous mettre au service de notre prochain, en personne.
Juillet
Prions ensemble pour que, dans les grandes villes souvent marquées par l’anonymat et la solitude, nous puissions trouver de nouvelles façons de proclamer l’Évangile, en recherchant des moyens créatifs pour construire la communauté.
Je suis avec appréhension la persistance et l’aggravation de la violence en Terre sainte, dont de nombreux civils ont également été victimes ces derniers temps, en Cisjordanie et à Gaza. Je lance un appel pressant pour que l’on revienne à la négociation d’une solution politique équitable, fondée sur l’égale dignité et l’égalité des droits de chaque personne humaine, et pour que l’on rejette toute nouvelle action militaire et toute décision unilatérale, en particulier celles qui violent le respect et le status quo des lieux saints de toutes les confessions religieuses.
Je renouvelle également mon appel concernant la situation dans l’ensemble du Moyen Orient, où l’intensification des opérations militaires a ravivé la violence et la destruction, mettant gravement en danger la vie de nombreux civils et aggravant la pénurie d’eau potable et d’électricité. Du fond du cœur, j’exhorte toutes les parties concernées à suspendre les attaques et à rouvrir d’urgence des espaces de dialogue et de diplomatie, afin de parvenir au plus vite à la paix, tant désirée pour toute la région.
Prions ensemble pour tous les peuples du monde qui souffrent à cause de la guerre. Que le Seigneur touche les cœurs et éclaire l’esprit des responsables, afin que l’on parvienne rapidement à la réconciliation et à la paix.
Hier, au Liban, a été béatifié Elias Hoyek, patriarche d’Antioche des Maronites de 1899 à 1931. Homme de dialogue et d’espérance, il a été une figure de référence lumineuse sur le plan ecclésial, social et politique, au point d’être surnommé « Père du Grand Liban ». Que l’intercession du nouveau Bienheureux accompagnent toujours les fidèles maronites du monde entier et obtiennent le don de la paix pour tout le peuple libanais, qui m’est si cher.
Face aux incendies dévastateurs qui ont touché ces derniers jours plusieurs localités en France et en Espagne, je tiens à exprimer ma solidarité et j’invite chacun à prier pour les personnes touchées et pour le travail des secouristes.
La célébration de la Journée Mondiale des grands parents et personnes âgées est l’occasion de redécouvrir que l’Église est appelée à être la mère de tous et qu’à tout âge, il est toujours possible de se découvrir fils et filles de Dieu.
Au centre de l’enseignement de Jésus, l’on trouve le mystère du Royaume de Dieu, que l’Evangile du jour compare à une perle et à un trésor (cf. Mt 13, 44-52). Les paraboles laissent entrevoir la surprise de celui qui trouve ce qu’il ne pouvait même pas espérer, au point que vendre ou tout abandonner n’apparaît plus comme un renoncement, mais comme un gain.
Le Royaume de Dieu révèle son inestimable beauté sous différentes formes, mais il appelle tout le monde – hommes et femmes, jeunes et personnes âgées, pauvres et riches – à un profond renouveau. Tous peuvent le saisir et sont attirés par lui.
Alors que l’industrie de la consommation modifie nos goûts, suscitant sans cesse de nouveaux besoins pour ensuite nous vendre des réponses qui ne rassasient pas et empoisonnent parfois le cœur, nous devons apprendre à saisir ce qui compte vraiment : le trésor de la relation avec Dieu qui nous ouvre à la joie et nous aide à vivre au mieux nos relations les uns avec les autres.
Solidement ancrés dans la Parole de Jésus, en lisant l’Évangile chaque jour, ne cessez jamais de rêver d’une terre où règnent la paix et la fraternité, de regarder le monde avec émerveillement, d’aborder l’avenir à la lumière de l’espérance. Ne laissez rien ni personne vous voler votre espérance !
Ce ne sont pas les armes atomiques qui apportent la paix, mais le désarmement. Cette vérité, qui semblait établie dans les dernières décennies, au cours desquelles nous avons assisté à une désescalade nucléaire, a été assombrie par une course aux armements qui suscite aujourd’hui la crainte et l’épouvante.
Un monde où les machines, aussi sophistiquées et rapides soient-elles, décideraient d’un bombardement sur des personnes sans défense serait vraiment effroyable. La conscience d’un seul homme peut valoir le monde entier.
La paix est une responsabilité. Si le premier instinct, face à un problème que nous rencontrons, à une tension que nous vivons, à une offense que nous subissons, est de juger les autres, de les accuser et même de les condamner, il est inévitable que l’indifférence d’abord, puis la haine se diffusent autour de nous. Il existe une façon de voir la réalité qui détruit et ne construit pas. Au contraire, la paix commence par moi-même. Par nous.
Nous continuons à suivre avec inquiétude ce qui se passe dans divers pays déchirés par la guerre et la violence. N’oublions pas ceux qui souffrent et meurent à cause des conflits, et joignons à l’engagement généreux en faveur de la paix notre prière constante.
Dieu privilégie la petitesse, signe de son amour discret, qui nous laisse libres de l’accueillir ou de le refuser, qui cherche à se frayer un chemin même au milieu de l’ivraie, qui agit de manière cachée et invisible comme la plus petite des graines et qui fait lever la pâte en silence.
Aujourd’hui, c’est le “Dimanche de la Mer”. Mes pensées vont à tous les marins, les pêcheurs et les travailleurs portuaires du monde qui, marqués par l’éloignement de leurs proches et parfois par la peur des conflits qui secouent les voies maritimes, soutiennent, par un travail patient et discret, le commerce et la vie de nombreux peuples.
Malheureusement, les vents de la guerre soufflent à nouveau au Moyen-Orient, en Ukraine et dans de nombreuses autres régions du monde, semant la violence, la terreur et la mort, et frappant, une fois de plus, tant d’innocents. Ne laissons pas ces vents éteindre la petite flamme de l’espérance et de la paix, même lorsqu’elle semble fragile et vacillante. Je réitère mon souhait que l’on poursuive avec persévérance la voie du dialogue, de la rencontre et de la diplomatie, seul chemin capable de mener à une paix juste et durable, dans laquelle les peuples puissent vivre réconciliés, dans la sécurité mutuelle et dans le respect de la dignité de chaque personne.
La générosité de Dieu à notre égard n’est pas puérile, mais pleine de sagesse : elle sait discerner en nous la possibilité d’un bien dont nous n’avons parfois même pas conscience. C’est pourquoi le Seigneur, qui connaît bien les profondeurs de notre cœur, mieux que nous ne le connaissons nous-mêmes, ne cesse de croire en nous, en ce que nous sommes et en ce que nous pouvons devenir jour après jour si, avec foi, nous nous abandonnons à Lui.
Seigneur de la vie, aujourd’hui, nous te demandons la grâce de reconnaître et de protéger la valeur unique et irremplaçable de chaque être humain. Apprends-nous à accueillir la vie sans condition, à prendre soin de la fragilité avec tendresse, à accompagner chaque étape avec respect et à défendre avec courage ceux qui n’ont pas de voix.
Enracinez vos cœurs dans le fondement solide de l’amour que Dieu pour vous; découvrez le cœur du Christ et n’ayez pas peur de bâtir votre vie sur Lui (1 Jn 4, 16). Ce faisant, non seulement vous trouverez la plénitude que vous désirez, mais vous pourrez également partager avec ceux qui vous entourent la chaleur de l’amour de Dieu et le pouvoir réconciliateur de Sa grâce.
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau » (Mt 11, 25-30), dit le Seigneur dans l’Evangile du jour. En véritable maître, Jésus prend en charge l’humanité blessée par le mal, il en prendre soin.
Ce n’est que dans la croix de Jésus que le mal est racheté : ce n’est que dans sa passion que notre fatigue mortelle trouve réconfort et rédemption. Dans l’esclavage, le Christ est libération. Sous le fléau de la guerre, le Christ est espérance. À l’heure du péché, le Christ est pardon.
Les morts en Méditerranée sont autant victimes des décisions prises que des décisions qui n’ont pas été prises. Le désintérêt pour le bien commun et la corruption dans les pays d’origine, un système économique mondial qui engendre pauvreté et exclusion, la peur qui alimente les préjugés et le mépris, l’idée que ces problèmes ne nous concernent pas, les calculs criminels de ceux qui tirent profit du drame d’autrui, le passage lent et difficile d’une simple gestion des urgences à l’élaboration de politiques cohérentes et partagées.
Il n’y a pas d’amour de Dieu sans amour du prochain, et il n’y a pas de prochain si je ne me rapproche. S’arrêter, s’émouvoir, s’abaisser, pleurer face à la douleur d’autrui – comme l’a fait Jésus – c’est entrer dans le mouvement de l’amour, celui dans lequel Dieu s’est révélé.
Seule la miséricorde sait répondre par de nouveaux départs, aux abîmes du cœur humain et aux horreurs de la guerre. Nous sommes entrés dans un millénaire où il s’agit de donner une forme spirituelle, culturelle, juridique, politique et économique à la civilisation de l’amour. Que l’immensité de la souffrance dont nous sommes témoins nous fasse saisir le caractère radical de cet appel.
La liberté authentique est fondée sur la capacité de la personne humaine de connaître la vérité et d’adhérer à ce qui est bien, même au prix fort.
Prions ensemble pour le respect et la protection de la vie humaine à toutes ses étapes, en la reconnaissant comme un don de Dieu.
Si la technique devient un critère absolu, l’humain risque d’être traitée comme une donnée, un rouage ou une marchandise. En revanche, si la technique s’inscrit dans une perspective de sagesse, elle peut devenir une occasion de croissance, de justice et de fraternité.
Août
Continuons à prier pour la paix. Saint Augustin, dont nous avons célébré la mémoire ces derniers jours, disait que « la paix ressemble à cet aliment qui se multipliait entre les mains des disciples à mesure qu’ils le rompaient et le distribuaient » (Sermo 357, 2). Puissent se multiplier dans le monde ceux qui, avec courage, rompent et distribuent le pain de la paix, en surmontant les divisions, en promouvant la justice, en pratiquant le pardon, pour le bien de tous.
Il n’est pas toujours facile de comprendre et d’accepter les voies de Dieu, surtout lorsqu’elles sont éloignées des nôtres. Nous sommes alors tentés de penser, à l’encontre de toute logique de foi, que c’est le Seigneur qui se trompe, ou pire encore, qu’il ne nous écoute pas ou ne s’intéresse pas à nous.
Dans l’Evangile du jour (Mt 16, 21-27) Pierre, malgré son impulsivité, nous enseigne deux choses importantes. La première est de ne jamais interrompre, même dans ces moments-là, le dialogue avec le Seigneur.
La liturgie n’est pas une simple présence extérieure, mais une rencontre vivante avec Dieu ; participons donc à cela en pleine conscience, activement et avec piété, afin que nous puissions grandir dans la foi.
La foi ne nous est pas donnée une fois pour toutes. Nous devons au contraire sans cesse redécouvrir le visage du Christ et son Évangile, approfondir son message et renouveler les choix de notre vie afin qu’ils soient cohérents avec ce que nous professons, en surmontant la tentation de tout savoir déjà et de faire de la foi une simple habitude.
Dans mes prières, je pense souvent à la République démocratique du Congo, notamment en raison de la propagation de l’épidémie d’Ebola qui fait malheureusement de nombreuses victimes. J’encourage la Communauté internationale à réagir, en associant également les communautés locales aux efforts de prévention, afin de sauver de nombreuses vies humaines.
Je suis également proche de la population de la République centrafricaine, qui pleure les victimes de l’effondrement survenu dans une mine à Zamboyé. Que le Seigneur accueille ceux qui ont perdu la vie et qu’Il soutienne les efforts visant à garantir la sécurité et la légalité des sites miniers.
«L’amour qui meut le soleil et les autres étoiles» continue de susciter l’espérance. L’amour anime, presse, réveille de la torpeur, suscite de nouvelles vocations et pousse à prendre des risques. Dans l’amour, il n’y a jamais de contrainte ni d’endoctrinement, jamais de séduction, de tromperie ou de recrutement. L’amour ne réside que dans la liberté, dans le dialogue vivant et dans le don généreux de soi.
On ne peut combattre le mal par le mal. Comme au ciel, sur la terre, l’amour est la loi de la vie, le chemin de la rédemption, celui du Messie crucifié. Au faux réalisme qui réarme les esprits, les paroles et les nations, la culture catholique doit aujourd’hui opposer le réalisme de la miséricorde, pour lequel il ne peut y avoir d’ennemis et chacun, même l’adversaire, est un frère ou une sœur à regarder dans les yeux et à rencontrer dans la vérité.
Il n’y a pas de véritable liberté civile sans liberté individuelle, c’est-à-dire sans le respect et la promotion de la dignité de la personne humaine, dont la liberté est une composante essentielle. Cette liberté est donnée et garantie, en définitive, par Dieu, dont la voix résonne dans la conscience de chaque être humain.
Le monde n’a pas besoin d’une intelligence artificielle qui rabaisse l’humanité; il a plutôt besoin d’une intelligence humaine éclairée par la sagesse, d’une autorité politique guidée par la conscience et d’une innovation technologique orientée par la charité. Ce n’est qu’alors que l’intelligence artificielle deviendra non pas une rivale de l’humanité, mais une servante du bien commun.Une législation appropriée devrait encourager la créativité scientifique et technologique, tout en préservant les droits de l’homme et les libertés fondamentales. Elle devrait protéger les utilisateurs contre l’exploitation, préserver la vie privée, garantir la transparence dans l’utilisation des technologies émergentes et veiller à ce que celles-ci contribuent à renforcer les institutions démocratiques.
Les conflits qui tourmentent l’humanité sont l’expression extérieure d’une discorde et d’une division intérieures. Lorsque le cœur est déformé, les relations en souffrent, et les structures que nous construisons commencent à refléter ce désordre.
L’appel prophétique à “forger les épées en socs de charrue” (cf. Is 2, 4) n’est pas seulement une vision pour les nations, mais un appel adressé à chaque personne. Il nous invite à transformer le mal en vie.
Le chant favorise la communion. Par la symphonie des voix, il contribue à l’union des âmes, transcendant les différences entre les personnes et unissant tous les fidèles dans la louange de Dieu.
Je renouvelle mon appel pour que cessent les violences répétées contre la population civile palestinienne en Cisjordanie et je lance un appel pressant à la communauté internationale de faire en sorte que la solution à deux États progresse, en vue d’une paix juste et durable.
De la femme cananéenne, nous apprenons l’humilité et la détermination. Grâce à sa foi, nous comprenons que la table de Dieu est préparée pour tous et que les miettes ne sont réservées à personne, car chacun a sa place auprès du Père. À la lumière de cette foi, les inégalités, les discriminations et les barrières qui bafouent la dignité d’un trop grand nombre de fils et de filles de Dieu deviennent insupportables.
La Très Sainte Marie, élevée dans la gloire du ciel, est pour tout le peuple de Dieu un signe d’espérance et de consolation. C’est pourquoi je souhaite aujourd’hui invoquer son intercession maternelle au nom de ces communautés qui ont particulièrement besoin d’être consolées et de continuer à espérer. Je pense aux frères et sœurs de la Terre Sainte, qui est aussi par excellence la Terre de Marie. Je pense au peuple ukrainien et au peuple russe, tous deux liés par une dévotion filiale à la Sainte Mère de Dieu. Je pense aux chrétiens qui souffrent de discrimination, voire de persécution.Ces derniers jours, je continue de prier pour les populations colombiennes qui souffrent à la suite du tremblement de terre. Je m’unis à ces communautés et à toutes celles qui vivent dans des conditions difficiles, et avec elles, j’implore : “Sainte Marie, prie pour nous !”.
La glorification de Marie, corps et âme, nous enseigne que notre véritable beauté ne consiste pas à dissimuler les signes du temps qui passe, mais à montrer, même gravés dans notre chair, les signes de l’amour qui ne passe jamais (cf. 1 Co 13, 8).
Si nous voulons vraiment découvrir et cultiver la beauté divine qui nous enveloppe et pour laquelle nous sommes faits, et la diffuser autour de nous, nous devons apprendre à la lire dans le visage tendre d’un enfant comme dans les rides d’une personne âgée, dans la vivacité d’un jeune comme dans le calme d’un adulte, dans les parures de fête comme dans les vêtements et les outils de travail.
Je tiens à exprimer ma solidarité envers mes sœurs et mes frères colombiens qui ont subi les conséquences du récent tremblement de terre, qui a fait de nombreuses victimes et blessés, et causé d’importants dégâts matériels. Je prie le Seigneur pour le repos éternel des défunts, et j’assure de mes prières leurs familles ainsi que toutes les personnes touchées par cette tragédie.
J’exprime ma gratitude à tous ceux qui s’engagent dans les opérations de secours et d’aide aux personnes.L’année liturgique n’est pas une simple commémoration des événements du passé, mais la présence vivante du Christ, qui poursuit dans son Église l’œuvre du salut et nous guide vers la rencontre avec Lui. Les nouvelles douloureuses concernant des innocents tués et blessés en Ukraine et en Russie continuent d’affluer. Les événements tragiques se succèdent, voire se multiplient, faisant de plus en plus de victimes civiles, parmi lesquelles des enfants. Je suis proche des familles des victimes, des blessés et de tous ceux qui souffrent à cause du conflit en cours.
Face à tant de souffrance, je renouvelle un appel pressant pour que le droit humanitaire soit respecté et que les attaques visant des cibles civiles cessent des deux côtés. La guerre ne fait qu’engendrer davantage de guerre et provoque d’énormes souffrances. Il est temps de mettre fin à cette spirale de violence et de laisser place à la diplomatie et au dialogue pour ouvrir la voie à la paix.
Je continue de suivre avec inquiétude la situation tragique au Soudan, en particulier dans la ville d’El-Obeid. Tout en exprimant ma proximité spirituelle avec l’ensemble de la population de ce pays, je renouvelle mon appel aux autorités afin qu’elles garantissent des couloirs humanitaires pour la population civile.
Dans le même temps, j’exhorte la communauté internationale à soutenir les efforts visant à instaurer un cessez-le-feu immédiat. Prions pour que le Seigneur soutienne ceux qui souffrent, convertisse le cœur de ceux qui sèment la violence et accorde la paix tant attendue.
L’Évangile du jour (Mt 14, 22-33) nous enseigne une chose importante : tout d’abord, à ne pas nous enorgueillir face au succès et à ne jamais nous surestimer ; et en même temps, à ne pas désespérer, même dans les moments sombres, lorsque nous nous sentons impuissants face aux problèmes.
Tu connais, Seigneur, le cœur de la ville : ses lumières et ses ombres, son agitation et sa solitude. Seigneur, que nos communautés urbaines soient des foyers ouverts et accueillants, des lieux où l’on partage l’espérance, où personne ne se sente invisible, et où la joie de ton Évangile illumine la vie cachée de tant de frères et sœurs.
Aujourd’hui nous portons notre attention sur la dimension ecclésiale de la prière liturgique de l’Église. Loin d’être une fuite du monde et de ses besoins, toute prière, surtout dans la liturgie, est une dimension essentielle de notre humanité.
Continuons à prier pour la paix, afin que les guerres cessent dans le monde et que des solutions diplomatiques soient trouvées aux conflits. Ayons à l’esprit toutes les victimes des hostilités, en particulier les plus faibles et les plus vulnérables : les enfants, les personnes âgées, les malades. Que le Seigneur réconforte ceux qui souffrent et bénisse l’œuvre de ceux qui apportent aide et consolation.
Je suis avec inquiétude la situation dramatique à Ceuta, en priant Dieu, par l’intercession de Notre-Dame d’Afrique, pour que des solutions de paix, de stabilité et de justice puissent être trouvées.
Le geste de Jésus dans L’Évangile du jour (Mt 14, 13-21) nous enseigne que rien ne se perd lorsqu’on le partage. L’accumulation et le gaspillage, en revanche, sont les deux facettes d’un même mal : la cupidité. Et ainsi, face à l’opulence des choses qui pourrissent, se dressent les mains tendues de ceux qui n’ont rien à manger, les maisons brûlées de ceux qui n’ont pas de paix.
Septembre
Dans l’Évangile du jour (Mt 18, 21-35) Jésus nous rappelle que le don et le pardon sont à la base de notre existence. Tout nous est donné par Dieu par pur amour, et aucun d’entre nous ne peut se dire parfait dans sa réponse à tant de bonté. C’est pourquoi la gratuité, qui est la source de notre vie même, est aussi la meilleure règle pour notre vie en communauté.
Seigneur de la Vie, Tu nous as donné le don de l’eau, source de fécondité, de fraîcheur et d’espérance. Elle étanche la soif, féconde la terre et guérit les blessures. Nous voyons avec douleur tant de frères et sœurs privés d’eau potable, parcourant des kilomètres pour en trouver, et tombant malades par manque d’accès. Pardonne-nous de l’avoir transformée en marchandise, oubliant qu’elle est un don universel, un droit sans frontières destiné à tous tes enfants.
Chaque personne est conçue et voulue par Dieu pour entrer dans une histoire de communion avec Lui, avec les autres et avec la création. Sa dignité ne dépend pas des capacités qu’elle possède, de ses richesses ou du rôle qu’elle occupe, des choix justes ou erronés qu’elle pose, mais elle est un don, qui la précède et la dépasse, placé par Dieu comme expression de son amour qui ne fait jamais défaut.
Nous célébrons aujourd’hui la naissance d’une petite fille appelée à devenir la Mère de son Créateur, la Mère de Dieu. Et pourtant, c’est simplement une petite fille qui naît, comme les filles et les petites-filles que nous tenons dans nos bras. Nous lui attribuons des titres nobles et très élevés, ceux de Dame et de Reine, mais le chemin de Dieu a été et reste plus simple et plus silencieux, sans pour autant être moins puissant ni moins transformateur. C’est le chemin de Jésus lui-même.
En Jésus-Christ, Dieu a choisi les conditions historiques les plus humbles et la plus humble des créatures, Marie, pour manifester l’originalité de son Royaume, où la tyrannie n’a pas sa place et où la toute-puissance est création, service et souci de la vie.
Mon cœur s’unit à la souffrance de la population en Ukraine, qui vit depuis des années dans l’angoisse et la peur. Je lance un nouvel appel pour que cesse la violence, que s’arrête la destruction, que les cœurs s’ouvrent au dialogue et à la paix ! J’espère que les efforts entrepris ces derniers jours pour reprendre les négociations porteront des fruits concrets et ouvriront la voie à la diplomatie. Prions ensemble le Seigneur, afin que la concorde prévale dans tous les conflits du monde.
Sans la foi, chacun pourrait se sentir seul et se méfier des autres, les considérant comme des étrangers et des ennemis. Par la grâce, nous sommes au contraire des frères et sœurs capables de nous mettre d’accord : en nous rencontrant, en nous pardonnant et en nous écoutant dans le Seigneur.
N’ayez pas peur de semer sans en voir immédiatement les fruits. Semer, c’est votre rôle ; la croissance appartient à Dieu. Aucun geste accompli au nom du Christ n’est vain.
L’Église ne peut rester passive ni indifférente face à ce qui se passe dans le monde, mais elle est appelée à cheminer aux côtés de l’humanité, d’autant plus compte tenu des changements rapides et profonds qui se produisent actuellement.
Prions ensemble pour une gestion juste et durable de l’eau, ressource vitale, afin que tous puissent y accéder de façon équitable.
Nous célébrons aujourd’hui la Journée Mondiale de Prière pour la Sauvegarde de la Création. Elle marque le début du Temps de la Création – observé par les chrétiens de diverses confessions – dont le thème cette année est «L’eau vive». Comme je l’ai rappelé dans le Message consacré à cette journée, prendre soin de notre maison commune exige une conversion du cœur, afin que ce qui a servi à semer la destruction puisse désormais être mis au service de la vie. J’invite chacun à se joindre à nous dans la prière et l’action, pour que nous devenions des canaux de l’eau vive de la paix de Dieu, rafraîchissant notre monde meurtri.
