Les tweets du pape Léon XIV

Dans l’Évangile du jour (Mt 18, 21-35) Jésus nous rappelle que le don et le pardon sont à la base de notre existence. Tout nous est donné par Dieu par pur amour, et aucun d’entre nous ne peut se dire parfait dans sa réponse à tant de bonté. C’est pourquoi la gratuité, qui est la source de notre vie même, est aussi la meilleure règle pour notre vie en communauté.

Seigneur de la Vie, Tu nous as donné le don de l’eau, source de fécondité, de fraîcheur et d’espérance. Elle étanche la soif, féconde la terre et guérit les blessures. Nous voyons avec douleur tant de frères et sœurs privés d’eau potable, parcourant des kilomètres pour en trouver, et tombant malades par manque d’accès. Pardonne-nous de l’avoir transformée en marchandise, oubliant qu’elle est un don universel, un droit sans frontières destiné à tous tes enfants.

Chaque personne est conçue et voulue par Dieu pour entrer dans une histoire de communion avec Lui, avec les autres et avec la création. Sa dignité ne dépend pas des capacités qu’elle possède, de ses richesses ou du rôle qu’elle occupe, des choix justes ou erronés qu’elle pose, mais elle est un don, qui la précède et la dépasse, placé par Dieu comme expression de son amour qui ne fait jamais défaut.

Nous célébrons aujourd’hui la naissance d’une petite fille appelée à devenir la Mère de son Créateur, la Mère de Dieu. Et pourtant, c’est simplement une petite fille qui naît, comme les filles et les petites-filles que nous tenons dans nos bras. Nous lui attribuons des titres nobles et très élevés, ceux de Dame et de Reine, mais le chemin de Dieu a été et reste plus simple et plus silencieux, sans pour autant être moins puissant ni moins transformateur. C’est le chemin de Jésus lui-même.

En Jésus-Christ, Dieu a choisi les conditions historiques les plus humbles et la plus humble des créatures, Marie, pour manifester l’originalité de son Royaume, où la tyrannie n’a pas sa place et où la toute-puissance est création, service et souci de la vie.

Mon cœur s’unit à la souffrance de la population en Ukraine, qui vit depuis des années dans l’angoisse et la peur. Je lance un nouvel appel pour que cesse la violence, que s’arrête la destruction, que les cœurs s’ouvrent au dialogue et à la paix ! J’espère que les efforts entrepris ces derniers jours pour reprendre les négociations porteront des fruits concrets et ouvriront la voie à la diplomatie. Prions ensemble le Seigneur, afin que la concorde prévale dans tous les conflits du monde.

Sans la foi, chacun pourrait se sentir seul et se méfier des autres, les considérant comme des étrangers et des ennemis. Par la grâce, nous sommes au contraire des frères et sœurs capables de nous mettre d’accord : en nous rencontrant, en nous pardonnant et en nous écoutant dans le Seigneur.

N’ayez pas peur de semer sans en voir immédiatement les fruits. Semer, c’est votre rôle ; la croissance appartient à Dieu. Aucun geste accompli au nom du Christ n’est vain.

L’Église ne peut rester passive ni indifférente face à ce qui se passe dans le monde, mais elle est appelée à cheminer aux côtés de l’humanité, d’autant plus compte tenu des changements rapides et profonds qui se produisent actuellement.

Prions ensemble pour une gestion juste et durable de l’eau, ressource vitale, afin que tous puissent y accéder de façon équitable.

Nous célébrons aujourd’hui la Journée Mondiale de Prière pour la Sauvegarde de la Création. Elle marque le début du Temps de la Création – observé par les chrétiens de diverses confessions – dont le thème cette année est «L’eau vive». Comme je l’ai rappelé dans le Message consacré à cette journée, prendre soin de notre maison commune exige une conversion du cœur, afin que ce qui a servi à semer la destruction puisse désormais être mis au service de la vie. J’invite chacun à se joindre à nous dans la prière et l’action, pour que nous devenions des canaux de l’eau vive de la paix de Dieu, rafraîchissant notre monde meurtri.

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