2025

{slider Décembre 2025 – Si nous voulons construire la paix, ancrons-nous au ciel et, fermement orientés vers lui.}

Dieu aime espérer avec le cœur des plus petits, et il le fait en les associant à son dessein de salut. Plus ce dessein est beau, plus grande est l’espérance. C’est ainsi que le monde avance, porté par l’espérance de tant de gens simples, inconnus, mais pas de Dieu.

Ce soir, nous chanterons le Te Deum d’action de grâce pour les nombreux dons que nous avons reçus de Dieu tout au long de l’année. Nous sommes également appelés à évaluer notre réponse et à implorer la miséricorde divine, à l’exemple des nombreux pèlerins qui ont franchi la Porte Sainte en quête de pardon.

Dans la lumière de la Nativité du Seigneur, continuons à prier pour la paix. Aujourd’hui, en particulier, prions pour les familles qui souffrent à cause de la guerre, pour les enfants, les personnes âgées, les plus fragiles. Confions-nous ensemble à l’intercession de la Sainte Famille de Nazareth.

Aujourd’hui, nous célébrons la Fête de la Sainte Famille. Alors que nous contemplons ce mystère avec émerveillement et gratitude, pensons à nos familles et à la lumière qu’elles peuvent apporter à la société dans laquelle nous vivons.

En la mémoire de saint Étienne, premier martyr, nous invoquons son intercession afin qu’il fortifie notre foi et soutienne les communautés qui souffrent le plus pour leur témoignage chrétien. Que son exemple de douceur, de courage et de pardon accompagne tous ceux qui œuvrent dans des situations de conflit pour promouvoir le dialogue, la réconciliation et la paix.

Aujourd’hui, c’est le “Noël” de Saint Étienne. Le martyre est une naissance au ciel : en effet, même dans la mort, un regard de foi ne voit plus seulement l’obscurité. Tout ce qu’Étienne fait et dit représente l’amour divin apparu en Jésus, la Lumière qui brille dans nos ténèbres.

En ce jour saint, ouvrons notre cœur à nos frères et sœurs qui sont dans le besoin et dans la peine. Ce faisant, nous l’ouvrons à l’Enfant Jésus qui nous accueille à bras ouverts et nous révèle sa divinité.

En se faisant homme, Jésus prend sur Lui notre fragilité, Il s’identifie à chacun de nous : à ceux qui n’ont plus rien et ont tout perdu, à ceux qui sont en proie à la faim et à la pauvreté, à ceux qui fuient leur terre pour chercher un avenir ailleurs, à ceux qui ont perdu leur emploi et ceux qui en cherchent un, à ceux qui sont exploités, à ceux qui sont en prison et vivent souvent dans des conditions inhumaines.

Nous supplions l’Enfant de Bethléem d’accorder la paix et la consolation aux les victimes de toutes les guerres en cours dans le monde, en particulier celles qui sont oubliées, et pour tous ceux qui souffrent à cause de l’injustice, de l’instabilité politique, de la persécution religieuse et du terrorisme.

Le Fils de Dieu, par qui tout a été créé, n’est pas accueilli et son berceau est une pauvre mangeoire d’animaux. Le Verbe éternel du Père, que les cieux ne peuvent contenir, a choisi de venir au monde ainsi. Par amour, il a accepté la pauvreté et le rejet et il s’est identifié à ceux qui sont mis au rebut et exclus.

Avec sa grâce, nous pouvons et devons tous faire notre part pour rejeter la haine, la violence, la confrontation et pratiquer le dialogue, la paix, la réconciliation.

L’Évangile ne cache pas la résistance des ténèbres à la lumière, il décrit le chemin de la Parole de Dieu comme une route impraticable, semée d’embûches.

En l’enfant Jésus, Dieu donne au monde une vie nouvelle: la sienne, pour tous. Ce n’est pas une solution à tous les problèmes, mais une histoire d’amour qui nous touche. Cet amour suffira-t-il à changer notre histoire ?

Dans la crèche, l’imagination populaire a souvent inséré de nombreux personnages tirés de la vie quotidienne, qui peuplent l’espace autour de la grotte. Ils nous rappellent que toutes nos activités, nos occupations quotidiennes acquièrent leur plein sens dans le dessein de Dieu, qui a son centre en Jésus-Christ.

La mission et la communion sont possibles si nous remettons le Christ au centre.

Toute vocation dans l’Église naît d’une rencontre personnelle avec le Christ… Avant tout engagement, avant toute bonne aspiration personnelle, avant tout service, il y a la voix du Maître qui appelle : « Viens et suis-moi »

Pitié et charité, miséricorde et abandon : telles sont les vertus de saint Joseph que l’évangile du jour nous propose, afin qu’elles nous accompagnent durant ces derniers jours de l’Avent. Ce sont des attitudes qui éduquent le cœur à la rencontre avec le Christ et avec nos frères, et qui peuvent nous aider à devenir, les uns pour les autres, une crèche accueillante, une maison hospitalière, un signe de la présence de Dieu.

Même si l’année jubilaire touche à sa fin, l’espérance que nous avons recherchée et reçue ne s’éteint pas. Nous avons toujours besoin d’espérance, car sans elle nous sommes morts ; mais avec elle, nous pouvons naître et renaître. En effet, l’espérance est plus forte que les menaces et la violence, car elle engendre la vie, la vie de Dieu.

Avant la sainte nuit de Noël, pensez à une personne avec laquelle vous pourriez faire la paix : ce sera un cadeau plus précieux que ceux que l’on peut acheter, car la paix est un don que l’on ne trouve que dans le cœur.

La naissance du Prince de la paix (Is 9,6) nous révèle le sens authentique de ce mot, paix, qui n’est pas seulement l’absence de guerres, mais une amitié entre les peuples fondée sur la justice. Nous souhaitons tous cette paix pour les nations meurtries par les conflits, mais rappelons-nous que la concorde et le respect commencent dans nos relations quotidiennes.

La paix existe, elle veut habiter en nous, elle a le doux pouvoir d’éclairer et dilater l’intelligence, elle résiste à la violence et la surmonte. La paix a le souffle de l’éternel : tandis qu’on crie « assez » au mal, on murmure « pour toujours » à la paix. C’est dans cette perspective que le Ressuscité nous a introduits.

Saint Augustin décrivait nos cœurs comme sans repos. Cette inquiétude est orientée vers le ciel, dont les portes nous sont ouvertes grâce à l’Incarnation, à la Passion, à la mort et à la Résurrection de Jésus-Christ. Si nous entrons dans le dynamisme de son amour et de sa grâce, il sera victorieux en nous – non seulement à l’heure de notre mort, mais aussi aujourd’hui, dès maintenant, et chaque jour à venir.

Devant chaque crèche, même celles réalisées dans nos maisons, nous revivons la naissance de Jésus et redécouvrons la nécessité de chercher des moments de silence et de prière dans notre vie, pour nous retrouver et entrer en communion avec Dieu.

Prions ensemble pour ceux qui souffrent à cause de la guerre et de la violence; en particulier aujourd’hui, je désire confier au Seigneur les victimes du massacre terroriste survenue hier à Sydney contre la communauté juive. Assez de ces formes de violences antisémites! Nous devons éliminer la haine de nos coeurs.

Je suis avec une vive inquiétude la reprise des affrontements dans la partie orientale de la République Démocratique du Congo. Tout en exprimant ma proximité avec la population, j’exhorte les parties en conflit à cesser toute forme de violence et à rechercher un dialogue constructif, dans le respect des processus de paix en cours.

À l’approche de la clôture de l’Année jubilaire, nous devons reconnaître que, malgré les efforts d’un grand nombre, il y a encore beaucoup à faire en ce sens, également dans le monde carcéral. Nombreux sont ceux en effet qui ne comprennent pas encore qu’il faut pouvoir se relever après une chute, qu’aucun être humain ne se résume à ses actes et que la justice est toujours un processus de réparation et de réconciliation.

Jean-Baptiste, tout en prêchant et en baptisant, invitait le peuple à se convertir pour entrer en possession de la nouvelle “terre promise”, c’est-à-dire un cœur réconcilié avec Dieu et avec les frères.

Noël nous rappelle que Dieu, pour se manifester, ne se sert pas de décors imposants, ne se montre pas de loin, mais se fait proche; il ne reste pas un point inaccessible du ciel mais nous rejoint dans le cœur même de nos petites histoires. Il nous révèle, de cette façon, que la vie quotidienne, comme elle est, peut devenir le lieu de la rencontre avec Lui.

Au milieu des conflits incessants, des injustices et de souffrances qui cherchent à être soulagées, Notre Dame de Guadalupe proclame le cœur de son message : « Ne suis-je pas là, moi qui suis ta mère ? ». C’est la voix qui fait résonner la promesse de la fidélité divine, la présence qui soutient lorsque la vie devient insupportable.

Chaque être humain et chaque religion sont appelés à promouvoir la fraternité. À une époque marquée par des conflits et des divisions croissants, nous avons besoin de témoins authentiques de la bonté humaine et de la charité qui nous rappellent que nous sommes tous frères et sœurs. Les mots ne suffisent pas. En effet, l’amour et les convictions les plus profondes doivent être nourris, et cela passe par des gestes.

L’archéologie chrétienne est une manière de faire parler les silences de l’histoire, de redonner leur dignité à ceux qui ont été oubliés, de mettre en lumière la sainteté anonyme de tant de fidèles qui ont fait l’Église.

Les riches principes éthiques et les modèles de pensée qui constituent le patrimoine intellectuel de l’Europe chrétienne sont essentiels pour préserver les droits donnés par Dieu et la dignité inhérente à chaque personne humaine, de la conception à la mort naturelle. Ils sont également fondamentaux pour répondre aux défis posés par la pauvreté, l’exclusion sociale, la privation économique, ainsi que par la crise climatique, la violence et les guerres en cours.

Prier pour comprendre ce qui est bénéfique en vue du royaume des cieux, et se détacher du superflu qui nous lie aux choses éphémères, voilà le secret d’une vie authentique, conscients que notre passage sur terre nous prépare à l’éternité.

Le don de l’Immaculée Conception est grand, mais le don du Baptême que nous avons reçu l’est tout autant ! Le “oui” de la Mère du Seigneur est merveilleux, mais le nôtre peut l’être aussi, renouvelé chaque jour fidèlement, avec gratitude, humilité et persévérance, dans la prière et dans les œuvres concrètes de l’amour.

Le prophète Isaïe compare le Royaume des Cieux à un rejeton : une image qui n’évoque ni la puissance ni la destruction, mais la naissance et la nouveauté. C’est l’expérience que l’Église a vécue lors du Concile Vatican II clôturé il y a exactement soixante ans : une expérience qui se renouvelle lorsque nous marchons ensemble vers le Royaume de Dieu, tous désireux de l’accueillir et de le servir.

L’Evangile du jour (Mt 3,1-12) nous annonce la venue du Royaume de Dieu pour se préparer à la rencontre avec Celui qui juge, non pas les apparences mais les œuvres et les intentions du cœur.

Dieu souhaite que nous participions à son œuvre de salut ici sur la terre. En cette période de l’Avent, préparons nos cœurs non seulement à reconnaître les façons dont Dieu vient à notre rencontre, mais aussi à comprendre comment il nous invite à participer à sa vie.

La paix n’est pas seulement l’absence de conflit, mais un don actif et exigeant, qui se construit dans le cœur et à partir du cœur. Elle nous invite à renoncer à l’orgueil et à la vengeance, et à résister à la tentation d’utiliser les mots comme des armes. Cette vision de la paix est devenue encore plus urgente, car les tensions géopolitiques et la fragmentation continuent de s’intensifier, pesant sur les nations et mettant à l’épreuve les liens de la famille humaine.

e voudrais que nous nous souvenions des paroles du Seigneur : «Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40). Il en est ainsi ! Si nous aimons concrètement ceux qui ont faim et soif, ceux qui sont sans vêtements, malades, étrangers, emprisonnés, nous aimons le Seigneur.

L’être humain est appelé à être un collaborateur dans l’œuvre de la création, et non un simple consommateur passif de contenus produits par une technologie artificielle. Notre dignité réside dans notre capacité à réfléchir, à choisir librement, à aimer gratuitement, à entrer en relation authentique avec l’autre. Reconnaître et respecter ce qui caractérise la personne humaine et garantit son développement harmonieux est essentiel pour établir un cadre approprié permettant de gérer les implications de l’intelligence artificielle.

Je rends grâce au Seigneur de m’avoir permis de partager ces journées avec vous, tout en portant dans mon cœur vos souffrances et vos espérances. Avançons ensemble. Nous espérons impliquer dans cet esprit de fraternité et d’engagement pour la paix tout le Moyen-Orient, même ceux qui se considèrent aujourd’hui comme des ennemis. Que Dieu bénisse le Liban, vous tous, le Moyen-Orient et l’humanité tout entière !

Chacun doit faire sa part et nous devons tous unir nos efforts pour que le Liban retrouve sa splendeur. Et nous n’avons qu’un seul moyen de le faire : désarmons nos cœurs, faisons tomber les armures de nos fermetures ethniques et politiques, ouvrons nos confessions religieuses à la rencontre réciproque, réveillons au plus profond de nous-mêmes le rêve d’un Liban uni, où triomphent la paix et la justice, où tous puissent se reconnaître frères et sœurs.

La brève visite au port de Beyrouth, où l’explosion a dévasté non seulement un lieu, mais aussi de nombreuses vies, m’a profondément touché. J’ai prié pour toutes les victimes et je porte en moi la douleur et la soif de vérité et de justice de tant de familles, de tout un pays.

Le Royaume que Jésus vient inaugurer est un germe, un petit rameau qui pousse sur un tronc et qui promet la renaissance quand tout semble mourir. C’est ainsi que le Messie est annoncé et, venant dans la petitesse d’un germe, il ne peut être reconnu que par les petits, par ceux qui, sans grandes prétentions, savent reconnaître les détails cachés, les traces de Dieu dans une histoire apparemment perdue.

Le Liban, fleurira à nouveau belle et vigoureuse comme le cèdre, symbole de l’unité et de la fécondité du peuple. La force du cèdre réside dans ses racines. De la même manière, tout le bien que nous voyons aujourd’hui dans la société libanaise est le résultat du travail humble, caché et honnête de nombre d’acteurs du bien, de nombre de bonnes racines. Puisez dans les bonnes racines de l’engagement de ceux qui servent la société. Soyez la sève d’espérance que le pays attend !

L’histoire du Liban est tissée de pages glorieuses, mais elle est aussi marquée par des blessures profondes qui ont du mal à cicatriser. Très chers jeunes, vous regrettez peut-être d’avoir hérité d’un monde lacéré par les guerres et défiguré par les injustices sociales. Pourtant, il y a en vous une espérance, un don qui semble désormais nous échapper, à nous les adultes.

C’est une mission qui reste inchangée tout au long de l’histoire du Liban : témoigner de la vérité pérenne selon laquelle les chrétiens, les musulmans, les druzes et tant d’autres peuvent vivre ensemble et construire un pays uni par le respect et le dialogue.

Si nous voulons construire la paix, ancrons-nous au ciel et, fermement orientés vers lui, aimons sans craindre de perdre ce qui passe, et donnons sans mesure.

Aujourd’hui nous voulons confier à l’intercession de saint Charbel les besoins de l’Église, du Liban et du monde. Pour l’Église, nous demandons l’unité. Et pour le monde, nous demandons la paix. Nous l’implorons tout particulièrement pour le Liban et pour tout le Levant. Mais il n’y a pas de paix sans conversion des cœurs. Que saint Charbel nous aide donc à nous tourner vers Dieu et à demander le don de la conversion pour chacun de nous.

C’est une grande joie pour moi de visiter le Lian, où «paix» est bien plus qu’un simple mot, car ici la paix est un désir et une vocation ; c’est un don et un travail en cours. Dans cette optique, je souhaite rappeler les paroles de Jésus qui ont été choisies comme thème central de mon voyage : «Heureux les artisans de paix !» (Mt 5, 9)

{slider Novembre 2025 – La vie ne s’illumine pas parce que nous sommes riches, beaux ou puissants.}

Je tiens à remercier sincèrement les autorités civiles et religieuses, le peuple turc et le Patriarcat œcuménique pour l’accueil chaleureux et fraternel que vous m’avez réservé ces derniers jours. Marchons ensemble, dans la vérité et l’amitié, en comptant humblement sur l’aide de Dieu.

Catholiques et chrétiens orthodoxes doivent œuvrer ensemble pour promouvoir une utilisation responsable, au service du développement intégral des personnes, et une accessibilité universelle, pour que ces avantages ne soient pas réservés à un petit nombre de personnes et aux intérêts de quelques privilégiés.

La crise écologique exige une conversion spirituelle, personnelle et communautaire, pour changer de cap et sauvegarder la création. Catholiques et chrétiens orthodoxes, nous sommes tous appelés à collaborer pour promouvoir une nouvelle mentalité, dans laquelle chacun se sente gardien de la création que Dieu nous a confiée.

En cette période de conflits sanglants et de violences dans des lieux proches et lointains, les catholiques et les orthodoxes sont appelés à être des constructeurs de paix. Il s’agit d’agir et de faire des choix et des gestes qui édifient la paix, sans oublier que celle-ci n’est pas seulement le fruit d’un engagement humain, mais qu’elle est un don de Dieu.

Ce Voyage Apostolique m’offre l’occasion de remercier Dieu pour le courageux témoignage chrétien du peuple arménien au cours des siècles, souvent lors de circonstances tragiques. Je voudrais en outre exprimer ma vive gratitude au Seigneur pour les liens fraternels toujours plus étroits qui unissent l’Église Apostolique Arménienne à l’Église Catholique.

Nos pas se déplacent comme sur un pont qui unit la terre au Ciel et que le Seigneur a jeté pour nous. Gardons toujours les yeux fixés sur ses rives, pour aimer de tout notre cœur Dieu et nos frères, pour marcher ensemble et pour pouvoir nous retrouver, un jour, tous ensemble, dans la maison du Père.

En faisant mémoire du premier Concile de Nicée, et inspirés par la prière de Jesus pour que tous ces disciples soient un (Jn 17,21), nous sommes encouragés dans notre engagement à rechercher le rétablissement de la pleine communion entre tous les chrétiens, une tâche que nous entreprenons avec l’aide de Dieu.

Je suis profondément reconnaissant à Sa Sainteté Bartholomée qui, avec beaucoup de sagesse, a décidé que nous commémorerions ensemble le 1700e anniversaire du Concile de Nicée. Que Dieu écoute la prière que nous Lui adressons aujourd’hui et qu’Il accorde à cet anniversaire important de porter des fruits abondants de réconciliation, d’unité et de paix.

Plus nous sommes réconciliés, plus nous, chrétiens, pouvons rendre un témoignage crédible à l’Évangile de Jésus-Christ, qui est une annonce d’espérance pour tous, un message de paix et de fraternité universelle dépassant les frontières de nos communautés et de nos nations.

La foi «en un seul Seigneur, Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles […] consubstantiel au Père» (Credo de Nicée) est un lien profond qui unit déjà tous les chrétiens. Sous la conduite de l’Esprit Saint, dans l’amour réciproque et le dialogue, nous sommes tous invités à surmonter le scandale des divisions et à nourrir le désir de l’unité pour laquelle le Seigneur Jésus a prié et donné sa vie.

Le Concile de Nicée nous rappelle que Jésus-Christ n’est pas une figure du passé, il est le Fils de Dieu présent parmi nous, qui guide l’histoire vers l’avenir que Dieu nous a promis.

En se révélant, Dieu a établi un pont entre le ciel et la terre : il l’a fait pour que notre cœur change, devenant semblable au sien.

Je suis heureux de commencer les voyages apostoliques de mon pontificat par la Turquie, car cette terre est indissociablement liée aux origines du christianisme et elle appelle aujourd’hui les fils d’Abraham et l’humanité tout entière à une fraternité qui reconnaît et apprécie les différences.

Prions ensemble pour que les chrétiens qui vivent dans des contextes de guerre ou de conflit, en particulier au Proche-Orient, puissent être des semences de paix, de réconciliation et d’espérance.

Demain, je me rendrai en Turquie puis au Liban pour rendre visite aux chères populations de ces pays riches d’histoire et de spiritualité. Ce sera également l’occasion de commémorer les 1700 ans du Concile de Nicée et de rencontrer la communauté catholique, nos frères chrétiens et ceux d’autres religions. Je vous demande de m’accompagner par la prière.

Dieu reste fidèle pour toujours à son dessein d’amour et de vie ; il ne se lasse pas de soutenir l’humanité même lorsque, à l’instar de Caïn, elle obéit à l’instinct aveugle de la violence dans les guerres, les discriminations, les racismes, les multiples formes d’esclavage.

Servir Dieu dans les plaies des souffrants conduit à la rencontre avec Lui. La vie selon l’Évangile est ainsi : c’est une passion pour Dieu et pour l’homme, qui conduit à aimer avec la même intensité le ciel et la terre.

Aujourd’hui, dans les diocèses du monde entier, on célèbre la Journée Mondiale de la Jeunesse. Je bénis et j’embrasse spirituellement tous ceux qui participent aux différentes célébrations et initiatives. En cette fête du Christ Roi, Prions ensemble pour que chaque jeune découvre la beauté et la joie de Le suivre, Lui, le Seigneur, et de se consacrer à son Royaume d’amour, de justice et de paix !

C’est avec une immense tristesse que j’ai appris la nouvelle des enlèvements de prêtres, de fidèles et d’étudiants au Nigeria et au Cameroun. Je ressens une grande douleur, surtout pour les nombreux jeunes gens et jeunes filles séquestrés et pour leurs familles angoissées. Je lance un appel pressant pour que les otages soient immédiatement libérés et j’exhorte les autorités compétentes à prendre les décisions appropriées et opportunes pour assurer leur libération. Prions ensemble pour nos frères et sœurs, et pour que les églises et les écoles restent toujours et partout des lieux de sécurité et d’espérance.

Le chant est une expression naturelle et complète de l’être humain : l’esprit, les sentiments, le corps et l’âme s’y unissent pour communiquer les grandes choses de la vie. Comme nous le rappelle saint Augustin : “le chant est propre à celui qui aime”.

Alors que je m’apprête à effectuer mon voyage apostolique en Turquie, je souhaite, par cette Lettre, encourager dans toute l’Église un élan renouvelé dans la profession de foi dont la vérité, qui constitue depuis des siècles le patrimoine commun des chrétiens, mérite d’être confessée et approfondie d’une manière toujours nouvelle et actuelle.

Dans l’unité de la foi, proclamée depuis les origines de l’Église, les chrétiens sont appelés à marcher ensemble, en gardant et en transmettant avec amour et joie le don reçu. Celui-ci est exprimé dans les paroles du Credo : « Nous croyons en Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, descendu du ciel pour notre salut », formulées par le Concile de Nicée, premier événement œcuménique de l’histoire du christianisme, il y a 1700 ans.

La musique et le chant liés au domaine liturgique sont une forme de prière, une perception de l’attrait du beau qui élève vers Dieu et unit les cœurs dans la louange. Saint Cécile, patronne de la musique et du chant, dont nous célébrons aujourd’hui la mémoire, soutient la mission des chœurs et des chorales.

Espérer, c’est prendre position, comme Jésus, avec Jésus. Son feu est notre feu. Que le Jubilé le ravive !

Je tiens à rappeler aux pêcheurs, à l’occasion de la journée mondiale de la pêche, qui a lieu aujourd’hui : que Marie, Étoile de la mer, protège les pêcheurs et leurs familles.

Aujourd’hui, en la mémoire liturgique de la Présentation de la Bienheureuse Vierge Marie, nous célébrons la Journée Pro Orantibus. Que tous les frères et sœurs de la vie contemplative puissent bénéficier de la solidarité concrète et de l’aide efficace de la communauté ecclésiale afin d’assurer leur subsistance et la continuité de leur apostolat silencieux, fécond et irremplaçable.

Une Église synodale, qui chemine dans les sillons de l’histoire en affrontant les défis émergents de l’évangélisation, a besoin de se renouveler constamment.

Garder les yeux fixés sur le visage de Jésus nous rend capables de regarder les visages de nos frères. C’est son amour qui nous pousse vers eux. Et la foi en Lui, notre paix, exige de nous d’offrir à tous le don de sa paix.

Si nous le lui permettons, le Christ peut transformer toutes nos relations : avec Dieu, avec les autres et avec la Création. En tant que disciples de Jésus, nous sommes appelés à promouvoir des styles de vie et des politiques axés sur la protection de la dignité humaine et de toute la Création. Demandons la grâce de voir nos efforts à travers le regard de la Résurrection et de pouvoir apporter au monde l’espérance et la joie de Pâques.

Aujourd’hui, nous célébrons la Journée mondiale des pauvres. Je remercie tous ceux qui, dans les diocèses et les paroisses, ont promu des initiatives de solidarité avec les plus démunis. Et idéalement, en cette journée, je remets l’exhortation apostolique Dilexi te, « Je t’ai aimé », sur l’amour envers les pauvres, document que le pape François préparait au cours des derniers mois de sa vie et que j’ai achevé avec une grande joie.

Je suis avec douleur les informations faisant état des attaques qui continuent de frapper de nombreuses villes ukrainiennes, y compris Kiev. Elles font des victimes et des blessés, parmi lesquels des enfants, et causent d’importants dégâts aux infrastructures civiles, laissant des familles sans abri alors que le froid s’installe. J’assure ma proximité à la population si durement éprouvée. Nous ne pouvons nous habituer à la guerre et à la destruction ! Prions ensemble pour une paix juste et stable dans cette Ukraine martyrisée.

Dans différentes parties du monde, les chrétiens sont victimes de discriminations et de persécutions. Je pense en particulier au Bangladesh, au Nigeria, au Mozambique, au Soudan et à d’autres pays, d’où nous parviennent souvent des nouvelles d’attaques contre des communautés et des lieux de culte. Dieu est un Père miséricordieux et il veut la paix entre tous ses enfants ! J’accompagne dans la prière les familles du Kivu, en République démocratique du Congo, où un massacre de civils a eu lieu ces derniers jours. Prions pour que toute violence cesse et que les croyants collaborent pour le bien commun.

J’exhorte les chefs d’État et les Responsables des nations à écouter le cri des plus pauvres. Il ne peut y avoir de paix sans justice, et les pauvres nous le rappellent de multiples façons, par leurs migrations comme par leur cri, souvent étouffé par le mythe d’un bien-être et d’un progrès qui ne tiennent pas compte de chacun.

L’Église, encore aujourd’hui, peut-être surtout en cette époque encore marquée par des pauvretés anciennes et nouvelles, veut être « mère des pauvres, un lieu d’accueil et de justice »
Dans les persécutions, les souffrances, les fatigues et les oppressions de la vie et de la société, Dieu ne nous laisse pas seuls. Dieu est toujours du côté des plus petits, des orphelins, des étrangers et des veuves.

Les théâtres de guerre, malheureusement présents dans différentes régions du monde, semblent nous conforter dans un sentiment d’impuissance. L’Évangile, en revanche, nous dit que le Seigneur vient nous sauver précisément dans les bouleversements de l’histoire.

L’Evangile du jour (Lc 21, 5-19) nous invite à réfléchir sur les aléas de l’histoire et sur la fin des choses. Les paroles de Jésus annoncent cependant que l’agression du mal ne peut détruire l’espérance de ceux qui ont confiance en Lui. Plus l’heure est sombre comme la nuit, plus la foi brille comme le soleil.

Nous avons certainement beaucoup à recevoir de cette source de sagesse qu’est l’expérience des pauvres. Ce n’est qu’en mettant en relation nos plaintes avec leurs souffrances et leurs privations que nous pouvons recevoir une réprimande qui nous invite à simplifier notre vie.

Ayant grandi dans une extrême précarité, apprenant à survivre dans les conditions les plus défavorables, faisant confiance à Dieu avec la certitude que personne d’autre ne les prend au sérieux, s’aidant mutuellement dans les moments les plus sombres, les pauvres ont appris beaucoup de choses qu’ils gardent dans le mystère de leur cœur.

Les plus pauvres ne sont pas seulement l’objet de notre compassion, mais les témoins de l’Évangile. Il ne s’agit pas de «leur apporter» Dieu, mais de le rencontrer en eux. Servir les pauvres n’est pas un geste à faire «d’en haut vers le bas», mais une rencontre entre égaux, où le Christ est révélé et adoré.

La doctrine sociale de l’Église n’est ni une théorie abstraite, ni une utopie irréalisable, mais un chemin possible qui transforme la vie des personnes et des institutions en plaçant le Christ au centre de toute activité humaine.

La sainteté doit s’épanouir précisément là où sont prises les décisions qui influencent la vie de milliers de familles : le monde a besoin d’entrepreneurs et de dirigeants qui, par amour pour Dieu et pour leur prochain, œuvrent en faveur d’une économie au service du bien commun. On peut être entrepreneur et saint, l’efficacité économique et la fidélité à l’Évangile ne s’excluent pas mutuellement, et la charité peut même pénétrer les structures industrielles et financières.

Notre humanité s’épanouit pleinement lorsque nous sommes et vivons ensemble, lorsque nous parvenons à expérimenter des liens authentiques, non formels, avec les personnes qui nous entourent. Si nous sommes repliés sur nous-mêmes, nous risquons de tomber malades de solitude, et même d’un narcissisme qui ne se soucie des autres que par intérêt.

Nous ne pouvons répondre aux exigences de la vocation que nous avons reçue que si nous plaçons le Christ au centre de notre existence et de notre mission, en partant de cet acte de foi qui nous fait reconnaître en Lui le Sauveur et en le traduisant dans la prière, l’étude, l’engagement d’une vie sainte.

Le Seigneur ne se laisse pas vaincre en générosité envers ceux qui le servent dans les plus démunis : plus grand est l’amour pour les pauvres, plus grande est la récompense de Dieu.

Le développement technologique a apporté et continue à apporter des avantages significatifs à l’humanité. Pour garantir un vrai progrès, il est fondamental que la dignité humaine et le bien commun demeurent la priorité absolue pour tous, tant pour les individus que pour les organismes publics : nous ne devons jamais oublier la « dignité ontologique qui concerne la personne en tant que telle par le simple fait d’exister et d’être voulue, créée et aimée par Dieu ».

Ces derniers jours, nous avons prié pour les défunts et parmi eux, malheureusement, nombreux sont ceux qui ont été tués dans les combats et les bombardements, alors qu’ils étaient des civils, des enfants, des personnes âgées, des malades. Si l’on veut vraiment honorer leur mémoire, il faut un cessez-le-feu et s’engager pleinement dans les négociations.

En travaillant de toutes nos forces au service du Royaume de Dieu, ne soyons ni pressés ni superficiels : creusons en profondeur, libérés des critères du monde qui, trop souvent, exige des résultats immédiats, car il ne connaît pas la sagesse de l’attente.

L’Evangile du jour (Jn 2,13-22) nous rappelle que le véritable sanctuaire de Dieu est le Christ mort et ressuscité. Unis à Lui, nous sommes nous aussi des pierres vivantes de cet édifice spirituel.

En ce jour de la Dédicace de la Basilique du Latran, nous contemplons le mystère de l’unité et de la communion avec l’Église de Rome, appelée à être la mère qui prend soin avec sollicitude de la foi et du cheminement des chrétiens dispersés dans le monde.

L’espérance, c’est témoigner que la terre peut vraiment ressembler au ciel. Tel est le message du jubilé.

L’économie de la communication ne peut et ne doit pas dissocier son destin de celui de la vérité. La transparence des sources et de la propriété, la responsabilité, la qualité, la clarté et l’objectivité sont les clés qui permettent d’ouvrir véritablement à tous les peuples le droit à la citoyenneté.

Le monde a besoin d’entrepreneurs et de communicateurs honnêtes et courageux, soucieux du bien commun. On entend parfois dire : « Les affaires sont les affaires ! ». En réalité, ce n’est pas le cas. Personne n’est absorbé par une organisation au point d’en devenir un simple rouage ou une simple fonction. Et il n’y a pas non plus de véritable humanisme sans esprit critique, sans le courage de se poser des questions : où allons-nous ? Pour qui et pour quoi travaillons-nous ? Comment rendons-nous le monde meilleur ?

L’innovation technologique peut être une forme de participation à l’acte divin de la création. En tant que telle, elle revêt une importance éthique et spirituelle, car chaque choix de conception exprime une vision de l’humanité. L’Église appelle donc tous les concepteurs de l’IA à cultiver le discernement moral comme un élément fondamental de leur travail, afin de développer des systèmes qui reflètent la justice, la solidarité et un véritable respect de la vie.

Prions ensemble pour tous ceux qui sont éprouvés par les conflits armés dans différentes parties du monde ; je pense en particulier à la Birmanie et j’exhorte la communauté internationale à ne pas oublier la population birmane et à lui fournir l’aide humanitaire nécessaire.

Face à notre fragile humanité, l’annonce pascale devient soin et guérison, elle nourrit l’espérance face aux défis effrayants que la vie nous pose chaque jour, tant au niveau personnel que planétaire. Dans la perspective de Pâques, la Via Crucis – le Chemin de Croix se transforme en Chemin de Lumière – Via Lucis.

Au cours du mois de novembre, nous prions tout particulièrement pour le repos éternel des fidèles défunts. Que le Seigneur ressuscité leur accorde sa miséricorde, et que l’espérance que nous donne notre foi en la résurrection garde nos yeux et nos cœurs tournés vers la joie du Ciel.

Prions ensemble pour que les personnes qui luttent contre des pensées suicidaires trouvent dans leur communauté le soutien, l’aide et l’amour dont elles ont besoin et s’ouvrent à la beauté de la vie.

Le bien-aimé Pape François et les frères cardinaux et évêques qui nous ont quittés cette année et pour lesquels nous avons célébré aujourd’hui l’Eucharistie, ont vécu, témoigné et enseigné cette espérance pascale. Le Seigneur les a appelés et les a désignés pasteurs dans son Église, et par leur ministère, ils ont guidé beaucoup de personnes sur le chemin de l’Évangile.

Les chrétiens n’appellent pas les lieux de sépulture « nécropoles », c’est-à-dire « cités des morts », mais « cimetières », qui signifie littéralement « dortoirs », lieux où l’on repose en attendant la résurrection.

La charité vainc la mort. Dans la charité, Dieu nous réunira avec nos proches. Et si nous marchons dans la charité, notre vie devient une prière qui s’élève et nous unit aux défunts, nous rapproche d’eux, dans l’attente de les retrouver dans la joie de l’éternité.

La foi chrétienne, fondée sur la Pâque du Christ, nous aide à vivre la mémoire comme une espérance future. Cette « espérance future » anime notre souvenir et notre prière en ce jour. C’est l’espérance fondée sur la résurrection de Jésus, qui a vaincu la mort et nous a ouvert le passage vers la plénitude de la vie.

Prions ensemble également pour la Tanzanie, où, après les récentes élections politiques, des affrontements ont éclaté, faisant de nombreuses victimes. J’invite tout le monde à éviter toute forme de violence et à emprunter la voie du dialogue.

C’est avec une grande douleur que je suis les nouvelles tragiques qui nous parviennent du Soudan. Les violences aveugles contre les femmes et les enfants, les attaques contre des civils sans défense et les graves obstacles à l’action humanitaire causent des souffrances inacceptables. Prions ensemble pour que le Seigneur accueille les défunts, soutienne ceux qui souffrent et touche le cœur des responsables. Je renouvelle mon appel pressant aux parties concernées pour un cessez-le-feu et l’ouverture urgente de couloirs humanitaires. Enfin, j’invite la communauté internationale à intervenir avec détermination et générosité.

Que la visite au cimetière soit pour nous tous une invitation à la mémoire et à l’attente. Ne restons pas enfermés dans le passé, dans les larmes de la nostalgie ! Ne restons pas non plus enfermés dans le présent, comme dans un tombeau ! Que la voix familière de Jésus atteigne tout le monde, car c’est la seule qui vient de l’avenir. Il nous appelle par notre nom, il nous prépare une place.

Nous connaissons intimement le souci de Dieu de ne perdre personne chaque fois que la mort semble nous faire perdre à jamais une voix, un visage, un monde entier. En effet, chaque personne est un monde entier.

Le souci principal de Dieu est que personne ne soit perdu à jamais, que chacun ait sa place et brille dans son unicité.

Je prie pour que l’éducation catholique aide chacun à découvrir sa vocation à la sainteté. Saint Augustin, que saint John Henry Newman appréciait tant, a dit un jour que nous sommes des compagnons d’étude qui n’avons qu’un seul Maître, dont l’école est sur terre et la chaire au ciel.

La vie ne s’illumine pas parce que nous sommes riches, beaux ou puissants. Elle s’illumine lorsque nous découvrons en nous cette vérité : je suis appelé par Dieu, j’ai une vocation, j’ai une mission, ma vie sert à quelque chose de plus grand que moi !

En cette solennité de la Toussaint, c’est une grande joie d’inscrire saint John Henry Newman parmi les docteurs de l’Église et, en même temps, à l’occasion du Jubilé du monde éducatif, de le nommer co-patron, avec saint Thomas d’Aquin, de tous ceux qui participent au processus éducatif.

{slider Octobre 2025 – Dieu pardonne, relève, redonne confiance. Tel est le cœur de la mission de l’Église.}

Chers jeunes, vous n’êtes pas seulement les destinataires de l’éducation, mais aussi ses protagonistes. C’est pourquoi je vous demande aujourd’hui de vous allier pour ouvrir une nouvelle ère éducative, dans laquelle tous — jeunes et adultes — nous devenions des témoins crédibles de vérité et de paix.

 

Le troisième grand défi est l’éducation à la paix. Notre avenir est menacé par la guerre et la haine qui divisent les peuples. Mais cela peut changer grâce à une éducation à la paix désarmée et désarmante. En effet, il ne suffit pas de faire taire les armes : il faut désarmer les cœurs, renoncer à toute violence et vulgarité.

Le deuxième des nouveaux défis éducatifs est l’éducation au numérique. Apprenez à humaniser le numérique, en le construisant comme un espace de fraternité et de créativité, et non comme une cage où vous enfermer. Ne laissez pas l’algorithme écrire votre histoire ! Soyez vous-mêmes les auteurs : utilisez la technologie avec sagesse, mais ne laissez pas la technologie vous utiliser.

Le premier des nouveaux défis éducatifs est l’éducation à la vie intérieure. Il ne suffit pas d’avoir une grande science, si ensuite nous ne savons pas qui nous sommes et quel est le sens de la vie. Nous pouvons connaître beaucoup de choses sur le monde et ignorer notre cœur. Éduquer à la vie intérieure signifie écouter notre inquiétude, ne pas la fuir ni la noyer dans ce qui ne nous satisfait pas.

Ces derniers jours, l’ouragan Melissa s’est abattu sur la Jamaïque et traverse actuellement Cuba avec une force dévastatrice. Des milliers de personnes ont été déplacées et les dégâts matériels sont considérables. Prions ensemble pour ceux qui ont perdu la vie, pour ceux qui ont fui et pour les populations qui vivent des heures d’angoisse et d’inquiétude. Je remercie les autorités civiles, les communautés chrétiennes et les organismes bénévoles pour l’aide qu’ils apportent.

Le monde a besoin, aujourd’hui plus que jamais, du témoignage puissant d’hommes et de femmes de toutes confessions vivant ensemble dans l’unité, l’amitié et la coopération. C’est ainsi, avec authenticité, que nous pouvons œuvrer ensemble pour instaurer la paix, la justice et la réconciliation dont nous avons si urgemment besoin. Ne perdons jamais espoir : un monde nouveau, sans divisions, est possible.

« Nostra Aetate » nous enseigne que nous ne pouvons pas vraiment invoquer Dieu, Père de tous, si nous refusons de traiter de manière fraternelle chaque homme et chaque femme, créés à l’image de Dieu. En effet, l’Église rejette toute forme de discrimination ou de harcèlement fondé sur la race, la couleur, la condition de vie ou la religion.

Par la force de la prière, les mains nues levées vers le ciel et les mains ouvertes vers les autres, nous devons faire en sorte que cette période de l’histoire marquée par la guerre et la tyrannie de la force s’achève rapidement et qu’une nouvelle histoire commence. Nous ne pouvons accepter que cette période se prolonge davantage. Assez ! C’est le cri des pauvres et le cri de la terre. Assez ! Seigneur, écoute notre cri !

Dessiner de nouvelles cartes de l’espérance. Aujourd’hui marque le 60e anniversaire de la Déclaration conciliaire Gravissimum educationis sur l’extrême importance et l’actualité de l’éducation dans la vie de la personne humaine. Avec ce texte, le Concile Vatican II a rappelé à l’Église que l’éducation n’est pas une activité accessoire, mais qu’elle constitue la trame même de l’évangélisation : c’est la manière concrète dont l’Évangile devient geste éducatif, relation, culture.

L’on ne peut aimer Dieu sans étendre son amour aux pauvres. L’amour du prochain est la preuve tangible de l’authenticité de l’amour pour Dieu. Le Seigneur lui-même nous enseigne: « En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ».

Aujourd’hui, nous sommes devenus experts dans les détails infinitésimaux de la réalité, mais nous sommes incapables d’avoir à nouveau une vision d’ensemble, une vision qui relie les choses entre elles à travers un sens plus grand et plus profond. L’expérience chrétienne, en revanche, veut nous enseigner à regarder la vie et la réalité avec un regard unifié, capable de tout embrasser en refusant les logiques partielles.

Prions ensemble pour la paix. En contemplant les mystères du Saint Rosaire, faisons nôtres les souffrances et les espoirs des enfants, des mères, des pères, des personnes âgées victimes des guerres… Et que de cette intercession du cœur naissent tant de gestes de charité évangélique, de proximité concrète, de solidarité.

Être une Église synodale c’est reconnaître que la vérité ne se possède pas mais qu’elle se recherche ensemble, en se laissant guider par un cœur inquiet et amoureux de l’Amour.

Dans l’Evangile du jour (Lc 18, 9-14), Jésus nous livre un message puissant : ce n’est pas en affichant ses mérites que l’on se sauve, ni en cachant ses erreurs, mais en se présentant honnêtement, tels que nous sommes, devant Dieu, devant nous-mêmes et devant les autres, en demandant pardon et en s’en remettant à la grâce du Seigneur.

Nous n’avons pas encore les réponses à toutes les questions. Mais nous avons Jésus. Suivons Jésus. Ainsi, espérons ce que nous ne voyons pas encore. Entrons comme des explorateurs dans le monde nouveau du Ressuscité. Jésus nous précède. Apprenons, en avançant pas à pas. C’est un chemin d’espérance.

Le chemin synodal nous invite tous à écouter plus profondément l’Esprit Saint et les autres, afin que nos structures et nos ministères puissent être plus agiles, plus transparents et plus réactifs à l’Évangile.

Le commandement de s’aimer est au centre de l’Evangile : Jésus nous a dit que son visage se cache dans les visages et les blessures des plus pauvres (cf. Mt 25, 34-40). Qu’il est beau de voir que les mouvements populaires, avant même la revendication de la justice, sont mus par l’amour, contre tout individualisme ou préjudice.

Dans un monde où l’arrogance et la violence semblent prévaloir sur la charité, nous sommes appelés à témoigner que la vie triomphe de la mort, que l’amour triomphe de la haine, que le pardon triomphe de la vengeance, et que la miséricorde et la grâce triomphent du péché. Et nous pouvons le faire en nourrissant notre cœur avec les sacrements, la Parole de Dieu, la prière et la formation spirituelle.

Sur les sentiers du cœur, le Ressuscité marche avec nous et pour nous. Il témoigne de la défaite de la mort, il affirme la victoire de la vie, malgré les ténèbres du Calvaire. L’histoire a encore beaucoup à espérer en bien.

La liberté religieuse permet de rechercher la vérité, de la vivre librement et de témoigner ouvertement. C’est donc une pierre angulaire de toute société juste puisqu’elle protège l’espace moral dans lequel la conscience peut être formée et exercée.

Dieu montre une prédilection pour les pauvres : c’est à eux en premier lieu que s’adresse la parole d’espoir et de libération du Seigneur et, par conséquent, même dans la pauvreté ou la faiblesse, personne ne doit se sentir abandonné. Et l’Église, si elle veut être celle du Christ, doit être une Église où les pauvres ont une place privilégiée.

Je suis proche de ceux qui souffrent à cause de la violence, de l’insécurité et de tant de difficultés. Je renouvelle mon appel pressant pour un cessez-le-feu immédiat et efficace. Que les instruments de la guerre cèdent la place à ceux de la paix, à travers un dialogue inclusif et constructif !

Nous célébrons aujourd’hui la Journée Missionnaire Mondiale. L’Église est entièrement missionnaire, mais aujourd’hui nous prions spécialement pour ces hommes et ces femmes qui ont tout quitté pour aller porter l’Évangile à ceux qui ne le connaissent pas. Ils sont missionnaires d’espérance parmi les nations. Que le Seigneur les bénisse !
Sept témoins se tiennent devant nous, les nouveaux saints et saintes qui, par la grâce de Dieu, ont maintenu allumée la lampe de la foi. Bien plus, ils sont devenus eux-mêmes des lampes capables de diffuser la lumière du Christ.

Le Christ parle à ses disciples de la «nécessité de prier sans cesse, sans jamais se lasser» : tout comme nous ne nous lassons pas de respirer, ne nous lassons pas non plus de prier ! Comme le souffle soutient la vie du corps, la prière soutient la vie de l’âme.

Frères et sœurs Roms, Sintis et itinérants, vous pouvez être les témoins vivants de la centralité de ces trois choses : ne compter que sur Dieu, ne s’attacher à aucun bien matériel, montrer une foi exemplaire dans les actes et les paroles. Il n’est pas évident de vivre ainsi. On apprend cela en accueillant la bénédiction de Dieu et en laissant celle-ci opérer le changement dans notre cœur.

Les pauvres ne sont pas là par hasard ni en raison d’un destin aveugle et amer. La pauvreté n’est pas non plus, pour la plupart d’entre eux, un choix. Certains osent pourtant encore l’affirmer, faisant preuve d’aveuglement et de cruauté.

À une époque où la science a prolongé l’espérance de vie, où la technologie a rapproché les continents et où le savoir a ouvert des horizons auparavant inimaginables, laisser des millions d’êtres humains vivre – et mourir – dans la famine est un échec collectif, une perte éthique, une faute historique.

De la Résurrection du Christ jaillit l’espérance qui nous fait déjà goûter, malgré les difficultés de la vie, un calme profond et joyeux : cette paix que Lui seul nous donnera à la fin, sans fin.

Nous avons été créés pour jouir de la vie et de la vie en abondance (Jn10,10). Ce désir infini de notre cœur peut trouver sa réponse ultime non pas dans le pouvoir, non pas dans l’avoir. Seul Jésus Ressuscité est la source qui satisfait notre soif infinie de plénitude que l’Esprit Saint répands dans nos cœurs.

N’oublions jamais l’importance fondamentale, à tous les niveaux, du respect et de la protection de la vie, à toutes les étapes, de la conception à la vieillesse, jusqu’au moment de la mort. Je souhaite que cette sensibilité continue de croître, notamment en ce qui concerne l’accessibilité aux soins médicaux et aux médicaments.

Regardons les visages de ceux qui sont victimes de la férocité irrationnelle de ceux qui planifient sans pitié la mort et la destruction. Écoutons leur cri ! Continuons à œuvrer pour rétablir la paix partout dans le monde et promouvoir toujours davantage les principes de justice, d’équité et de coopération entre les peuples qui en sont irrémédiablement le fondement.

Le choix prioritaire en faveur des pauvres engendre un renouveau extraordinaire tant dans l’Église que dans la société, lorsque nous sommes capables de nous libérer de notre égocentrisme et que nous parvenons à entendre leur cri.

J’invite tout le monde à participer à la Journée missionnaire mondiale dimanche prochain, le 19 octobre.

C’est avec douleur que je suis les informations faisant état de nouvelles attaques violentes qui ont frappé plusieurs villes et infrastructures civiles en Ukraine, causant la mort d’innocents, dont des enfants. Mon cœur se joint à la souffrance de la population, qui vit depuis des années dans l’angoisse et le dénuement. Je renouvelle mon appel à mettre fin à la violence, à arrêter la destruction, à s’ouvrir au dialogue et à la paix.

Ces derniers jours, l’accord sur le début du processus de paix a apporté une lueur d’espérance en Terre Sainte. J’encourage les parties impliquées à poursuivre avec courage le chemin tracé, vers une paix juste, durable et respectueuse des aspirations légitimes du peuple israélien et du peuple palestinien. À Dieu, seule paix de l’humanité, nous demandons de guérir toutes les blessures et d’aider, par sa grâce, à accomplir ce qui semble humainement impossible aujourd’hui : redécouvrir que l’autre n’est pas un ennemi, mais un frère à regarder, à pardonner, à qui offrir l’espérance de la réconciliation.

Le chemin de Marie est à la suite de Jésus, et celui de Jésus va vers chaque être humain, en particulier vers ceux qui sont pauvres, blessés, pécheurs.

La spiritualité mariale est au service de l’Évangile : elle en révèle la simplicité. L’affection pour Marie de Nazareth fait de nous, avec elle, des disciples de Jésus, elle nous apprend à revenir vers Lui, à méditer et à relier les événements de la vie dans lesquels le Ressuscité nous visite encore et nous appelle.

Avec Marie, la mère de Jésus, persévérants et unis, nous ne nous lassons pas d’intercéder pour la paix, don de Dieu qui doit devenir notre conquête et notre engagement.

Regardons la Mère de Jésus et ce petit groupe de femmes courageuses près de la Croix, pour apprendre nous aussi à nous arrêter comme elles près des croix innombrables du monde, où le Christ est encore crucifié dans ses frères, afin d’y apporter réconfort, communion et aide.

La paix est désarmée et désarmante. Elle n’est pas dissuasion, mais fraternité, elle n’est pas ultimatum, mais dialogue. Elle n’ adviendra pas comme le fruit de victoires sur l’ennemi, mais comme le résultat d’une semence de justice et d’un pardon courageux.

En écoutant le cri du pauvre, nous sommes appelés à nous identifier au cœur de Dieu qui est attentif aux besoins de ses enfants, en particulier les plus démunis.

Ceux qui souffrent savent combien même un petit geste d’affection peut être important et quel soulagement il peut apporter. Aucun geste d’affection, même le plus petit, ne sera oublié par le Seigneur, surtout s’il est destiné à ceux qui souffrent, qui sont seuls, dans le besoin.

Il existe un besoin profond d’espérance et de paix qui habite le cœur de chaque homme et femme de notre temps. Vous, consacrés et consacrées, vous pouvez être des messagers de concorde par la parole et l’exemple, en tant que personnes qui portent en elles, par la grâce de Dieu, l’empreinte de la réconciliation et de l’unité.

Chaque être humain porte dans son cœur un profond désir de vérité, de sens et de communion avec les autres et avec Dieu. Ce désir jaillit du plus profond de notre être. C’est pourquoi le droit à la liberté religieuse n’est pas facultatif, mais essentiel.

« Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira » (Lc 11, 9). « Demander », en effet, c’est reconnaître dans la pauvreté que tout est don du Seigneur et rendre grâce pour tout ; « chercher » c’est s’ouvrir dans l’obéissance à la découverte, chaque jour, du chemin de sainteté à suivre selon les desseins de Dieu ; « frapper » c’est demander et offrir à ses frères les dons reçus avec un cœur chaste, en s’efforçant d’aimer tout le monde avec respect et gratuité.

Le travail d’un journaliste ne peut en aucun cas être considéré comme un crime, mais comme un droit qui doit être protégé. Le libre accès à l’information est un pilier qui soutient l’édifice de nos sociétés, et c’est pourquoi nous sommes appelés à le défendre et à le garantir.

Le Seigneur ressuscité vient à côté de chacun de nous, alors que nous parcourons nos chemins quotidiens et, avec une infinie délicatesse, il nous demande de nous laisser réchauffer le cœur. Avec patience, il attend le moment où nos yeux s’ouvriront pour voir son visage amical, capable de transformer la résignation en espérance.

La résurrection du Christ nous enseigne qu’il n’y a pas d’histoire si marquée par la déception ou le péché qu’elle ne puisse être visitée par l’espérance. Aucune chute n’est définitive, aucune nuit n’est éternelle, aucune blessure n’est destinée à rester ouverte pour toujours. Aussi éloignés, perdus ou indignes que nous puissions nous sentir, aucune distance ne peut éteindre la force de l’amour de Dieu.

La prochaine Journée Mondiale de la Jeunesse, que nous célébrerons le dimanche du Christ Roi, le 23 novembre, aura pour thème « Vous aussi, vous allez rendre témoignage, car vous êtes avec moi » (Jn 15, 27). Avec la force de l’Esprit Saint, en tant que pèlerins de l’espérance, nous nous préparons à devenir des témoins courageux du Christ.

En ce mois d’octobre, en contemplant avec Marie les mystères du Christ Sauveur, intensifions notre prière pour la paix : une prière qui se traduit par une solidarité concrète avec les populations martyrisées par la guerre. Merci aux nombreux enfants du monde entier qui se sont engagés à prier le Saint Rosaire pour cette intention.

Je continue d’être attristé par les immenses souffrances endurées par le peuple palestinien à Gaza. Au cours de ces dernières heures, dans la situation dramatique du Moyen-Orient, des progrès significatifs ont été réalisés dans les négociations de paix, qui, je l’espère, aboutiront dès que possible aux résultats escomptés. Je demande à tous les responsables de s’engager dans cette voie, de cessez-le-feu et de libérer les otages. Prions ensemble pour que les efforts en cours puissent mettre fin à la guerre et nous conduire vers une paix juste et durable.

J’exprime ma préoccupation face à la montée de la haine antisémite dans le monde, comme on l’a malheureusement vu avec l’attentat terroriste perpétré à Manchester il y a quelques jours.

Personne ne doit être contraint de partir, ni exploité ou maltraité en raison de sa situation de besoin ou d’étranger. La dignité humaine doit toujours passer avant tout !

Frères et sœurs, aujourd’hui s’ouvre une nouvelle ère missionnaire dans l’histoire de l’Église. Si, pendant longtemps, nous avons associé la mission au “départ”, au fait de partir vers des terres lointaines qui n’avaient pas connu l’Évangile ou qui vivaient dans la pauvreté, aujourd’hui, les frontières de la mission ne sont plus géographiques, car la pauvreté, la souffrance et le désir d’une plus grande espérance viennent à nous.

Il ne s’agit pas tant de “partir” que de “rester” pour annoncer le Christ à travers l’accueil, la compassion et la solidarité : rester sans nous réfugier dans le confort de notre individualisme, rester pour regarder en face ceux qui arrivent de terres lointaines et tourmentées, rester pour leur ouvrir les bras et le cœur, les accueillir comme des frères, être pour eux une présence de consolation et d’espérance.

Nous célébrons aujourd’hui le Jubilé du Monde Missionnaire et des Migrants. C’est une belle occasion de raviver en nous la conscience de la vocation missionnaire, qui naît du désir d’apporter à tous la joie et la consolation de l’Évangile, en particulier à ceux qui vivent une histoire difficile et blessée.

La foi ne s’impose pas par la puissance et de manière extraordinaire ; il suffit d’un grain de sénevé pour faire des choses impensables (cf. Lc17, 6), car il porte en lui la force de l’amour de Dieu qui ouvre les voies du salut.

Avec un amour infini, l’unique Dieu a créé toutes les choses, en nous donnant la vie : pour cela, saint François d’Assise appelle les créatures frère, sœur, mère. Seul un regard contemplatif peut changer notre relation avec les choses créées et nous faire sortir de la crise écologique en reconstruisant nos relations avec Dieu, avec le prochain et avec la terre.

Lorsque nous laissons les biens matériels nous dominer, nous risquons de sombrer dans la tristesse spirituelle. En revanche, choisir Dieu, c’est choisir l’espérance et une vie de pardon et de miséricorde.
La mentalité qui prévaut aujourd’hui tend à valoriser l’existence si elle produit richesse ou succès, oubliant que l’être humain est une créature limitée. C’est pourquoi la fragilité des personnes âgées est cachée ou relayée au second plan. Mais le vieillissement fait partie de la merveille que nous sommes. Cette fragilité, si nous avons le courage de la reconnaître, de l’accepter et d’en prendre soin, est un pont vers le ciel.

Le monde est un merveilleux cadeau composé de différentes formes de vie, qui nous ont été données afin qu’elles puissent s’entraider et se compléter mutuellement. Les différences ne sont pas un obstacle, mais une invitation à construire l’harmonie qui révèle la beauté de la Création.

Aujourd’hui plus que jamais, il est nécessaire de revenir au cœur, centre des sentiments et des émotions et siège de la liberté qui inclut la raison, mais la transcende et la transforme. Ce n’est qu’en revenant au cœur qu’une véritable conversion écologique peut avoir lieu, transformant le mode de vie personnel et communautaire.

Nous sommes une seule famille, avec un Père commun qui fait lever le soleil et tomber la pluie sur tous (Mt 5,45) ; nous habitons la même planète, dont nous devons prendre soin ensemble. Je renouvelle donc un appel pressant à l’unité autour de l’écologie intégrale et pour la paix !

Je suis attristé par les nouvelles qui nous parviennent de Madagascar concernant les violents affrontements entre les forces de l’ordre et les jeunes manifestants, qui ont causé la mort de certains d’entre eux et fait une centaine de blessés. Prions ensemble le Seigneur afin que toute forme de violence soit toujours évitée et que la recherche constante de l’harmonie sociale soit favorisée par la promotion de la justice et du bien commun.

Aujourd’hui, nous faisons mémoire de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Docteur de l’Église et patronne des missions. Que son exemple encourage chacun à suivre Jésus sur le chemin de la vie, en témoignant partout avec joie de l’Évangile.

Dieu pardonne, relève, redonne confiance. Tel est le cœur de la mission de l’Église : communiquer la joie de qui a été aimé alors qu’il ne le méritait pas. C’est cette force qui a fait naître et grandir la communauté chrétienne : des hommes et des femmes qui ont découvert la beauté du retour à la vie pour pouvoir la donner aux autres.

{slider Septembre 2025 – Dans la fraternité, dans l’art de demander sans honte et de donner sans calcul, se cache une joie que le monde ne connaît pas.}

Prions ensemble pour que les croyants de différentes traditions religieuses travaillent ensemble afin de défendre et de promouvoir la paix, la justice et la fraternité humaine.

Ô Seigneur, «que vos œuvres vous louent, afin que nous vous aimions; et que nous vous aimions, afin que vos œuvres vous louent» (Saint Augustin). Que telle soit l’harmonie que nous répandons dans le monde.

Je suis proche des populations touchées par le typhon d’une force exceptionnelle qui s’est abattu sur plusieurs régions d’Asie, en particulier les plus pauvres, et je prie pour les victimes, les disparus, les nombreuses familles déplacées, les très nombreuses personnes qui ont subi des désagréments, ainsi que pour les secouristes et les autorités civiles. J’invite tout le monde à faire confiance à Dieu et à faire preuve de solidarité.

Je souhaite adresser mes meilleurs vœux aux catéchistes de toute l’Église à travers le monde. Merci pour votre service à l’Église !

Lorsque nous sommes nous aussi tentés par la rapacité et l’indifférence, les nombreux Lazare d’aujourd’hui nous rappellent la parole de Jésus, devenant pour nous une catéchèse encore plus efficace en cette Année jubilaire, qui est pour tous un temps de conversion et de pardon, d’engagement pour la justice et de recherche sincère de la paix.

Le récit que nous livre le Christ dans l’Evangile du jour (Lc 16,19-31) est malheureusement toujours d’actualité : combien de Lazare meurent face à la cupidité qui oublie la justice, au profit qui piétine la charité, à la richesse aveugle face à la douleur des misérables !

Dieu se révèle à ceux qui sont simples et humbles de cœur parce qu’ils sont disposés à l’accueillir. Leur docilité leur donne une compréhension profonde de la foi et leur permet de suivre les inspirations de l’Esprit Saint. Nous aussi, nous sommes invités à devenir comme des enfants et à vivre notre foi chrétienne de façon authentique en suivant humblement les inspirations du Seigneur.

Dans un monde où les plus fragiles sont les premiers à subir les effets dévastateurs du changement climatique, de la déforestation et de la pollution, la sauvegarde de la Création devient une question de foi et d’humanité.

Le mois d’octobre qui approche est particulièrement consacré au Saint Rosaire dans l’Église. C’est pourquoi je vous invite tous, chaque jour du mois à venir, à prier le Rosaire pour la paix, personnellement, en famille et en communauté. Le samedi 11 octobre, à 18h, nous le ferons ensemble, place Saint-Pierre, à la veille du Jubilé de la Spiritualité Mariale, commémorant également l’anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II.

Si parfois nous avons l’impression de toucher le fond, rappelons-nous : c’est de là que Dieu est capable de commencer une nouvelle création. Une création faite de personnes remises debout, de cœurs pardonnés, de larmes asséchées.

Aucun lieu n’est trop loin, aucun cœur trop fermé, aucune tombe trop scellée pour l’amour de Dieu.

Notre travail est entre les mains du Seigneur, et nous ne sommes que des instruments petits et inadéquats, des « serviteurs inutiles », comme le dit l’Évangile (Lc 17, 10). Pourtant, si nous nous en remettons à Lui, si nous restons unis à Lui, de grandes choses se produisent, précisément à travers notre pauvreté.

Chers représentants de différentes associations catholiques, engagés dans la solidarité auprès de la population de la bande de Gaza ! J’apprécie votre initiative et bien d’autres encore qui, dans toute l’Église, expriment la proximité avec nos frères et sœurs qui souffrent dans cette terre martyrisée. Avec vous et avec les pasteurs des Églises en Terre Sainte, je répète : il n’y a pas d’avenir fondé sur la violence, l’exil forcé, la vengeance. Les peuples ont besoin de paix : ceux qui les aiment vraiment œuvrent pour la paix.

Prions ensemble pour que les dirigeants des nations soient libérés de la tentation d’utiliser la richesse contre l’homme, en la transformant en armes qui détruisent les peuples et en monopoles qui humilient les travailleurs. Celui qui sert Dieu devient libre de la richesse, mais celui qui sert la richesse en reste esclave ! Celui qui recherche la justice transforme la richesse en bien commun ; celui qui recherche la domination transforme le bien commun en proie de sa propre cupidité.

L’Évangile du jour (Lc 16,1-13) la parabole nous invite à nous demander : comment gérons-nous les biens matériels, les ressources de la terre et notre propre vie que Dieu nous a confiés ? Nous pouvons suivre le critère de l’égoïsme, en mettant la richesse au premier plan et en ne pensant qu’à nous-mêmes ; mais cela nous isole des autres et répand le poison d’une compétition qui génère souvent des conflits. Ou bien nous pouvons reconnaître tout ce que nous avons comme un don de Dieu à gérer, et l’utiliser comme un instrument de partage, pour créer des réseaux d’amitié et de solidarité, pour édifier le bien, pour construire un monde plus juste, plus équitable et plus fraternel.

Dans l’Évangile du jour (Lc 16,1-13) Jésus oppose Dieu et la richesse, nous demandant de prendre une position claire et cohérente.«Nul serviteur ne peut servir deux maîtres», donc «vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent». Il s’agit de choisir où placer notre cœur, de clarifier qui nous aimons sincèrement, qui nous servons avec dévouement et quel est vraiment notre bien.

La justice évangélique ne détourne pas de la justice humaine, mais elle l’interroge et la redessine : elle la stimule à aller toujours plus loin, car elle la pousse à rechercher la réconciliation.

Vivre la synodalité dans la famille exige de « marcher ensemble », de partager les souffrances et les joies, de dialoguer de manière respectueuse et sincère entre tous ses membres, d’apprendre à s’écouter et à prendre ensemble les décisions familiales importantes.

J’exprime ma proximité profonde au peuple palestinien à Gaza, qui continue à vivre dans la peur et à survivre dans des conditions inacceptables, contraint par la force de quitter – une fois de plus – ses terres. Devant le Seigneur Tout-Puissant, qui a commandé « Tu ne tueras point », et devant toute l’histoire humaine, chaque personne a toujours une dignité inviolable, à respecter et à préserver. Je renouvelle mon appel au cessez-le-feu, à la libération des otages, à une solution diplomatique négociée, au respect intégral du droit international humanitaire. J’invite tout le monde à se joindre à ma prière fervente, afin qu’une aube de paix et de justice se lève bientôt.

Parfois, nous cherchons des réponses rapides, des solutions immédiates. Mais Dieu œuvre en profondeur, dans le temps lent de la confiance.

Nous vivons comme si la vie n’était jamais suffisante. Nous courons pour produire, pour prouver, pour ne pas perdre de terrain. Mais l’Évangile nous enseigne que savoir s’arrêter est un geste de confiance que nous devons apprendre à accomplir. La vie ne dépend pas toujours de ce que nous faisons, mais aussi de la façon dont nous savons nous détacher de ce que nous avons pu faire.

La véritable consolation que nous devons être capables de transmettre est de montrer que la paix est possible et qu’elle germe en chacun de nous si nous ne l’étouffons pas. Que les responsables des nations écoutent tout particulièrement le cri de tant d’enfants innocents, afin de leur garantir un avenir qui les protège et les console.

Des populations entières, écrasées par le poids de la violence, de la faim et de la guerre, implorent la paix. C’est un cri immense qui nous engage à prier et à agir pour que cesse toute violence et que ceux qui souffrent puissent retrouver la sérénité ; et qui engage avant tout Dieu, dont le cœur frémit de compassion, à venir dans son Royaume.

La violence subie ne peut être effacée, mais le pardon accordé à ceux qui l’ont générée est une anticipation sur terre du Royaume de Dieu, il est le fruit de son action qui met fin au mal.

Aujourd’hui encore, de nombreux frères et sœurs, à cause de leur témoignage de foi dans des situations difficiles et des contextes hostiles, portent la même croix du Seigneur : comme Lui, ils sont persécutés, condamnés, tués. Leur espérance est désarmée. Ils ont témoigné de leur foi sans jamais recourir à la force et à la violence, mais en embrassant la faible et douce force de l’Évangile.

Par sa croix Jésus nous a révélé le vrai visage de Dieu, son infinie compassion pour l’humanité ; il a pris sur lui la haine et la violence du monde, pour partager le sort de tous ceux qui sont humiliés et opprimés.

Chers amis, aujourd’hui (14/09/2025) je fête mes soixante-dix ans. Je rends grâce au Seigneur et à mes parents ; et je remercie tous ceux qui m’ont rappelé dans leurs prières.

Aujourd’hui nous célébrons la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix : pour l’amour immense avec lequel Dieu, embrassant la croix pour notre salut, l’a transformée d’un moyen de mort en instrument de vie, nous enseignant que rien ne peut nous séparer de Lui et que sa charité est plus grande que notre péché.

Je voudrais qu’aujourd’hui, ensemble, nous commencions à proposer une culture de la réconciliation. Nous devons nous rencontrer en soignant nos blessures, en nous pardonnant le mal que nous avons fait et aussi celui que nous n’avons pas fait, mais dont nous subissons les conséquences. Les ennemis n’existent pas : seuls existent les frères et sœurs. Des gestes de réconciliation et des politiques de réconciliation sont nécessaires.

La mondialisation de l’indifférence, que le Pape François dénonça, semble aujourd’hui s’être transformée en mondialisation de l’impuissance. Nous sommes davantage conscients devant l’injustice et la douleur innocente mais nous risquons de nous arrêter, vaincus par la sensation qu’il n’y a rien à faire. Or, non. L’histoire est sauvée par les humbles, les justes, les martyrs, chez qui le bien resplendit et où l’authentique humanité résiste et se renouvelle.

De nombreuses victimes – et parmi elles combien de mères et d’enfants ! – des profondeurs de la Mare Nostrum crient non seulement vers le ciel mais vers nos cœurs. Tant de frères et sœurs ont été enterrés à Lampedussa, et reposent en terre comme des semences dont germera un monde nouveau.

La fraternité est le nom le plus vrai de la proximité. Elle signifie retrouver le visage de l’autre. Et dans le visage du pauvre, du réfugié, même de l’adversaire, reconnaitre le Mystère : pour qui croit, l’image même de Dieu.

Jésus s’est fait pauvre pour nous enrichir (2 Co 8, 9). Il nous a révélé le style de Dieu, qui ne se manifeste pas à nous dans la puissance, mais dans l’amour d’un Père qui nous appelle à la communion avec Lui.


Prions ensemble pour les enfants d’Ukraine, de Gaza et d’autres régions du monde touchées par la guerre. Confions les enfants qui souffrent aujourd’hui à la protection de Marie, Reine de la Paix.

Il y a des moments où tout garder à l’intérieur peut nous consumer lentement. Jésus nous enseigne à ne pas avoir peur du cri, pourvu qu’il soit sincère, humble, orienté vers le Père. Un cri n’est jamais inutile s’il naît de l’amour. Et il n’est jamais ignoré s’il est confié à Dieu. C’est un moyen de continuer à croire qu’un autre monde est possible

Nous confions à l’intercession des saints et de la Vierge Marie notre prière incessante pour la paix, en particulier en Terre Sainte et en Ukraine, ainsi que dans toutes les autres terres ensanglantées par la guerre. Je répète aux gouvernants : écoutez la voix de votre conscience ! Les victoires apparentes obtenues par les armes, semant la mort et la destruction, sont en réalité des défaites et n’apportent jamais la paix et la sécurité ! Dieu ne veut pas la guerre, il veut la paix, et il soutient ceux qui s’engagent à sortir de la spirale de la haine et à suivre la voie du dialogue.

Les saints Pier Giorgio Frassati et Carlo Acutis sont une invitation adressée à nous tous, surtout aux jeunes, à ne pas gâcher la vie, mais à l’orienter vers le haut et à en faire un chef-d’œuvre.

Cultiver son cœur demande des efforts. C’est le plus grand travail qui soit. Mais en creusant, on le trouve, en s’abaissant, on se rapproche toujours plus de ce Seigneur qui s’est dépouillé lui-même pour devenir comme nous.
Le Borgo Laudato si’ est une graine d’espoir que le Pape François nous a laissée en héritage, une « graine qui peut porter des fruits de justice et de paix ».

Prendre soin de la Création représente une véritable vocation pour chaque être humain, un engagement à accomplir au sein même de la Création, sans jamais oublier que nous sommes des créatures parmi les créatures et non des créateurs.

L’horizon du croyant n’est pas celui des murs et des barbelés, mais celui de l’accueil réciproque.

La paix est sur la table des dirigeants des nations, elle fait l’objet de discussions mondiales et est malheureusement souvent réduite à un slogan. Nous devons plutôt cultiver la paix dans nos cœurs et dans nos relations, la faire éclore dans nos gestes quotidiens, être des moteurs de réconciliation dans nos foyers, dans nos communautés, dans nos lieux d’étude et de travail, dans l’Église et entre les Églises.

Des nouvelles dramatiques nous parviennent du Soudan, en particulier du Darfour. Je suis plus que jamais proche de la population soudanaise, en particulier des familles, des enfants et des personnes déplacées. Je prie pour toutes les victimes. Je lance un appel pressant aux responsables et à la communauté internationale afin que des couloirs humanitaires soient garantis et qu’une réponse coordonnée soit mise en œuvre pour mettre fin à cette catastrophe humanitaire. Il est temps d’entamer un dialogue sérieux, sincère et inclusif entre les parties afin de mettre fin au conflit et de redonner espoir, dignité et paix au peuple soudanais.

Dans la fraternité, dans l’art de demander sans honte et de donner sans calcul, se cache une joie que le monde ne connaît pas. Une joie qui nous ramène à la vérité originelle de notre être : nous sommes des créatures faites pour donner et recevoir de l’amour.

La soif de Jésus sur la croix est donc aussi la nôtre. C’est le cri de l’humanité blessée qui cherche encore l’eau vive. Si nous avons le courage de la reconnaître, nous pouvons découvrir que notre fragilité est aussi un pont vers le ciel. C’est précisément en demandant – et non en possédant – que s’ouvre une voie de liberté, car nous cessons de prétendre nous suffire à nous-mêmes.

Aucun de nous ne peut se suffire à soi-même. Personne ne peut se sauver seul. La vie “s’accomplit” non pas lorsque nous sommes forts, mais lorsque nous apprenons à recevoir.

Prions ensemble pour que, inspirés par saint François, nous fassions l’expérience de notre interdépendance avec toutes les créatures, aimées de Dieu et dignes d’amour et de respect.

Unis à tous les chrétiens, nous célébrons aujourd’hui la Xe Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création et la prolongeons par le temps de la Création jusqu’au 4 octobre, fête de saint François d’Assise. Dans l’esprit du Cantique de frère Soleil, nous louons Dieu et renouvelons notre engagement à ne pas ruiner son don, mais à prendre soin de notre maison commune.

{slider Août 2025 – Saint Augustin a traversé une jeunesse tumultueuse : mais il ne s’est pas contenté de cela, il n’a pas fait taire le cri de son cœur.}

Nos cœurs sont également blessés par la mort de plus de cinquante personnes et la disparition d’une centaine d’autres dans le naufrage d’une embarcation chargée de migrants, qui a chaviré au large de la côte atlantique de la Mauritanie. Cette tragédie mortelle se répète chaque jour partout dans le monde. Prions pour que le Seigneur nous enseigne, en tant qu’individus et en tant que société, à mettre pleinement en pratique sa parole : « J’étais étranger et vous m’avez accueilli » (Mt 25, 35).

Nos prières pour les victimes de la tragique fusillade qui a eu lieu pendant une messe scolaire dans l’État américain du Minnesota rejoignent celles pour les innombrables enfants tués et blessés chaque jour dans le monde entier.

Prions Dieu pour qu’Il mette fin à la pandémie des armes, grandes et petites, qui infecte notre monde. Que notre Mère Marie, Reine de la Paix, nous aide à accomplir la prophétie d’Isaïe : « De leurs épées, ils forgeront des socs, et de leurs lances, des faucilles » (Is 2, 4).

La guerre en Ukraine continue de semer malheureusement la mort et la destruction. Je renouvelle ma proximité avec le peuple ukrainien et toutes les familles meurtries. J’invite chacun à ne pas céder à l’indifférence, mais à se faire proche par la prière et par des gestes concrets de charité.

Je réitère avec force mon appel pressant en faveur d’un cessez-le-feu immédiat et d’un engagement sérieux dans le dialogue. Il est temps que les responsables renoncent à la logique des armes et s’engagent sur la voie de la négociation et de la paix, avec le soutien de la communauté internationale. La voix des armes doit se taire, tandis que doit s’élever la voix de la fraternité et de la justice.

‘humilité est la liberté par rapport à soi-même. Ceux qui s’exaltent, en général, semblent n’avoir rien trouvé de plus intéressant qu’eux-mêmes. Ceux, en revanche, qui ont compris qu’ils sont précieux aux yeux de Dieu, possèdent de plus grandes choses dont ils peuvent se glorifier et une dignité qui brille d’elle-même.

Aujourd’hui, l’Église célèbre la mémoire liturgique du martyre de St Jean-Baptiste. Son exemple aide à réfléchir à la mission des évangélisateurs modernes. La clé de toute école d’évangélisation est témoigner de ce que nous contemplons et de notre rencontre avec le Dieu de la vie.

La vie et le témoignage de saint Augustin nous rappellent que chacun de nous a reçu de Dieu des dons et des talents, et que notre vocation, notre épanouissement et notre joie viennent de notre capacité à les restituer par un service aimant à Dieu et aux autres.

Je lance un appel pressant aux parties impliquées et à la communauté internationale pour qu’elles mettent fin au conflit en Terre Sainte, qui a causé tant de destructions et de morts.

Je m’associe à la déclaration commune des patriarches grecs orthodoxes et latins de Jérusalem, qui ont appelé hier « à la fin de cette spirale de la violence, à la fin de la guerre et à la priorité du bien commun de tous les peuples ».

Implorons Marie, Reine de la Paix, source de consolation et d’espérance : que son intercession obtienne la réconciliation et la paix sur cette terre si chère à tous !

Dans la vie, tout contrôler ne sert à rien. Il suffit de choisir chaque jour d’aimer librement. Telle est la véritable espérance : savoir que, même dans l’obscurité de l’épreuve, l’amour de Dieu nous soutient et permet au fruit de la vie éternelle de mûrir en nous.

Combien de fois défendons-nous notre vie, nos projets, nos certitudes, sans nous rendre compte qu’en agissant ainsi, nous restons seuls. La logique de l’Évangile est différente : seul ce qui est donné fleurit, seul l’amour qui devient gratuit peut ramener la confiance même là où tout semble perdu.

Aujourd’hui, nous nous unissons à nos frères ukrainiens qui, par l’initiative spirituelle “Prière mondiale pour l’Ukraine”, demandent au Seigneur d’accorder la paix à leur pays meurtri.

Dans l’Evangile du jour (Lc 13, 22-30), Jésus remet en question “la sécurité des croyants”. Il nous dit qu’il ne suffit pas de professer la foi avec des mots. Notre foi est authentique lorsqu’elle embrasse toute notre vie, lorsqu’elle devient un critère pour nos choix, lorsqu’elle fait de nous des femmes et des hommes qui s’engagent pour le bien et qui risquent dans l’amour, tout comme Jésus l’a fait.

Aujourd’hui, nous célébrons la mémoire de la Bienheureuse Vierge Marie Reine, également invoquée comme Reine de la paix. Vivons cette journée dans le jeûne et la prière, en implorant le Seigneur pour le don de la paix. Prions ensemble pour que les cœurs soient libérés de la haine, pour que l’on sorte de la logique de division et de représailles et que prévale une vision d’ensemble animée par le bien commun.

J’invite tous les fidèles à vivre la journée du 22 août dans le jeûne et la prière, en suppliant le Seigneur de nous accorder la paix et la justice, et d’essuyer les larmes de ceux qui souffrent à cause des conflits armés en cours. Que Marie, Reine de la Paix, intercède pour que les peuples trouvent le chemin de la paix.

Lorsque la lumière du pardon parvient à traverser les plus profondes fissures du cœur, nous comprenons qu’il n’est jamais inutile. Même si l’autre ne l’accepte pas, même s’il semble vain, le pardon libère celui qui le donne : il dissout le ressentiment, restaure la paix et nous reconnecte à nous-mêmes.

Pardonner ne signifie pas nier le mal, mais l’empêcher d’engendrer un autre mal. Il ne s’agit pas de dire que rien ne s’est passé, mais de tout faire pour que le ressentiment ne décide pas de l’avenir.

Combien de relations se brisent, combien d’histoires se compliquent, combien de non-dits restent suspendus. Pourtant, l’Évangile nous montre qu’il est toujours possible de continuer à aimer, même lorsque tout semble irrémédiablement compromis.

Prions pour que les efforts visant à mettre fin aux guerres et à promouvoir la paix aboutissent, afin que le bien commun des peuples soit toujours au premier plan dans les négociations.

Ce n’est qu’ensemble, en devenant un seul Corps dans lequel même les plus fragiles participent en toute dignité, que nous sommes le Corps du Christ, l’Église de Dieu. Cela se produit lorsque le feu que Jésus est venu apporter brûle les préjugés, les prudences et les peurs qui marginalisent encore ceux qui portent la pauvreté du Christ inscrite dans leur histoire.<

À l’extérieur, l’Église, comme toute réalité humaine, peut nous sembler anguleuse. Mais sa réalité divine se manifeste lorsque nous franchissons le seuil et que nous y trouvons un accueil. Alors, notre pauvreté, notre vulnérabilité et surtout nos échecs sont enfin accueillis dans la douce force de Dieu, un amour sans aspérités, un amour inconditionnel.

Aujourd’hui, nous voulons confier à l’intercession de la Vierge Marie, montée au ciel, notre prière pour la paix. En tant que Mère, elle souffre des maux qui affligent ses enfants, en particulier les petits et les faibles.

n proclamant le dogme de son Assomption, alors que la tragique expérience de la Seconde Guerre mondiale était encore brûlante, Pie XII écrivait : « Il faut espérer que tous ceux qui méditeront les glorieux exemples de Marie seront de plus en plus convaincus de la valeur de la vie humaine », et il souhaitait que jamais plus « on ne détruise des vies humaines en provoquant des guerres »

Comme ces paroles sont actuelles ! Aujourd’hui encore, malheureusement, nous nous sentons impuissants face à la propagation dans le monde d’une violence toujours plus sourde et insensible à tout élan d’humanité. Pourtant, nous ne devons pas cesser d’espérer : Dieu est plus grand que le péché des hommes. Nous ne devons pas nous résigner à la prévalence de la logique du conflit et des armes. Avec Marie, nous croyons que le Seigneur continue de secourir ses enfants, se souvenant de sa miséricorde. C’est seulement en elle qu’il est possible de retrouver le chemin de la paix.

Le chant de Marie, son Magnificat, fortifie dans l’espérance les humbles, les affamés, les serviteurs laborieux de Dieu. Les témoins de la tendresse et du pardon dans les lieux de conflit, les artisans de paix et les bâtisseurs de ponts dans un monde en morceaux sont la joie de l’Église, ils sont sa fécondité permanente, les prémices du Royaume qui vient.

Alors que nous cheminons, surtout lorsque les nuages s’amoncellent et que la route devient incertaine et difficile, levons les yeux, regardons vers elle, notre Mère, et nous retrouverons l’espérance qui ne déçoit pas.

Marie, que le Christ ressuscité a emmenée avec lui dans la gloire, corps et âme, resplendit comme une icône d’espérance pour ses enfants pèlerins dans l’histoire.

La foi ne nous épargne pas la possibilité du péché, mais nous offre toujours une issue: celle de la miséricorde.

La situation de la population en Haïti est de plus en plus désespérée. Les nouvelles font état de meurtres, de violences de toutes sortes, de traite d’êtres humains, d’exils forcés et d’enlèvements. Je lance un appel pressant à tous les responsables pour que les otages soient libérés immédiatement, et je demande le soutien concret de la communauté internationale pour créer les conditions sociales et institutionnelles qui permettront aux Haïtiens de vivre en paix.

Continuons à prier afin que cessent les guerres. Le 80ème anniversaire des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki a réveillé dans le monde entier le refus impératif de la guerre comme moyen de résolution des conflits. Que ceux qui prennent des décisions gardent toujours à l’esprit leur responsabilité concernant les conséquences de leurs choix sur les populations. Qu’ils n’ignorent pas les besoins des plus faibles et le désir universel de paix.

Essayons de ne perdre aucune occasion d’aimer. C’est la vigilance que Jésus nous demande : nous habituer à être attentifs, prêts, sensibles les uns aux autres comme Il l’est pour nous à chaque instant.

Dans l’Evangile du jour (cf. Lc 12, 32-48), Jésus nous exhorte à ne pas garder pour nous les dons que Dieu nous a faits, mais à les utiliser généreusement pour le bien des autres, en particulier ceux qui ont le plus besoin de notre aide.

Chaque geste de disponibilité, chaque acte gratuit, chaque pardon offert à l’avance, chaque effort accepté patiemment est une manière de préparer un lieu où Dieu peut habiter.

Aujourd’hui, l’Église célèbre la fête de la Transfiguration du Seigneur. Si nous nous ouvrons au Christ et suivons sa Parole, il illuminera et transfigura également nos vies. Ainsi, nous pouvons faire resplendir sa lumière dans le monde.

À notre époque marquée par des tensions et des conflits mondiaux croissants, Hiroshima et Nagasaki sont des «symboles de mémoire» qui nous exhortent à rejeter l’illusion d’une sécurité fondée sur la destruction mutuelle assurée. Nous devons plutôt forger une éthique mondiale enracinée dans la justice, la fraternité et le bien commun. Je prie donc pour que cet anniversaire solennel serve d’invitation à la communauté internationale à renouveler son engagement à rechercher une paix durable pour toute la famille humaine, une paix désarmée et une paix désarmante.

En communion avec le Christ, notre paix et notre espérance pour le monde, nous sommes plus proches que jamais des jeunes qui souffrent les maux les plus graves, causés par d’autres êtres humains. Nous sommes avec les jeunes de Gaza, nous sommes avec les jeunes d’Ukraine, avec ceux de toutes les terres ensanglantées par la guerre. Mes jeunes frères et sœurs, vous êtes le signe qu’un monde différent est possible : un monde de fraternité et d’amitié, où les conflits ne se résolvent pas avec des armes, mais avec le dialogue.

Très chers jeunes, notre espérance, c’est Jésus. Aspirez à de grandes choses, à la sainteté, où que vous soyez. Ne vous contentez pas de moins. Vous verrez alors grandir chaque jour, en vous et autour de vous, la lumière de l’Évangile.

Quel est le véritable goût de la vie ? Qu’est-ce qui nous libère des marécages de l’absurdité, de l’ennui, de la médiocrité ? La plénitude de notre existence ne dépend pas de ce que nous accumulons ni de ce que nous possédons. Elle est plutôt liée à ce que nous savons accueillir et partager avec joie.

Chers jeunes, je vous confie une prière : « Merci, Jésus, de nous avoir rejoints : mon désir est de rester parmi tes amis, car, en t’embrassant, je peux devenir un compagnon de route pour tous ceux qui me rencontreront. Fais, ô Seigneur, que ceux qui me rencontrent puissent te rencontrer, malgré mes limites, malgré mes fragilités ».

Pour être libres, il faut partir d’un fondement stable, du roc qui soutient nos pas. Ce roc est un amour qui nous précède, nous surprend et nous dépasse infiniment : l’amour de Dieu.

Saint Augustin a traversé une jeunesse tumultueuse : mais il ne s’est pas contenté de cela, il n’a pas fait taire le cri de son cœur. Il a cherché la vérité qui ne trompe pas, la beauté qui ne se fane pas. Comment l’a-t-il trouvée ? Comment a-t-il trouvé une amitié sincère, un amour capable de donner de l’espérance ? En rencontrant celui qui le cherchait déjà : Jésus-Christ. Comment a-t-il construit son avenir ? En suivant Celui qui était son ami depuis toujours.

Aujourd’hui, cinquante ans après la signature de l’Acte final d’Helsinki, il est plus que jamais essentiel de préserver «l’esprit d’Helsinki», de persévérer dans le dialogue, de renforcer la coopération et de faire de la diplomatie le moyen privilégié de prévenir et de résoudre les conflits.  

{slider Juillet 2025 – Le Seigneur veut faire quelque chose de grand dans notre vie et dans l’histoire de l’humanité.}

Nous avons tous besoin de demander au Seigneur de guérir notre façon de communiquer, non seulement pour être plus efficaces, mais aussi pour éviter de blesser les autres avec nos paroles.

Effatà. Ce mot, simple et magnifique, contient l’invitation que Jésus adresse à cet homme qui a cessé d’écouter et de parler. C’est comme si Jésus lui disait : « Ouvre-toi à ce monde qui t’effraie ! Ouvre-toi aux relations qui t’ont déçu ! Ouvre-toi à la vie que tu as renoncé à affronter ! ». Se fermer n’est en effet jamais une solution.

Je renouvelle ma profonde tristesse pour l’attaque terroriste brutale qui a eu lieu dans la nuit du 26 au 27 juillet à Komanda, dans l’est de la République démocratique du Congo, où plus de quarante chrétiens ont été tués dans l’église pendant une veillée de prière et dans leurs maisons. Tout en recommandant les victimes à la miséricorde de Dieu, je prie pour les blessés et pour les chrétiens du monde entier qui continuent à souffrir de la violence et de la persécution, et j’exhorte les responsables locaux et internationaux à travailler ensemble pour prévenir de telles tragédies.

Prions ensemble pour que les sociétés où la cohabitation est difficile ne succombent pas à la tentation de l’affrontement pour des motifs ethniques, politiques, religieux ou idéologiques.

Jésus nous demande aujourd’hui de construire des réseaux de relations, des réseaux d’amour, de partage gratuit, où l’amitié est profonde. Des réseaux où nous pouvons réparer ce qui est cassé, où nous pouvons guérir de la solitude, sans compter le nombre d’abonnés, mais en expérimentant dans chaque rencontre la grandeur infinie de l’Amour.

Nous sommes appelés à partager notre expérience de foi avec les autres, à témoigner de l’amour du Christ et à devenir des disciples missionnaires. Ne nous limitons pas à une connaissance théorique, mais vivons notre foi de manière concrète, en expérimentant l’amour de Dieu dans notre vie quotidienne.

Chers jeunes, je voudrais que vous conserviez toujours dans vos cœurs tout ce que vous vivrez durant le Jubilé des jeunes. Mais, s’il vous plait, que cela ne demeure pas un simple souvenir sur de belles photos. Je voudrais que tout le monde puisse voir en vous le visage du Christ. C’est pourquoi, aimez et servez gratuitement dans votre quotidien, parce que vous avez fait l’expérience de la joie d’avoir été aimés avant, et parce que vous avez reçu tout gratuitement de Dieu le Père.

Mon cœur est proche de tous ceux qui souffrent à cause des conflits et de la violence dans le monde. Je prie en particulier pour les personnes touchées par les affrontements à la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge, spécialement les enfants et les familles déplacées. Puisse le Prince de la paix inspirer à tout le monde de chercher le dialogue et la réconciliation.

Toute personne humaine a une dignité intrinsèque qui lui a été conférée par Dieu lui-même: j’exhorte les parties prenantes dans tous les conflits à la reconnaître et à arrêter toute action qui lui est contraire et à rejeter ce qui peut lui porter préjudice.

Je confie à Marie, Reine de la paix, les victimes innocents des conflits et les gouvernants qui ont le pouvoir d’y mettre fin.

Aujourd’hui on célèbre la Ve Journée mondiale des grands-parents et des personnes âgées qui a pour thème «Heureux celui qui n’a pas perdu l’espoir». Regardons les grands-parents, les personnes âgées, comme des témoins de l’espérance, capables d’éclairer le chemin des nouvelles générations. Ne les laissons pas seuls, mais formons avec eux une alliance d’amour et de prière.

On ne peut pas prier Dieu comme “Père” et ensuite être dur et insensible envers les autres. Il est plutôt important de se laisser transformer par sa bonté, sa patience, sa miséricorde, afin de refléter son visage dans le nôtre comme dans un miroir.

Le Seigneur nous invite à nous adresser à Dieu par « Abba », « Papa », comme des enfants, avec simplicité, audace et la certitude d’être aimés. Plus nous prions avec confiance le Père des Cieux, plus nous découvrons que nous sommes des enfants aimés et plus nous connaissons la grandeur de son amour.

Les communautés qui accueillent les migrants et les réfugiés peuvent être le témoignage vivant d’une société où chacun est reconnu comme enfant de Dieu, où tous sont frères et sœurs, membres d’une même famille.

Ces derniers jours, des nouvelles dramatiques continuent d’affluer du Moyen-Orient, en particulier de Gaza. J’exprime ma douleur profonde suite à l’attaque de l’armée israélienne contre la paroisse catholique de la Sainte Famille dans la ville de Gaza ; qui, comme vous le savez, a causé jeudi dernier la mort de trois chrétiens et blessé gravement plusieurs autres personnes. Je prie pour les victimes, Saad Issa Kostandi Salameh, Foumia Issa Latif Ayyad, Najwa Ibrahim Latif Abu Daoud, et je suis particulièrement proche de leurs familles et de tous les paroissiens.

Cet acte s’ajoute malheureusement aux attaques militaires incessantes contre la population civile et les lieux de culte à Gaza. Je demande à nouveau que cesse immédiatement la barbarie de la guerre et que l’on parvienne à une résolution pacifique du conflit. J’appelle la communauté internationale à respecter le droit humanitaire et à respecter l’obligation de protéger les civils, ainsi que l’interdiction des punitions collectives, de l’usage indiscriminé de la force et du déplacement forcé de la population.

À nos bien-aimés chrétiens du Moyen-Orient, je dis : je comprends votre sentiment d’impuissance face à cette situation dramatique. Vous êtes dans le cœur du Pape et de toute l’Église. Merci pour votre témoignage de foi. Que la Vierge Marie, femme du Levant, aurore du Soleil nouveau qui s’est levé dans l’histoire, vous protège toujours et accompagne le monde vers l’aube de la paix.

Toute véritable rencontre est gratuite et ne s’achète pas : qu’il s’agisse de la rencontre avec Dieu, avec les autres ou avec la nature. Il suffit de se faire hôte : faire de la place et même la demander ; accueillir et se laisser accueillir. Nous avons tant à recevoir et pas seulement à donner.

Je suis profondément attristé par les victimes et les blessés causés par l’attaque militaire contre la paroisse de la Sainte-Famille à Gaza. J’assure toute la communauté paroissiale de ma proximité spirituelle. Je confie à la miséricorde de Dieu les âmes des défunts et je prie pour leurs familles et pour les blessés. Je renouvelle mon appel à un cessez-le-feu immédiat : seuls le dialogue et la réconciliation peuvent garantir une paix durable !

Pour vivre éternellement, il n’est pas nécessaire d’esquiver la mort, mais de servir la vie, c’est-à-dire de prendre soin de l’existence des autres dans le temps que nous partageons.

Voir sans passer outre, arrêter nos courses effrénées, laisser que la vie de l’autre, quel qu’il soit, avec ses besoins et ses souffrances, me brise le cœur. C’est cela qui nous rend proches les uns des autres, qui engendre une véritable fraternité, qui fait tomber les murs et les barrières.

Le premier regard dont la parabole du Bon Samaritain veut nous parler est celui que Dieu a posé sur nous, afin que nous apprenions nous aussi à avoir ses mêmes yeux, remplis d’amour et de compassion les uns pour les autres.

Le regard fait la différence, car il exprime ce que nous avons dans le cœur : on peut voir et passer outre ou voir et ressentir de la compassion.

La fidélité de Dieu à ses promesses nous enseigne qu’il y a une béatitude dans la vieillesse, une joie authentiquement évangélique, qui nous demande de briser les murs de l’indifférence, dans lesquels les personnes âgées sont souvent enfermées.

Notre mission de prendre soin de la création, de lui apporter la paix et la réconciliation, est la mission que le Seigneur lui-même nous a confiée. Nous écoutons le cri de la terre et des pauvres, parce que ce cri a atteint le cœur de Dieu. Notre indignation est son indignation, notre travail est son travail.

Le Seigneur veut faire quelque chose de grand dans notre vie et dans l’histoire de l’humanité, pourtant, peu de personnes s’en rendent compte, s’arrêtent pour accueillir ce don, l’annoncent et le portent aux autres.

Le Royaume de Dieu germe comme une graine dans la terre, et les femmes et les hommes d’aujourd’hui, même lorsqu’ils semblent submergés par tant d’autres choses, attendent une vérité plus grande, sont à la recherche d’un sens plus profond à leur vie, désirent la justice, portent en eux une aspiration à la vie éternelle.

Prions ensemble pour que nous apprenions à être toujours plus en mesure de discerner, pour choisir des chemins de vie et rejeter tout ce qui nous éloigne du Christ et de l’Évangile.

Le thème de la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création est «Semences de paix et d’espérance». La justice environnementale est une nécessité urgente, qui va au-delà de la protection de l’environnement: c’est une question de justice sociale, économique et anthropologique.

Aujourd’hui, nous assistons avec désolation à l’utilisation injuste de la faim comme arme de guerre. Brûler des terres, voler du bétail, bloquer l’aide sont des tactiques de plus en plus utilisées par les groupes armés irréguliers. Pendant que les civils dépérissent de misère, les élites politiques s’engraissent en toute impunité. Il est temps de sanctionner ces abus et de poursuivre leurs auteurs.

{slider Juin 2025 – En famille, la foi se transmet avec la vie, de génération en génération.}

En cette fête, nous célébrons également la Journée du Denier de Saint-Pierre, signe de communion avec le Pape et de participation à son ministère apostolique. Je remercie de tout cœur tous ceux qui, par leur don, soutiennent mes premiers pas de Successeur de Pierre.

L’unité dans l’Église et entre les Églises se nourrit du pardon et de la confiance réciproque. À commencer par nos familles et nos communautés. En effet, si Jésus a confiance en nous, nous pouvons aussi nous faire confiance les uns aux autres, en son nom.

Le Nouveau Testament ne cache pas les erreurs, les contradictions, les péchés de ceux que nous vénérons comme les plus grands Apôtres. Leur grandeur, en effet, a été façonnée par le pardon. Le Ressuscité est allé les chercher, plus d’une fois, pour les remettre sur son chemin. Jésus n’appelle jamais une seule fois.

C’est pourquoi nous pouvons toujours espérer. Sur les tombes des Apôtres, destination millénaire des pèlerins, nous découvrons nous aussi que nous pouvons vivre de conversion en conversion.

L’histoire de Pierre et Paul nous enseigne que la communion à laquelle le Seigneur nous appelle est une harmonie de voix et de visages qui n’annule pas la liberté de chacun. Nos Patrons ont suivi des chemins différents, ont eu des idées différentes, ils se sont parfois confrontés et affrontés avec une franchise évangélique. Pourtant, cela ne les a pas empêchés de vivre une communion vivante dans l’Esprit, une harmonie féconde dans la diversité.

J’exprime ma proximité à l’Ukraine martyrisée, aux enfants, aux jeunes, aux personnes âgées et, particulièrement, aux familles qui pleurent leurs proches. Je partage votre douleur pour les prisonniers et les victimes de cette guerre insensée.

La foi de votre peuple est maintenant mise à dure épreuve. Croire ne veut pas dire avoir déjà toutes les réponses, mais avoir confiance dans la présence de Dieu et dans le don de sa grâce, dans le fait qu’Il aura le dernier mot et que la vie vaincra sur la mort.

Réconciliés, unis et transformés par l’amour qui jaillit abondamment du Coeur du Christ, marchons ensemble sur ses traces, humbles et déterminés, fermes dans la foi et ouverts à tous dans la charité, portons dans le monde la paix du Ressuscité, avec cette liberté qui vient du fait de nous savoir aimés, choisis et envoyés par le Père.

Chers frères dans le sacerdoce ! En cette Journée de la sanctification des prêtres a que nous célébrons en la solennité du Sacré Coeur de Jésus, je m’adresse à chacun de vous avec un cœur reconnaissant et plein de confiance. Notre ministère sera d’autant plus fécond qu’il sera enraciné dans la prière, le pardon, la proximité avec les pauvres, les familles, les jeunes en quête de vérité. Ne l’oubliez pas : un prêtre saint fait fleurir la sainteté autour de lui.

Chers prêtres, à l’exemple du Maître, grandissons dans la foi et devenons des témoins crédibles de la vocation que nous avons reçue. Quand quelqu’un croit, cela se voit : le bonheur du ministre reflète sa rencontre avec le Christ, le soutenant dans la mission et le service.

Face à la haine et à la violence, que pouvons-nous faire en tant que chrétiens ? D’abord, prier : il nous appartient de faire de chaque nouvelle tragique et image qui nous touche un cri d’intercession vers Dieu. Et ensuite, aider. Mais il y a plus, il y a le témoignage, l’appel à rester fidèle à Jésus qui a vaincu le mal en aimant depuis la croix.

Comment peut-on croire, après des siècles d’histoire, que les actions belliqueuses apportent la paix et ne se retournent pas contre ceux qui les ont menées ? Comment peut-on penser poser les bases de l’avenir sans cohésion, sans une vision d’ensemble animée par le bien commun ?

Il est décourageant de voir aujourd’hui que la force du droit international et du droit humanitaire ne semble plus être contraignante, remplacée par le prétendu droit de contraindre les autres par la force. C’est indigne de l’homme, c’est une honte pour l’humanité et pour les dirigeants des nations.

Je voudrais remercier et embrasser par la pensée tous les chrétiens d’Orient qui répondent au mal par le bien : merci, frères et sœurs, pour le témoignage que vous donnez surtout lorsque vous restez sur vos terres comme disciples et témoins du Christ.

Nous confions à la miséricorde de Dieu les victimes du lâche attentat terroriste perpétré contre la communauté grecque orthodoxe dans l’église de Mar Elias, et nous élevons nos prières pour les blessés et leurs familles. Aux chrétiens du Moyen-Orient, je dis : “Je suis proche de vous. Toute l’Église est proche de vous !” Ne détournons pas le regard de la Syrie, mais continuons à lui apporter du soutien par des gestes de solidarité et un engagement renouvelé pour la paix et la réconciliation.

Je continue à suivre de près et avec espérance l’évolution de la situation en Iran, en Israël et en Palestine. Les paroles du prophète Isaïe résonnent plus que jamais comme une urgence: « Jamais nation contre nation ne lèvera l’épée ; ils n’apprendront plus la guerre ». Que cette voix du Très-Haut soit entendue ! Que toute logique d’arrogance et de vengeance soit rejetée et que soit résolument choisie la voie du dialogue, de la diplomatie et de la paix.

Parfois, annoncer que l’espérance ne déçoit pas signifie aller à contre-courant, voire à l’encontre de l’évidence de situations douloureuses qui semblent sans issue. Mais c’est précisément dans ces moments-là que peut mieux se manifester le fait que notre foi et notre espérance ne viennent pas de nous, mais de Dieu.

Chaque fois que nous faisons un acte de foi adressé à Jésus, un contact s’établit avec Lui et immédiatement jaillit de Lui sa grâce. Parfois, nous ne nous en rendons pas compte, mais d’une manière secrète et réelle, la grâce nous atteint et, de l’intérieur, transforme lentement la vie.

Je vous invite à invoquer fréquemment l’Esprit Saint, afin qu’il façonne en vous un cœur docile, capable de saisir la présence de Dieu, y compris en écoutant les voix de la nature et de l’art, de la poésie, de la littérature et de la musique, ainsi que des sciences humaines.

Dans un monde où règnent souvent l’ingratitude et la soif de pouvoir, où semble parfois prévaloir la logique du rejet, nous sommes appelés à témoigner de la gratitude et de la gratuité du Christ, de l’exultation et de la joie, de la tendresse et de la miséricorde de son Cœur.

Le Christ est la réponse de Dieu à la faim de l’homme, car son corps est le pain de la vie éternelle. Lorsque nous nous nourrissons de Jésus, pain vivant et vrai, nous vivons pour Lui. En s’offrant tout entier, le Crucifié Ressuscité se donne à nous qui découvrons ainsi que nous sommes faits pour nous nourrir de Dieu.

La guerre ne résout pas les problèmes, elle les amplifie et laisse des blessures profondes dans l’histoire des peuples qui mettent des générations à guérir. Aucune victoire armée ne pourra compenser la douleur des mères, la peur des enfants, l’avenir volé. Que la diplomatie fasse taire les armes ! Que les nations façonnent leur avenir par des œuvres de paix, non par la violence et les conflits sanglants !<

Aujourd’hui plus que jamais, l’humanité crie et implore la paix. C’est un cri qui appelle à la responsabilité et à la raison, et qui ne doit pas être étouffé par le fracas des armes et les discours rhétoriques qui incitent au conflit. Chaque membre de la communauté internationale a une responsabilité morale : mettre fin à la tragédie de la guerre avant qu’elle ne devienne un gouffre irréparable. Il n’y a pas de conflits “lointains” lorsque la dignité humaine est en jeu.

Des nouvelles alarmantes continuent d’affluer du Moyen-Orient, notamment de l’Iran. Dans ce contexte dramatique qui inclut Israël et la Palestine, la souffrance quotidienne de la population risque de tomber dans l’oubli, en particulier à Gaza et dans les autres territoires, où l’urgence d’une aide humanitaire adéquate se fait de plus en plus pressante.

Dans l’Eucharistie le Seigneur accueille, sanctifie et bénit le pain et le vin que nous déposons sur l’autel, avec l’offrande de notre vie, et les transforme en Corps et en Sang du Christ, Sacrifice d’amour pour le salut du monde. Dieu s’unit à nous en accueillant avec joie ce que nous apportons et nous invite à nous unir à Lui en recevant et en partageant avec autant de joie son don d’amour.

Aujourd’hui, dans de nombreux pays, on célèbre la Solennité du Corps et du Sang du Christ, le Corpus Domini, et l’Évangile raconte le miracle des pains et des poissons (cf. Lc 9, 11-17). Au-delà du prodige, le miracle est un “signe” qui nous rappelle que les dons de Dieu, même les plus petits, augmentent d’autant plus qu’ils sont partagés.

Que la solennité du «CorpusDomini » renouvelle notre foi dans le Seigneur, réellement présent parmi nous sous les espèces du pain et du vin. Qu’il nous donne la force de surmonter tout découragement afin de toujours faire sa volonté.

Les puissantes armes utilisées dans les guerres d’aujourd’hui menacent de nous conduire à une barbarie supérieure à celle d’autrefois. Au nom de la dignité humaine et du droit international, je répète aux responsables ce que disait le Pape François: la guerre est toujours une défaite! Et avec Pie XII: “Rien n’est perdu avec la paix, tout peut l’être avec la guerre”.

Le coeur de l’Église est déchiré par les cris qui se lèvent des théâtres de guerre, en particulier en Ukraine, en Iran, en Israël, à Gaza. Nous ne devons pas nous habituer à la guerre! Bien au contraire, il faut repousser comme une tentation la fascination des armes.

En ce Jubilé de l’Espérance, souvenons-nous dans nos prières de tous ceux qui souffrent et se sentent tentés par le découragement. Quels que soient les problèmes ou les difficultés que nous rencontrons dans la vie, tournons-nous vers Jésus, reconnaissons notre désir de guérison et accueillons sa promesse de liberté et de vie nouvelle.

La paix n’est pas une utopie: c’est une voie humble, faite de gestes quotidiens, qui tisse patience et courage, écoute et action. Et qui demande, aujourd’hui plus que jamais, notre présence attentive et généreuse.

Le martyr congolais Floribert Bwana Chui montre comment les jeunes peuvent être un ferment de paix «désarmée et désarmante» et met en lumière la valeur précieuse du témoignage des laïcs. Par l’intercession de la Vierge Marie et du bienheureux Floribert, que la paix soit au plus vite instaurée en République démocratique du Congo et dans toute l’Afrique !

Frères et sœurs, je vous encourage à vous opposer à toute forme de violence et d’oppression. Le monde en a tellement besoin aujourd’hui ! Les conflits armés sont en effet nombreux. Continuons à prier pour la paix dans le monde entier.

Dans une société compétitive où il semble que seuls les forts et les gagnants méritent de vivre, le sport enseigne aussi à perdre, en confrontant l’homme, dans l’art de la défaite, à la fragilité, la limite, l’imperfection. C’est à partir de l’expérience de cette fragilité que l’on s’ouvre à l’espérance. L’athlète qui ne se trompe jamais, qui ne perd jamais, n’existe pas.

Dans une société de plus en plus numérique, où les technologies, tout en rapprochant les personnes éloignées, éloignent souvent celles qui sont proches, le sport valorise le caractère concret du vivre ensemble, le sens du corps, de l’espace, de l’effort, du temps réel. Il aide à maintenir un contact sain avec la nature et avec la vie concrète, lieu seul où s’exerce l’amour.

Dans une société marquée par la solitude, où l’individualisme exacerbé a déplacé le centre de gravité du “nous” vers le “je”, finissant par ignorer l’autre, le sport – surtout lorsqu’il s’agit d’un sport d’équipe – enseigne la valeur de la collaboration, du cheminement commun, de ce partage qui est au cœur même de la vie de Dieu.

Dieu n’est pas statique, il n’est pas fermé sur lui-même. Il est communion, relation vivante entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit, qui s’ouvre à l’humanité et au monde. C’est de ce dynamisme divin que jaillit la vie.

La situation en Iran et en Israël s’est gravement détériorée. Dans un moment aussi délicat, je souhaite renouveler un appel à la responsabilité et à la raison. L’engagement à construire un monde plus sûr, libéré de la menace nucléaire, doit se concrétiser par une rencontre respectueuse et un dialogue sincère afin de construire une paix durable, basée sur la justice, la fraternité et le bien commun. Nul ne devrait jamais menacer l’existence de l’autre. Il est du devoir de tous les pays de soutenir la cause de la paix, d’amorcer des processus de réconciliation et de promouvoir des solutions qui garantissent la sécurité et la dignité pour tous !

oyons des pèlerins de l’espérance ! Parmi les personnes, les peuples et les créatures, nous avons besoin de quelqu’un qui décide d’avancer vers la communion. D’autres suivront. Construisons des ponts là où il y a aujourd’hui des murs. Ouvrons des portes, relions des mondes et il y aura de l’espérance.

Les pauvres ne sont pas une distraction pour l’Église, ils sont nos frères et sœurs les plus aimés, car chacun d’eux, par son existence et aussi par les paroles et la sagesse dont il est porteur, nous invite à toucher du doigt la vérité de l’Évangile.

C’est aujourd’hui la Journée mondiale contre le travail des enfants. Unissons-nous pour éliminer toutes les formes d’exploitation des enfants visant au profit et au gain d’autrui.

Jésus a demandé au Père que les siens soient un (Jn 17,20-23). Le Seigneur sait que ce n’est qu’unis à Lui et unis entre nous que nous pouvons porter du fruit et rendre un témoignage crédible au monde.

Chers prêtres, je vous remercie pour votre vie donnée au service du Royaume, pour votre labeur quotidien, pour tout ce que vous vivez en silence et qui, parfois, s’accompagne de souffrance ou d’incompréhension. Vous êtes tous précieux aux yeux de Dieu et dans l’accomplissement de son projet.

Je voudrais assurer de mes prières les victimes de la tragédie de l’école de Graz. Je suis proche des familles, des enseignants et des élèves. Que le Seigneur accueille ces enfants dans sa paix.

Portons avec confiance devant Jésus nos maladies, ainsi que celles de nos proches, portons la douleur de ceux qui se sentent perdus et sans issue. Crions pour eux aussi, et soyons confiants que le Seigneur nous écoutera et se penchera sur nous.

Porter le Christ aux autres, c’est donner de l’amour, c’est témoigner de cette charité prête à tout. Seul l’amour est digne de foi.

Le ministère de Pierre est de créer des relations, des ponts ; et un représentant du Pape est avant tout au service de cette invitation, de ce regard. Soyez toujours le regard de Pierre ! Soyez des hommes capables de construire des relations là où c’est le plus difficile.

Nous avons la grâce de célébrer le jubilé du Saint-Siège en la mémoire de Marie, Mère de l’Eglise. Cette heureuse coïncidence est source de lumière et d’inspiration intérieure dans l’Esprit Saint qui, hier, à la Pentecôte, s’est répandu en abondance sur le peuple de Dieu.

Implorons du Saint-Esprit le don de la paix. Tout d’abord la paix dans les cœurs : seul un cœur pacifique peut répandre la paix, dans la famille, dans la société, dans les relations internationales. Que l’Esprit du Christ ressuscité ouvre des voies de réconciliation partout où il y a la guerre ; qu’il éclaire les gouvernants et leur donne le courage d’accomplir des gestes de détente et de dialogue.

Que le vent puissant de l’Esprit vienne sur nous et en nous, ouvre les frontières de notre cœur, nous donne la grâce de la rencontre avec Dieu, élargisse les horizons de l’amour et soutienne nos efforts pour construire un monde où règne la paix.

Invoquons l’Esprit d’amour et de paix, afin qu’il ouvre les frontières, abatte les murs, dissolve la haine et nous aide à vivre comme des enfants du seul Père qui est aux cieux.

En cette vigile de Pentecôte, nous sommes touchés par la proximité de Dieu, par son Esprit qui unit notre histoire à celle de Jésus. Nous sommes impliqués dans les choses nouvelles que Dieu fait, pour que sa volonté de vie se réalise et l’emporte sur les volontés de mort.

À la veille de la Pentecôte, rappelons-nous que l’unité à laquelle les chrétiens aspirent ne sera pas d’abord le fruit de nos efforts. Je vous invite maintenant à implorer avec moi le don de l’unité par l’Esprit.

La vie chrétienne ne se vit pas dans l’isolement, confinée dans notre esprit et notre cœur. On vit avec les autres pour que le Christ ressuscité se rende présent parmi les disciples réunis en son nom. Nous faisons partie d’un peuple, d’un corps que le Seigneur a constitué. Nul n’est chrétien tout seul !

Même lorsqu’il nous semble de ne pouvoir faire que peu de chose dans la vie, cela en vaut toujours la peine. Il y a toujours la possibilité de trouver un sens, parce que Dieu aime notre vie.

Dieu veut donner à tous son Royaume, c’est-à-dire une vie pleine, éternelle et heureuse. Et c’est ainsi que Jésus fait avec nous : il ne fait pas de classement, à qui lui ouvre son cœur il Se donne tout entier.

Prions ensemble afin que chacun d’entre nous puisse trouver du réconfort dans sa relation personnelle avec Jésus et apprendre de son cœur la compassion pour le monde.

La foi est avant tout une réponse à un regard d’amour, et la plus grande erreur que nous puissions commettre en tant que chrétiens est, selon les mots de saint Augustin, de « prétendre que la grâce du Christ consiste en son exemple et non dans le don de sa personne ».

Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée mondiale de la communication, j’aimerais réitérer l’invitation du Pape François à raconter des histoires d’espérance et à désarmer la communication de tout préjugé, rancœur ou fanatisme. Partageons un regard différent sur le monde avec une communication désarmée et désarmante.

En famille, la foi se transmet avec la vie, de génération en génération : elle est partagée comme la nourriture de la table et les sentiments du cœur. Cela en fait un lieu privilégié pour rencontrer Jésus, qui nous aime et veut notre bien, toujours.

Le monde d’aujourd’hui a besoin de l’alliance conjugale pour connaître et accepter l’amour de Dieu et pour vaincre, par sa force qui unifie et qui réconcilie, les forces qui désintègrent les relations et les sociétés.

En ce Jubilé des familles, des enfants, des grands-parents et des personnes âgées, je salue toutes les familles, petites églises domestiques, dans lesquelles l’Évangile est accueilli et transmis. Que la foi, l’espérance et la charité grandissent toujours dans nos familles.

{slider Mai 2025 – Que la paix soit avec vous tous !}

Ensemble, nous reconstruirons la crédibilité d’une Église blessée, envoyée à une humanité blessée, au sein d’une création blessée. Nous ne sommes pas encore parfaits, mais il nous faut être crédible. Des vies connues, des vies lisibles, des vies crédibles !

Dieu, personne ne l’a jamais vu. Il s’est tourné vers nous, il est sorti de lui-même. Le Fils est devenu l’exégèse, l’histoire vivante. Et il nous a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. Ne cherchez pas, ne cherchons pas le pouvoir !

La joie de Dieu n’est pas bruyante, elle change véritablement l’histoire et nous rapproche les uns des autres. Le mystère de la Visitation, que l’Église contemple le dernier jour du mois de mai, en est une icône.

Si tu veux la paix, prépare des institutions de paix. Il ne s’agit pas seulement d’institutions politiques, nationales ou internationales mais ce sont toutes les institutions – éducatives, économiques, sociales – qui sont impliquées.

La solennité de l’Ascension du Seigneur oriente notre regard vers le haut. En même temps, elle nous rappelle la mission que Jésus Christ nous a confiée ici sur la terre. Que l’Esprit Saint nous aide à l’accomplir fidèlement !

Les pleurs des parents de Gaza qui serrent les corps sans vie de leurs enfants et qui cherchent toujours un peu de nourriture et à se protéger des bombardements, s’élèvent toujours plus forts vers le ciel. Cessez le feu, libérez les otages, respecter le droit humanitaire !

L’Ukraine a été frappée par de nouvelles attaques. Je prie pour les victimes, enfants et familles. Je renouvelle l’appel à cesser la guerre et à soutenir toute initiative de dialogue et de paix. Prions ensemble pour la paix en Ukraine et partout où on souffre de la guerre.

Je vous encourage à contempler avec espérance toutes les fois que Jésus s’est arrêté à nos côtés quand nous étions à terre dans la rue et à lui demander de nous donner un cœur miséricordieux pour avoir pour les autres la même compassion qu’Il a eue pour nous.

Avant d’être une question religieuse, la compassion est une question d’humanité ! Avant d’être des croyants, nous sommes appelés à être humains.

Le continent africain donne un grand témoignage au monde entier. Merci pour votre façon de vivre la foi en Jésus-Christ ! Il est vraiment important que chaque baptisé se sente appelé par Dieu à être un signe d’espérance dans le monde d’aujourd’hui !

Nous sommes d’autant plus capables d’annoncer l’Évangile que nous nous laissons conquérir et transformer, en permettant à la puissance de l’Esprit de nous purifier au plus profond de nous-mêmes, de rendre nos paroles simples, nos désirs honnêtes et limpides, nos actions généreuses.

Nous ne sommes pas seuls dans les choix de vie. L’Esprit nous soutient et nous montre le chemin à suivre, en nous “enseignant” et en nous “rappelant” tout ce que Jésus a dit (cf. Jn 14, 26).

En regardant notre vocation, chacun de nous puisse dire avec confiance : même si je suis fragile, le Seigneur n’a pas honte de mon humanité, au contraire, il vient établir sa demeure en moi. Il m’accompagne de son Esprit, il m’illumine et fait de moi un instrument de son amour pour les autres.

Dans tout ce à quoi le Seigneur nous appelle, nous nous sentons parfois inaptes. Cependant, l’Evangile du jour (cf. Jn 14, 23-29) nous dit justement que nous ne devons pas regarder nos forces, mais la miséricorde du Seigneur qui nous a choisis, certains que l’Esprit Saint nous guide et nous enseigne tout.

Depuis quelques jours, j’ai commencé mon ministère parmi vous et je tiens tout d’abord à vous remercier pour l’affection que vous me témoignez, alors que je vous demande de me soutenir par votre prière et votre proximité.

Chacun peut être un bâtisseur d’unité, en surmontant les inévitables malentendus avec patience et humilité, mais aussi avec une bonne dose d’humour, comme nous l’a enseigné le Pape François.

Cherchons comment être une Église missionnaire, comment servir la communion, l’unité, dans la charité et la vérité. Chacun y contribue en accomplissant son travail quotidien avec engagement et foi, car foi et prière sont comme le sel pour la nourriture, elles donnent du goût.

Dix ans de Laudatosi’. L’encyclique de François nous appelle à renouveler le dialogue sur la manière de construire le futur de la planète, en s’unissant dans la recherche d’un développement durable et intégral, prenant soin de protéger la maison commune que Dieu nous a confiée.

L’unité dans la vie chrétienne me tient à cœur et se reflète dans les mots de saint Augustin que j’ai choisis pour devise: In Illo uno unum. Le Christ est notre Sauveur et en lui nous sommes un, une famille de Dieu, dans la diversité des langues, des cultures et des expériences.

La situation dans la bande de Gaza est de plus en plus préoccupante et douloureuse. Je renouvelle mon appel du fond du cœur à permettre l’entrée d’une aide humanitaire décente et à mettre fin aux hostilités dont les enfants, les personnes âgées et les malades paient le prix

Aujourd’hui, nous nous souvenons tout particulièrement et avec beaucoup de gratitude de notre bien-aimé Pape François, qui, il y a tout juste un mois, est retourné dans la maison du Père. Il nous accompagne et prie pour l’Église depuis le Ciel.

Demandons au Seigneur la grâce de toujours accueillir la semence de sa Parole. Et si nous nous rendons compte que nous ne sommes pas une terre féconde, ne nous décourageons pas, mais demandons-lui de faire de nous une terre meilleure.

Chaque parole de l’Évangile est comme une graine semée dans le sol de notre vie. Cette terre, c’est notre cœur, mais c’est aussi le monde, la communauté, l’Église. La parole de Dieu, en effet, féconde et provoque toutes les réalités.

Le salut ne vient pas par enchantement, mais par un mystère de grâce et de foi, d’amour prévenant de Dieu et d’adhésion confiante et libre de la part de l’homme (cf. 2 Tm 1, 12).

Si nous chrétiens et membres d’autres religions sommes libres de tout conditionnement idéologique et politique nous pourrons efficacement dire «non» à la guerre et «oui» à la paix, «non» à une économie appauvrissant les peuples et la terre et «oui» au développement intégral.

Le témoignage de la fraternité entre chrétiens et fidèles d’autres traditions religieuses, montrée par des gestes efficaces, contribuera à édifier un monde plus pacifique comme le désirent au fond d’eux-mêmes tous les hommes et femmes de bonne volonté.

Frères et sœurs, c’est l’heure de l’amour! La charité de Dieu qui nous rend frères est au cœur de l’Évangile. Si ce critère prévalait dans le monde, toute dissension ne cesserait-elle pas immédiatement et la paix ne reviendrait-elle pas peut-être? (Léon XIII, Rerum novarum, 21)

À Pierre, il est demandé de servir la foi de ses frères, en marchant avec eux. Je voudrais que ce soit notre premier grand désir: une Église unie, signe d’unité et de communion, qui devienne ferment pour un monde réconcilié.

Amour et Unité sont les deux dimensions de la mission confiée à Pierre par Jésus. Pierre peut s’acquitter de cette tâche seulement parce qu’il a expérimenté dans sa propre vie l’amour infini et inconditionnel de Dieu, y compris à l’heure de l’échec et du reniement.

J’ai été choisi sans aucun mérite et, avec crainte et tremblements, je viens à vous comme un frère qui veut se faire le serviteur de votre foi et de votre joie, en marchant avec vous sur le chemin de l’amour de Dieu, qui veut que nous soyons tous unis en une seule famille.

Les témoins de l’engagement social, les mouvements populaires et les différentes organisations catholiques des travailleurs sont des expressions des périphéries existentielles où résiste et germe toujours l’espérance. Je vous recommande de donner la parole aux pauvres.

La doctrine sociale nous éduque à reconnaitre que la manière d’affronter les problèmes, avec des critères d’évaluation et des principes éthiques et étant ouvert à la grâce de Dieu, est plus importante que ces problèmes ou que les réponses qu’on leur apporte.

Le Jubilé est un temps de conversion et de renouveau, un temps pour commencer un nouveau chemin, animé par l’espérance de pouvoir construire un monde dans lequel chacun puisse réaliser son humanité dans la vérité, la justice et la paix.

On ne peut construire la paix sans vérité. Pour nous chrétiens, la vérité n’est pas l’affirmation de principes abstraits mais la rencontre avec le Christ. Elle permet de faire face aux défis tels que les migrations, l’utilisation éthique de l’IA et la protection de la Terre.

La recherche de la paix passe par la pratique de la justice. Des efforts doivent être faits pour corriger les inégalités mondiales, qui voient l’opulence et la misère tracer de profonds sillons entre les continents, les pays et même au sein de la société.

La paix se construit dans le cœur et à partir du cœur, en éradiquant l’orgueil et les prétentions. Mesurons le langage, car on peut blesser et tuer aussi avec des mots, pas seulement avec des armes.

La guerre n’est jamais inévitable, les armes doivent se taire, car elles aggravent les problèmes ; ceux qui sèment la paix passeront à la postérité, pas ceux qui font des victimes ; les autres ne sont pas des ennemis à haïr, mais des êtres humains avec qui parler.

Le Saint-Siège est disponible pour que les ennemis se rencontrent et se regardent dans les yeux, pour que les peuples retrouvent la dignité qu’ils méritent, la dignité de la paix. La main sur le cœur, je dis aux responsables des peuples : rencontrons-nous, dialoguons, négocions !

La paix du Christ n’est pas le silence de mort après le conflit, elle n’est pas le résultat de l’oppression, mais un don qui concerne les personnes et réactive leur vie. Prions pour cette paix qui est réconciliation, pardon, courage de tourner la page et de recommencer.

Que de violences, que de guerres dans notre monde ! Et sur toute cette horreur, qui devrait provoquer l’indignation car ce sont des personnes qui meurent au nom de la conquête militaire, se détache l’appel du Christ : « La paix soit avec vous ! ».

Les spiritualités de l’Orient chrétien, anciennes et toujours nouvelles, sont un remède. Le sens de la misère humaine s’y confond avec l’émerveillement devant la miséricorde divine, de sorte que nos bassesses ne provoquent pas le désespoir mais invitent à accueillir la grâce.

Il y a plus d’un siècle, Léon XIII remarquait que « la conservation des rites orientaux est plus importante qu’on ne le croit ». Accueillons l’appel à préserver et à promouvoir l’Orient chrétien, en particulier dans la diaspora.

Que la paix soit avec vous tous ! Telle est la première salutation du Christ ressuscité, le Bon Pasteur. Moi aussi, je voudrais que ce salut de paix entre dans votre cœur, atteigne vos familles, toutes les personnes, où qu’elles se trouvent, tous les peuples, toute la terre. (Premier post le 14/05/2025)

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